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vendredi 6 mars 2009

Lyon II: [Message des élus étudiants au conseil d'administration] Liste UNEF

Rappel: L'UNEF a 2 sieges sur 6 au conseil d'administration de l'université Lyon 2 liste ici


Compte rendu du conseil d’administration du 27 mars 2009

Le conseil d’administration de l’Université qui s’est tenu vendredi a eu notamment pour débat la question de la mobilisation, qui fait partie de l’actualité de l’ensemble de la communauté universitaire. Il nous paraissait important de demander à la présidence de réaffirmer que les absences ne seraient plus comptabilisées et que le contrôle continu était suspendu afin de permettre aux étudiants mobilisés de ne pas être pénalisés (notamment les étudiants boursiers du fait de leur obligation à être assidus en cours vis à vis du contrôle du CROUS).

La question des dégradations faîtes au sein de notre université à aussi était un des éléments du débat. Nous avons donc réaffirmé que les acteurs et la nature des actions restés à la marge du mouvement ne peuvent en aucun cas le représenter, d’autant plus qu’en assemblée générale étudiante ces actes ont été condamnés.

Notre position sur le blocage

Suite à cela une assemblée générale s’est tenue le mardi 3 mars sur le campus des quais et a, entre autre, voté le blocage des Berges du Rhône à une courte majorité.

L’UNEF Lyon considère que la question du blocage ne doit pas être un motif d’appel à une assemblée générale. En effet les étudiants se mobilisent aujourd’hui pour manifester leurs désaccords face à la politique du gouvernement en matière d’enseignement supérieur. De plus, il nous semble que dans la période ce mode d’action est inapproprié puisqu’il divise plus qu’il ne réunit que se soient les étudiants entre eux ou les étudiants vis à vis des personnels et enseignants (qui ont refusé le blocage de l’université au sein de leur assemblée générale) de notre université. Même si les arguments des « pro-blocage » peuvent être entendus, notamment celui de permettre à tous de se mobiliser sans risquer d’être pénalisé, il nous semble tout aussi efficace de demander à la présidence des journées banalisées les jours d’actions et de manifestations permettant ainsi à tous de se mobiliser et évitant par la même de diviser la communauté étudiante sur la question des moyens d’action. La question centrale des assemblées générales doit rester les réformes du gouvernement qui remettent en cause le service public d’enseignement supérieur et de recherche, et qui ne garantissent pas l’accès de tous à l’enseignement supérieur, l’égalité de tous les étudiants ni la réussite de tous.

C’est pour ces raisons que l’allocation des moyens est une des réformes les plus graves de la période. En effet, en changeant les critères de financement des universités (20% à la performance 80% selon le nombre d’étudiants passant leurs examens et non plus inscrits à l’Université), le gouvernement ne garantit pas l’égalité entre les universités, et donc entre les étudiants, égalité qui pourtant est la condition d’un service public de qualité, et fait peser le poids du dysfonctionnement du système universitaire sur les étudiants. En effet, avec la réforme de l’allocation des moyens, un des critères utilisés pour le financement des établissements d’enseignement supérieur sera celui du taux de réussite aux examens. Or, nous savons que les universités accueillant un public plus populaire aura un moins bon taux de réussite, puisque le taux d’étudiants salariés dans ces universités est plus élevé (et le salariat étudiant est la première cause d’échec à l’université).

Compte rendu du CEVU du 27 mars 2009

Le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, qui s’est tenu le même jour, a notamment posé la question de la pluridisciplinarité en première année. En remettant en cause celle-ci par l’instauration d’une majeure ayant plus de poids (en crédits, coefficient, en volume horaire), l’université saborderait un de ses outils les plus efficaces. La particularité de notre Université, de permettre la réorientation sur une ou l’autre des filières de première année, est partie du constat commun qu’une année au sein de son cursus universitaire, permettant à l’étudiant de réfléchir à son orientation, était nécessaire. Revenir sur cette avancée serait faire un recul idéologique de 20 ans en arrière.

En ce qui concerne les U.E. transversales, que se soient les TICE ou les langues, il est important de les conserver toutes obligatoires pour tous, afin de permettre aux étudiants d’avoir à la fois des outils qui leurs serviront pendant leurs années d’étude, pour leur insertion professionnelle et enfin de les garder au même coefficient en première année, pour garantir un maximum d’U.E. où l’étudiant peut s’investir et ainsi éviter le décrochage de ses études.

L’UNEF fera signer une pétition sur cette question dès la semaine prochaine, afin de faire comprendre que les étudiants ne sont pas prêts à reculer sur ces questions là, et rappeler que se sont des lignes jaunes qui pendant la campagne présidentielle de notre université avaient été rappelées et ne devaient pas être franchies.

Un deuxième recul serait regrettable pour les étudiants, à savoir la question des notes planchers. En effet celle-ci était mise à l’ordre du jour du conseil d’UFR de langues du lundi 2 mars. Notre vice-président étudiant, Baptiste Trallero, et les élus étudiants UNEF du conseil d’UFR, ont rappelé avec force que les notes planchers sont une grave remise en cause de la compensation annuelle (celle-ci permettant de prendre en compte la progression de l’étudiant sur l’ensemble de son année et non pas avec deux semestre juxtaposés). Chacun a le droit d’avoir la possibilité de rattraper au cours de l’année, des notes plus basses que d’autres. Enfin l’université devrait plutôt se poser la question de comment résoudre l’échec des étudiants plutôt que de pénaliser et stigmatiser les étudiants qui sont dans ce cas. Quand on constate que la première cause d’échec à l’Université est le salariat étudiant, certaines mesures déjà existantes pourraient être renforcées, comme l’aménagement des emplois du temps pour les étudiants salariés, et d’autres devraient être mises en place, comme la mise en ligne des cours.

Lyon II: [Message des élus étudiants au conseil d'administration] Liste Etudes et Vie Universitaire (EVU)

Rappel: Etudes et Vie Universitaire (EVU) a 1 siege sur 6 au conseil d'administration de l'université Lyon 2 liste ici


"La FéDé Lyon 2, association représentative au sein de l'Université Lumière - Lyon 2, condamne fermement la décision unilatérale de certains individus de bloquer les accès à l'Université.

Elle rappelle que ces actions pénalisent de nombreux étudiants dans la poursuite de leurs études. Le service public d'enseignement supérieur doit continuer à bénéficier aux étudiants qui le souhaitent.

La FéDé condamne les pratiques d'une extrême minorité d'individus dont l'appartenance à Lyon 2 peut être mise en doute, d'autant plus que ces personnes réunies en «Assemblée Générale» ne représentent pas l'ensemble des étudiants. Nous ne pouvons pas tolérer la prise en otage de l'ensemble de la communauté étudiante qui n'est pas en mesure d'exprimer sa diversité et son positionnement tant les mouvements sont noyautés par de fortes pressions syndicales.

En marge du mouvement, la FéDé Lyon 2 dénonce les dégradations au sein des locaux de l'Université (halls d'entrée, cours de bâtiments ...).

Ces dégradations, sous prétexte de l'engagement de certains étudiants au profit du service public, revient finalement à ne pas respecter notre lieu d'études appartenant au patrimoine public et remet ainsi en cause l'exercice du service public en mettant en danger la sécurité et l'accessibilité des étudiants à notre université.

La FéDé Lyon2 demande donc la mise en place exceptionnelle d'un vote sur le blocage à bulletin secret et émargement des étudiants ou à défaut un vote électronique (ou par internet) et nous invitions tous les étudiants à débattre pour évoquer en toute transparence les enjeux actuels de notre université."

mercredi 4 mars 2009

Pour comprendre

Au lendemain de l'AG de Lyon 2 quais et a la veille de l'AG de Lyon 2 Bron, nous vous proposons de comprendre la structure syndicale etudiante francaise a l'aide de wikipedia (en raison de son caractere libre et sans droit d'auteur)


En France, les syndicats étudiants sont des association loi de 1901 (ou 1908) et ne bénéficient pas des spécificités accordées par la loi aux organisations syndicales (droit de grève, désignation de délégués syndicaux, signature d'accords...). La loi française reconnaît cependant implicitement la notion de syndicalisme étudiant, en effet l'article L.712-6 du Code de l'éducation (définissant le rôle du CEVU) dispose : « Il est le garant des libertés politiques et syndicales étudiantes. ».

Les syndicats étudiants se réfèrent à deux chartes, la Charte d'Amiens (qui est le document fondateur du syndicalisme) et la Charte de Grenoble (qui est le document fondateur du syndicalisme étudiant).


Les syndicats francais ici

L'histoire des mouvements étudiants en France

Derniers mouvement:

CPE en 2006

LRU en 2007

Tribune : Unef (national)

L'UNEF appelle à une journée nationale de manifestations le jeudi 5 mars !

Face à la pression sociale qui s’est organisée ces dernières semaines, le gouvernement a été contraint de faire des gestes en direction du mouvement social. Suite à la forte mobilisation du 29 janvier, Nicolas Sarkozy a annoncé des premières mesures en direction des salariés, encore insuffisantes. Dans les universités, face à la forte mobilisation des étudiants et des personnels, le gouvernement a été contraint de concéder des premiers éléments de réponse.

François Fillon a annoncé que le gouvernement renonçait aux suppressions de postes dans l’enseignement supérieur en 2010 et 2011, et que le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs devait être entièrement réécrit. Ces premiers reculs du gouvernement sont des acquis de la forte mobilisation de ces dernières semaines.

>>Le renoncement aux suppressions de postes en 2010 et 2011
C’est un sérieux revers pour un gouvernement qui, depuis 2007, a fait de la question des suppressions de postes dans la fonction publique l’axe central de sa politique. C’est le seul secteur de la fonction publique, ainsi préservé à ce stade. C’est surtout la reconnaissance que l’encadrement des étudiants est insuffisant à l’université.

>>La réécriture du décret de statut des enseignants-chercheurs
Alors que Valérie Pécresse ne souhaitait faire que des aménagements à son projet très contesté, les discussions repartent à zéro sur le décret. C’est un désaveu pour Valérie Pécresse. Cela signifie que le texte sera entièrement réécrit, sur d’autres bases que celles actuellement contestées.

Cependant, ces réponses sont loin d’être suffisantes. L’ensemble des revendications portées par les étudiants n’ont pas été entendues. Le gouvernement doit désormais apporter des réponses aux revendications des étudiants sur : le renoncement aux 900 suppressions de postes en 2009, le retrait de la réforme du financement « à la performance », la lutte contre la précarité, la réforme de la formation des enseignants.
Les annonces faites la semaine dernière doivent nous servir de points d’appui pour continuer la mobilisation et obtenir de nouvelles avancées. Les journées de manifestations du 5 mars et du 19 mars seront l’occasion de faire entendre notre voix.
Les étudiants se sont mobilisés pour défendre leurs conditions d’études, et pour refuser la mise en concurrence des universités.

Tous dans la rue le 5 mars et le 19 mars prochains !

A Paris manifestation à 15h00, place Denfert-Rochereau !

Aix-en-provence à 14h00, départ de la fac de lettres

Marseille à 14h00, départ de Saint Charles

Nantes à 15h00, place de la Bretagne

Toulouse à 14h30, place du capitol

Brest rassemblement devant la face de lettres

Lille à 14h30, Porte de Paris

Lyon à 14h00, place des Terreaux

Bordeaux à 14h30, place de la Victoire

Grenoble à 10h00 à la gare

Tribune : Uni (national)

Des blocages de facs inacceptables

Le mouvement dans les facs s’enlise

Face aux blocages, l’UNI demande que les présidents des universités concernées fassent tout ce qui est en leur pouvoir afin que cessent ces situations.

Alors que le gouvernement a fait plusieurs annonces la semaine dernière visant à répondre aux inquiétudes de la communauté universitaire et en particulier des enseignants-chercheurs, et que des concertations sont en cours avec les syndicats enseignants, des étudiants subissent des blocages inacceptables et ne peuvent étudier correctement.

Faute de réussir à rassembler au-delà d’un cercle restreint de militants, les contestataires multiplient autant les mots d’ordre, qui sont souvent bien éloignés des problèmes universitaires (réévaluation du SMIC, pouvoir d’achat, conflit en Guadeloupe, régularisation des sans-papiers…) que les actions radicales.

Plusieurs sites universitaires sont bloqués depuis hier, souvent par des minorités, organisées, et qui représentent les franges radicales de l’extrême gauche. A Perpignan hier, voyant qu’ils ne réussissaient pas à mobiliser, quelques dizaines d’étudiants ont sorti tables et chaises des classes de cours pour bloquer les accès à toute l’université. Plusieurs facultés de lettres et sciences humaines sont touchées également (Tours, Angers, Tolbiac, Aix-Marseille 1…)

Si ces blocages n’ont lieu que dans très peu d’endroits (une dizaines d’universités sont touchées au total), ce sont néanmoins des milliers d’étudiants qui en sont victimes. Rajoutés aux cours que certains enseignants n’assurent pas depuis parfois plus de deux mois, ou aux rétentions de notes qui ont lieu dans certaines universités, les agissements de ces minorités d’agitateurs risquent une nouvelle fois de pénaliser gravement les étudiants.

Par exemple, à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne, ou à la faculté de psychologie de l’université Paris-Descartes, les étudiants sont empêchés d’aller en cours depuis plusieurs semaines, et sont menacés de voir leurs examens reportés.

L’UNI rappelle que les blocages des facs sont interdits par la loi, et que nul n’a le droit d’empêcher un étudiant qui le souhaite de pouvoir étudier librement. L’UNI demande que les présidents des universités concernées par les blocages fassent tout ce qui est en leur pouvoir afin que cessent ces situations.

Tribune : FSE (national)

Ni concertation, ni négociation, ni "bonne réforme" ! Luttons pour une fac critique et populaire !

publié le 25 février 2009

Le mouvement sur les universités continue à prendre de l'ampleur. Plusieurs dizaines d'universités ont revoté la grève cette semaine, dont déjà 12 ont mis en place les piquets de grève. La première coordination étudiante qui s'est tenue à Rennes les 14 et 15 février a réuni 63 universités. L'appel adopté se prononce clairement pour l'unité de l'ensemble du mouvement universitaire, en met en son centre l'abrogation de la LRU. Il se prononce clairement pour "la cessation totale et reconductble des cours".

Mais quelques semaines à peine après le début de la mobilisation on nous parle déjà de concertations, de "grenelles", de négociations, d'"états généraux" ! Déjà on demande au gouvernement une "véritable réponse" aux "inquiétudes" de la "communauté universitaire". Nous ne sommes pas "inquiets", nous sommes simplement conscients de ce que le gouvernement et le patronat veulent nous imposer ! Nous ne demandons rien à Sarkozy : il ne trahira jamais les intérêts de sa classe. Refusons le piège des négociations dans lequel on veut déjà nous faire sombrer.

Notre seule arme face au gouvernement, c'est la lutte et la grève. Nous devons nous mobiliser jusqu'à la satisfaction de nos revendications. Imposons le blocage total des universités, en commençant par mettre des piquets de grève partout où les conditions sont réunies.

La lutte contre le CPE l'a montré : le gouvernement ne recule que quand la grève menace de gagner ou gagne d'autres secteurs. Or aujourd'hui ce sont des milliers de travailleurs qui sont attaqués de plein fouet par la crise (baisses de salaires, "chômage technique", licenciements, etc.) et qui commencent à riposter malgré la passivité des centrales syndicales. Tous ensemble nous devons lutter pour faire reculer le gourvenement. C'est cette convergence avec les travailleurs qu'il redoute le plus : elle doit être notre objectif central. Suivons la voie ouverte par les travailleurs et le peuple de Guadeloupe !

Seule la lutte paie !
Personnels enseignants et non enseignants, étudiants : unité jusqu'à l'abrogation de la LRU !

mardi 24 février 2009

Revue de presse du 24 fevrier

Valérie Pécresse convoque les syndicats au ministère vendredi


Valerie_pecresse_reference Ce matin, au ministère de Valérie Pécresse, scène de genre. Les porteurs de «projets» dans le cadre de l’opération Campus (les milliards provenant de la vente d’actions EDF) rivalisent de mètres carrés, ambitions, logements étudiants, laboratoires...

La ministre, tout sourire, se félicite de ce travail. Pas un mot sur la situation... une scène «surréaliste» dira une participante au regard du «chaos» dans les universités, selon le mot du syndicat Autonome Sup. Comme si les étudiants étaient en cours devant leurs enseignants dans tous les campus de France. Comme si, en fait de reprise des cours après les vacances de février les universités de Rennes, Nantes, Lille, Angers, Montpellier, Rouen, n’avaient pas vu de nouveau assemblées générales massives, vote de grève, organisations de cours publics, préparations de manifestations pour jeudi prochain. Bref, comme si l’on n’était pas dans la troisième semaine d’une grève inédite scandée par des manifestations massives.

Pourtant, le matin même, la ministre annonçait sur France Inter une énième réunion avec les syndicats, prévue vendredi. Une réunion dont l’ordre du jour officiel - la seule discussion des principes selon lesquels réécrire le décret sur le statut des universitaires - fait déjà polémique. Le Snesup déclare illico que, s’il ne s’agit que de cela, ce sera sans lui (lire ci dessous son communiqué). Tandis que le Sgen Cfdt annonce y aller pour élargir les discussions à l’ensemble des sujets.

En fait, Valérie Pécresse doit...
La suite sur le site de Liberation


Pécresse: primes supérieures à 20.000 euros/an pour les présidents d'université


PARIS (AFP) — Valérie Pécresse a affirmé que les primes annuelles que recevront les présidents d'université dans le cadre de la revalorisation des carrières des personnels universitaires seront supérieures à "20.000 euros", lors d'une conférence de presse mardi.

"Dans le cadre de l'autonomie des universités, il est évident que les présidents ne vont pas fixer eux-mêmes leur prime", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, interrogée sur le montant de celle-ci, en marge d'une réunion de présentation de l'opération "Campus" (rénovation universitaire).

"Cette prime sera fixée par un décret", et son montant "sera fixé en accord avec la Conférence des présidents d'université qui va me faire des propositions", a-t-elle ajouté.

"Pour l'instant le montant n'est pas fixé", a-t-elle dit, ajoutant : "Je n'accepte(rai) pas des primes pour les présidents d'université qui soient inférieures à ce que touche aujourd'hui le secrétaire général d'université, qui touche des primes (d'un montant allant) au-delà de 20.000 euros, en fonction de la taille de l'université".

"Je souhaite que les présidents d'université soient récompensés à hauteur de leurs responsabilités", a déclaré Mme Pécresse, faisant remarquer qu'"il y a des primes pour toute personne qui a des responsabilités", citant aussi celles des vice-présidents, des directeurs d'UFR, les primes d'excellence scientifique ou de responsabilité pédagogique pour les enseignants-chercheurs.

Le 20 octobre 2008, en présentant son plan de...
Suite sur l'AFP ici

Réponse du Snesup à l'invitation de V. Pécresse.



Le SNESUP a reçu ce matin une invitation de la Ministre à une réunion vendredi 27 février.

Vous trouverez ci-dessous le texte de ce courrier et la réponse faite ce jour par le SNESUP.

L'INVITATION DE LA MINISTRE :

Madame la Secrétaire Générale, Monsieur le Secrétaire Général, J'ai le plaisir de vous confirmer l'invitation de Madame la Ministre pour une réunion des organisations syndicales représentatives siégeant au comité technique paritaire des personnels de statut universitaire (CTPU), destinée principalement à présenter les orientations du travail mené par la médiatrice, Madame Bazy-Malaurie, dans l'objectif d'arrêter de concert les principes devant conduire à la rédaction du nouveau texte du projet de décret relatif au statut des enseignants-chercheurs. Bien entendu, la discussion pourra porter également sur tous les sujets d'intérêt commun que vous souhaiterez aborder dans le cadre de cette rencontre. Cette réunion se tiendra le vendredi 27 février à 10 h en salle Hubert Curien, 21 rue Descartes 75005 Paris. Je vous remercie de bien vouloir confirmer la représentation de votre organisation auprès de moi-même ou de mon secrétariat (secretariat.marchand@recherche.gouv.fr). Dans cette attente, je vous prie de croire, Madame la Secrétaire Générale, Monsieur le Secrétaire Général, à l'expression de ma considération distinguée. Dominique Marchand, Cabinet de la Ministre

LA REPONSE DU SNESUP

Madame la Ministre,

En réponse à l'invitation transmise par D. Marchand pour une réunion le vendredi 27 février 2009 à 10 heures, voici notre réaction :...
La suite ici

"Le mouvement s'étend à l'ensemble de l'éducation nationale", par X. Delaporte (L'Humanité, 24/2).

Universités. La quatrième semaine de mobilisation commence sous le signe d'une convergence active et accrue avec étudiants et enseignants du primaire et du secondaire.

« L'exaspération face au mépris sans précédent ». Voilà le constat des 65 établissements, 15 organismes de formation et de recherche et 19 syndicats, associations et sociétés savantes représentés et réunis lors de la dernière coordination nationale des universités à Nanterre. Face à ce constat (toujours le même), on voit de semaine en semaine s'allonger la liste des revendications. A vouloir passer en force, le gouvernement a donc provoqué l'effet inverse : une prise de conscience générale face au « projet cohérent qui est en train d'être mis en place de la maternelle à l'université ».

Depuis deux semaines, les coordinations fleurissent de tous côtés. Celle des étudiants qui ont très vite emboîté le pas aux enseignants-chercheurs avec une première assemblée générale à Rennes les 15 et 16 janvier et la deuxième à Angers le 28 février. Celle des collectifs parents-enseignants qui tiennent leur troisième A.G nationale à Montpellier le 14 mars. « Leurs revendications sont les nôtres », pouvait-on lire dans la première motion votée à Nanterre. Un serment qui se traduit par l'envoi d'une délégation de la coordination des universités aux A.G des étudiants et parents-profs. D'autres mandatés sont chargés de tisser des liens avec des organisations syndicales.

Sur l'aspect mobilisation,...
La suite ici

vendredi 20 février 2009

Tribune: SNESUP FSU Lettre flash n°69

UNE DÉTERMINATION INTACTE


Plus de 50000 personnes, essentiellement universitaires, chercheurs, personnels, étudiants, rejoints par des enseignants du premier et du second degrés, ont défilé partout en France, solidaires de l'ensemble des revendications portées depuis janvier par le SNESUP, l'Intersyndicale et les coordinations nationales.


Paris : 30000
Amiens : environ 400
Avignon : 1000
Bordeaux : 6000
Dijon : entre 800 et 1000
La Réunion : 1000
Lille : 3500
Littoral : environ 800
Lyon : 2000
Marseille : plus de 5000
Nice : plus de 1000
Orléans : 1200
Reims : entre 1500 et 2000
Rouen : 1500
Toulouse : 1500
Tours : 1000
...
(dans un contexte de vacances universitaires !)


Pour nos revendications :

* Retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs ;

* Retrait du dispositif gouvernemental de démantèlement de la formation des enseignants et des concours ;

* Exigence du rétablissement des emplois supprimés au budget 2009 et d'un plan pluriannuel de
Création d'emplois, refus de la précarité ;

* Refus de la casse du CNRS et des organismes de recherche.


Les interventions du président de la République, centrées sur la crise économique, la petite part des propos dans le domaine universitaire et de la recherche confirmant là aussi des orientations contestées par l'immense majorité des salariés, ont renforcé la détermination des manifestants.

Le soutien apporté par le premier ministre à la loi LRU et aux textes et dispositifs qui l'aggravent (aujourd'hui dans « Libération »), atteste à la fois d'un embarras sur le fond et d'une volonté provocatrice de pourrissement du conflit.

Ces manœuvres publiques, comme celles opérées en coulisses, doivent cesser. Les assemblées générales tenues dans les départements et les sites universitaires confirment toutes l'engagement des collègues et des étudiants. La dynamique de ces mobilisations a conduit nombre de présidents d'université (appel de la Sorbonne) et, maintenant, la CPU à exiger de notables inflexions des choix gouvernementaux.

Le SNESUP exige le rétablissement des 1030 emplois supprimés, un plan pluriannuel de créations d'emplois statutaires, comme l'abandon du démantèlement des organismes de recherche. La ministre Valérie Pécresse, qui vient d'évoquer aujourd'hui au Sénat qu'elle va présenter un nouveau texte dissipant les malentendus, refuse encore l'évidence. Le SNESUP récuse les principes actuels du décret statutaire (et de ses divers avatars). Il récuse l'hypocrite médiation dans laquelle la ministre entend s'exonérer de ses responsabilités. Le SNESUP a mis sur la table des principes de nature à améliorer réellement l'exercice de toutes les missions des enseignants-chercheurs. Les dizaines de milliers de manifestants exigent avec force une claire annonce par le gouvernement du retrait de tous les textes et dispositifs contestés. Les tentatives du gouvernement pour contourner les luttes, pour contourner les positions et la présence des organisations syndicales les plus représentatives, en premier lieu le SNESUP, y compris par une médiation factice, doivent être disqualifiées. La forte présence, au cœur de toutes les actions, des adhérents du SNESUP de plus en plus nombreux, doit peser pour faire aboutir nos revendications dans le cadre unitaire le plus large de la coordination nationale. L'exclusion, organisée par la plupart des médias, du SNESUP, seule organisation syndicale présente partout et qui fédère les luttes, doit être mise en échec, elle aussi, par l'ensemble du monde universitaire.

Le SNESUP appelle à poursuivre et à enraciner la mobilisation. Il appelle les personnels à tenir partout dès lundi des assemblées générales pour décider des modalités de poursuite de l'action.

lundi 16 février 2009

Tribune: UJM Union des jeunes musulmans

«On ne fait pas de réformes en réduisant les moyens»

Depuis un mois, l’Université Jean-Monnet ,St Etienne, comme nombre d’universités en France, est en grève pour protester contre les projets de réformes. Rencontre avec Khaled Bouabdallah, président de l’UJM

L’Université Jean-Monnet connaît des turbulences depuis désormais un mois. Quelle est la situation aujourd’hui?


Elle est diverse, selon les sites, et les composantes de ces sites. Les enseignants ont observé des mouvements de rétention de notes, les jurys d’examens ont été suspendus, ainsi que les cours, à des degrés plus ou moins importants.


Tout ce qui est cours spéciaux, préparation aux concours, alternance, se déroule normalement. La faculté de droit suit aussi le mouvement, ce qui est inhabituel.


>> Comprenez-vous les inquiétudes des personnels, des enseignants, des étudiants, vis-à-vis des réformes proposées par le gouvernement?


Oui je les comprends, d’autant plus que je partage les raisons de ces mouvements. Leurs inquiétudes sont fondées, beaucoup de dossiers différents se mélangent, et il est difficile d’avoir une réponse globalisée. Mais ce qui est transversal, c’est une façon de procéder condamnable. Il n’y a eu, quant à ces réformes, aucune réelle concertation, ni négociation. Le rythme imposé pour ces réformes ne correspond pas au délai imparti. Ainsi, la masterisation des concours. Sur le fond, ce pourrait être quelque chose de positif, mais la façon dont c’est conduit, c’est impossible. On ne peut pas créer des diplômes en ....

La suite

samedi 14 février 2009

Tribune: Snesup - Lettre flash n°64

LE FAIT MAJEUR

Ce qui fait sens et force c'est bien la grève puissante de mardi et les 100 000 manifestants dans les rues de Paris et des villes universitaires. C'est un élément absolument inédit pour lequel le SNESUP plus que toute autre organisation syndicale a ardemment mis en œuvre les forces de tous ses adhérents de plus en plus nombreux. La mobilisation des universitaires dans la grève en particulier les 29 janvier, 5 et 10 février est sans précédent récent dans le monde universitaire. Tous les collègues enseignants-chercheurs, PRAG (dont de nombreux docteurs qui prolongent leur thèse par des recherches soutenues), tous les précaires dans toutes les disciplines et partout en France, ont maintenant en mains les clefs de leur avenir, celles du devenir des universités de service public. Les 4 revendications qui ont été forgées et façonnées depuis des semaines solidarisent à la fois la communauté universitaire et celle de la recherche. Aujourd'hui, personne ne les ignore. Elles sont soutenues par l'engagement dans la grève et par les manifestations. Ce sont des réalités incontournables. La coordination nationale tenue hier 11 février a confirmé ces mots d'ordre.

Bien des présidents d'université, au delà des 10 qui ont lancé l'appel de la Sorbonne lundi dernier, à Nice, Nantes, Brest, Avignon, Pau, Paris 11, Paris 5, sous des formes qui leur appartiennent, réclament du gouvernement "le retrait des textes et dispositifs controversés". Le CA de la CPU vient de reprendre à son compte notre revendication de maintien en l'état pour la session 2010 des concours PE et CAPES, c'est un élément nouveau qui est une conséquence de nos luttes majoritaires. L'appel unitaire des syndicats de la FSU concernés par la formation des enseignants formule depuis des semaines cette exigence, accompagnée de dispositifs transitoires dans l'intérêt des étudiants.

« La CPU exprime de fortes réserves sur la nature et la durée de la médiation proposée, qui ne répondent pas à l'urgence de la situation. Des auditions très nombreuses ont déjà été réalisées par la commission Schwartz et la CPU souhaite que s'ouvrent rapidement des négociations [...]. Cette négociation et cette concertation ne peuvent être engagées que si un climat de confiance est restauré dans la communauté universitaire. Cela suppose le rétablissement des postes supprimés, une augmentation pluriannuelle du nombre des emplois et la refonte du modèle d'allocations des moyens. Cela suppose aussi une meilleure prise en considération des résultats de la recherche française et de la compétence de ceux qui la font, dans les prises de positions publiques des plus hautes autorités de la République. Cela suppose enfin une gestion mieux maîtrisée du temps des réformes : la confusion croissante engendrée par la précipitation dans laquelle la réforme de la formation des maîtres a été engagée, en compromet gravement la qualité. Le CA de la CPU demande donc solennellement à Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, de repousser à 2011 la mise en place des nouveaux concours de recrutement. ».

L'évolution de la CPU s'est construite par nos mobilisations, par la grève, les AG, les interpellations et votes dans les CA dans les congrès des universités. Il faut encore l'amplifier ! Elle est cependant plus perceptible là, même après la dérisoire intronisation de "la médiation" par V. Pécresse hier, que du côté des syndicats minoritaires quasi absents des luttes qui ont cautionné le « show » de la ministre. Alors que la ministre reste obstinément silencieuse sur les revendications "master/concours", rétablissement des emplois, missions des organismes de recherche, son intervention sur les questions statutaires reste très en-deçà de nos exigences. Le retrait du décret n'est pas un préalable formel (la ministre évoque seulement la possibilité de faire à nouveau suivre au texte une procédure de consultation du CTPU et du CSFPE, si des modifications substantielles sont apportées au projet actuel !), les objections du SNESUP touchent le cœur du texte qui dessaisit le CNU de ses missions et transforme les présidents en managers. Nous pouvons gagner !

Les manœuvres de diversions apparaissent pour ce qu'elles sont. En liaison avec les initiatives de ce jeudi où le SNESUP participera aux manifestations étudiantes partout où elles sont organisées, où vendredi nous organiserons de spectaculaires opérations de non remontée des maquettes devant les rectorats, nous devons consolider la détermination unitaire sur les revendications qui fédèrent le mouvement et y associent les personnels BIATOSS et les étudiants. Faire voter sur celles-ci à nouveau, condamner les opérations de "com" de la ministre, construire les convergences avec les forces syndicales et les collègues du premier et du second degré là où les dates des vacances les rendent possibles. Unis nous gagnerons.

Pour renforcer le mouvement de grève initiée le 2 février, et parfois plus tôt, la Coordination Nationale appelle à des formes d'actions diversifiées qui peuvent s'inscrire dans le calendrier suivant :

  • le vendredi 13 février, à 15 heures, cérémonie de non remise symbolique des maquettes dans les différents rectorats et au ministère, assorties de « cœurs » comme autant de preuves d'amour pour la ministre ;
  • le mardi 17 février, journée massive d'information (distribution de tracts, RV communs) dans les gares ;
  • le jeudi 19, journée nationale de manifestations. Est également proposée l'organisation d'une manifestation nationale réunissant l'ensemble du personnel éducatif à une date proche (fin février ou début mars).

Syndicat National de l'Enseignement Supérieur 78, rue du faubourg saint-denis 75010 Paris Tél. : 0144799610 Fax : 0142462656 Courriel : accueil@snesup.fr Site web : www.snesup.fr

Cette lettre-flash du SNESUP-FSU, envoyée aux syndiqués, peut être diffusée sans réserves dans les départements d'enseignement et laboratoires, comme les lettres flash à venir, de façon à maintenir le lien fort entre la communauté scientifique et les représentants syndicaux présents et acteurs des négociations. Lien nécessaire pour nous faire entendre. Utiliser tous les moyens, courrier électronique, diffusion papier, … pour faire part de vos d'observations à : sg@snesup.fr

vendredi 13 février 2009

Tribune: La FAGE

Réformes actuelles de l’enseignement supérieur
Document récapitulatif et positions de la FAGE

Contexte global

Les réformes actuelles s'inscrivent dans une volonté de réformer rapidement et efficacement le
système actuel d'enseignement supérieur français tout en réduisant les dépenses de l'État. Le
gouvernement souhaite des résultats rapides.
Si la plupart des organisations représentatives (étudiantes, syndicales, etc.) s'accordent sur la
nécessité de réformer le système d'enseignement supérieur, celles-ci ne sont pas pour autant
satisfaites par les démarches entreprises par le gouvernement. En particulier, elles regrettent
l'absence de concertation. Certaines réformes qui paraissaient fondamentales sont mal
conduites et entrainent une crispation de la part des organisations, mais aussi du grand public. Le
Ministère doit notamment écouter plus les étudiants qui font des propositions concrètes.
Dotation des universités

Les points litigieux :
Dotation 2009. Bien que la dotation budgétaire des universités soit globalement en hausse de 6,8%, le nombre de postes est quant à lui en diminution. Le ministère alloue davantage de fonds à l'enseignement supérieur et à la recherche mais n'encourage pas à la titularisation.
Critères d'attribution de la dotation budgétaire. Suite à la LRU, les critères d'attribution des moyens aux universités, jusque là déterminés par les normes SANREMO, ont été modifiés. Avec le système SANREMO, le budget des universités était fonction entre autre du nombre d'étudiants inscrits à l'université pondéré par le coefficient de leur filière, et du nombre de mètres carrés dont dispose l’Université
Avec le nouveau système de répartition des moyens, le budget sera réparti selon l’activité (80%) et la performance (20%) de l'université.
Pour l’enseignement, la part activité prendra en compte le nombre d'étudiants présents aux examens. La part performance prendra en compte, en Licence, la valeur ajoutée en matière de réussite en Licence et en Master, le nombre de diplômés.
Pour la recherche, la part activité prendra en compte le nombre d'enseignant-chercheurs publiants et la part performance prendra en compte la notation des unité de recherche.
L'insertion profesionnelle des diplômes n'est actuellement pas un critère pris en compte pour l'attribution des moyens mais est amené à le devenir (cf. déclaration du ministère).
Compétences élargies. La LRU,...

La suite en pdf ici

Tribune UNI La droite universitaire

L’UNI lance une campagne pour dénoncer les mensonges des syndicats et de la gauche.

Depuis le début de la semaine, dans les universités, la gauche et l’extrême gauche (Jeunes Communistes, Mouvement des Jeunes Socialistes, LCR, ….) viennent prêter main forte aux syndicats afin de durcir leurs actions contre les réformes proposées par le gouvernement. Ce mouvement révèle ainsi sa vraie nature : c’est un mouvement ultra politisé.

Assemblées générales, grèves, rétentions de notes, tentatives de blocage, barrages filtrants, les étudiants sont une nouvelle fois les victimes de ces agitateurs professionnels.

Afin de dénoncer ces mensonges, qui se propagent d’assemblée générale en assemblée générale, l’UNI diffusera, à partir de jeudi 5 février, un tract, qui prendra la forme d’un vrai/faux, pour dire « STOP aux mensonges et Non à la manipulation ».

Tribune: FSU

Mouvement dans l’enseignement supérieur

vendredi 6 février 2009


Le mouvement de protestation des universités et de la recherche prend une dimension remarquable avec une grève suivie de façon exceptionnelle dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur.

La FSU apporte son plein soutien au mouvement et à ses syndicats engagés dans l’action : SNESup, SNCS, SNASUB, SNEP. Elle appelle ses sections départementales et ses syndicats nationaux à exprimer leur soutien sous toutes les formes notamment à l’occasion des journées de manifestation des 5 et 10 février.

Le gouvernement doit rompre sa politique du fait accompli et engager de véritables concertations. Pour cela, il doit retirer le projet de décret concernant les services et la carrière des enseignants-chercheurs, rétablir les postes supprimés, renoncer aux suppressions de postes, revoir profondément le contenu de la réforme de formation des maîtres et en reporter la mise en oeuvre, abandonner le projet de démanteler le CNRS et les organismes.

Communiqué FSU du 3 février 2009

Tribune: L'unef

Fondations universitaires : la vigilance des élus s'impose !!

Fondations. Le décret d’application de la loi sur l’autonomie des universités relatif aux règles de fonctionnement des fondations dites universitaires vient d’être publié. Décryptage des élus « UNEF et associations étudiantes »

Fondations universitaires : la vigilance des élus s’impose !!
Le décret sur les règles de fonctionnement des fondations dites universitaires (FU) vient de paraître au Journal Officiel (décret du 7 avril 2008). Si les universités avaient déjà la possibilité de se doter de fondations, la loi sur l’autonomie des universités adoptée l’été dernier en facilite la création et introduit une nouvelle catégorie de fondations, spécifique aux EPCSCP[1]. Portées fortement par la CPU[2], les fondations ne manqueront pas d’être inscrites à l’ordre du jour des CA dans les semaines qui viennent. Les élus « UNEF et associations étudiantes » reviennent sur les dispositifs préexistant et sur les nouvelles dispositions réglementaires.
L’état du droit en matière de fondations
La catégorie juridique des fondations est régie par les dispositions de la loi du 23 juillet 1987 : il s’agit de l’acte par lequel une ou plusieurs personnes physiques ou morales affectent des biens et droits « à la réalisation d’une œuvre d’intérêt général et à but non lucratif ». Le caractère irrévocable de l’affectation distingue la fondation de l’association loi 1901 : c’est dire qu’une fois les biens affectés par les fondateurs à la nouvelle structure, qui n’est pas forcément dotée de la personnalité morale, ces derniers ne peuvent plus les récupérer. On distingue deux catégories principales de fondations :
  • La fondation reconnue d’utilité publique (FRUP), dont la procédure de constitution est encadrée : sa création doit être effectuée par décret en Conseil d’Etat, avec une dotation initiale de 762 000 € minimum et les statuts doivent respectés le principe de spécialité. C’est dire que le Conseil d’Etat vérifie si l’objet de la FRUP est bien conforme à l’utilité publique. Les fondateurs ne peuvent être majoritaires dans les instances décisionnelles (conseil d’administration ou directoire).
  • La fondation d’entreprise (FE), instituée par la loi du 4 juillet 1990, dont la création est facilitée (simple arrêté préfectoral) et réservée aux sociétés civiles et commerciales et aux EPIC[3]. Cette catégorie de fondation, dont la participation des entreprises est la plus poussée, ne peut recevoir ni subventions, ni legs, à la différence des FRUP.
Les possibilités offertes aux universités
Les possibilités offertes aux universités en matière de fondations étaient jusqu’ici réduites en raison du principe de spécialité lié au statut d’EPCSCP (c'est-à-dire que leurs missions sont limitativement énumérées par la loi) : aucune fondation propre aux universités, en leur sein, ne pouvaient être créées.
Les universités peuvent jusqu’ici être membre fondateur des FRUP. Mais cette solution n’a que rarement été retenue car la procédure est lourde et ne permet pas aux universités de recueillir des fonds privés (particuliers ou entreprises) pour financer des projets universitaires.
En revanche, les universités ont aussi la possibilité de se doter d’une fondation d’entreprise depuis leur création en 1990. Mais cette possibilité est réduite en raison de son caractère indirect, c'est-à-dire que seule une filiale de l’université peut être membre fondateur d’une FE et non l’université elle-même. Jusqu’ici, seule Lyon 1 s’est dotée d’une FE via sa filiale de valorisation de la recherche Ezus-Lyon 1, qui est une société commerciale (un projet similaire est en cours à l’université de Nice).
Les universités, via les PRES[4] et les RTRA[5], peuvent également être à l’origine d’une Fondation de Coopération Scientifique (FCS), catégorie créée en 2006 et dont l’objet est limité aux activités de recherche. La très grande majorité des FCS (une 15aine) ne comporte aucun partenaire privé et sert surtout d’outil de mutualisation budgétaire entre établissement public.
Les nouvelles dispositions de la loi : la fondation universitaire (FU)
C’est l’article 23 de la loi sur l’autonomie des universités qui instaure deux nouveaux types de fondations. La fondation partenariale (FP), dotée de la personnalité morale, dont les règles sont celles des FE et qui peut désormais être créée directement par l’université (seule ou avec d’autres personnes morales) sans passer par une éventuelle filiale de l’établissement. L’université dispose nécessairement de la majorité au sein du conseil d’administration de la FP, qui peut recevoir des dons et legs à la différence des FE. Les règles particulières de la FP sont fixées dans ses statuts qui sont adoptés par le CA de l’université.
Quant à la fondation universitaire (FU), le décret qui vient de paraître en précise les caractéristiques et les règles de fonctionnement :
  • Il s’agit de fondations créées au sein de l’université, c’est à dire non dotées de la personnalité morale mais avec l’autonomie financière. Les biens et droits affectés par l’université à la FU le sont de façon irrévocable.
  • Les FU bénéficient des droits accordés aux FRUP sans pour autant être soumises à un décret en conseil d’Etat. C’est le conseil d’administration de l’université seul qui approuve la création et les statuts de la FU.
  • L’objet de la FU (défini dans les statuts) doit être à la fois à but non lucratif, conforme à l’intérêt général et plus spécifiquement aux missions du service public d’enseignement supérieur (formation initiale, recherche…). Autrement dit, la FU ne peut servir au financement d’activités n’intéressant pas l’université et les étudiants. Cependant, les fonds récoltés par la FU ne sont pas versés au budget de l’université pour mener sa politique générale mais servent exclusivement au financement des actions définis dans les statuts de la fondation.
  • La fondation est dirigée par un conseil de gestion qui comprend de 12 à 18 membres répartis en trois collèges obligatoires : le collège des représentants de l’établissement, le collège des fondateurs (ceux ayant affecté des biens, droits ou ressources à la fondation) qui ne peut disposer de plus du tiers des sièges, et le collège des personnalités qualifiées. Les statuts peuvent prévoir un 4ème collège représentant les donateurs. Ce sont les statuts de la fondation qui précisent les conditions de désignation des membres du conseil de gestion (élection, nomination, cooptation…).
  • Une fois l’objet de la fondation défini dans les statuts, c’est le conseil de gestion qui délibère sur le programme d’activité de la fondation, qui accepte les dons et legs des particuliers et entreprises ainsi que les conditions générales de cette acceptation. C’est également le conseil de gestion qui décide du recrutement et de la rémunération des agents contractuels recrutés pour les activités de la fondation.
  • Le CA de l’université a une marge de manœuvre assez faible une fois la fondation créée. Il ne peut s’opposer qu’aux dons et legs acceptés par le conseil de gestion et dans un délai restreint de deux mois. Il doit également approuver annuellement les prévisions de recette et de dépenses de la fondation, ce qui permet d’exercer un contrôle sur l’activité de la fondation.
Les points sur lesquels les élus doivent être vigilants
Le décret organisant la création des FU par les universités laisse une très grande liberté aux établissements. C’est par cet outil que les universités pourront accroître leurs ressources propres. Les élus étudiants doivent être particulièrement vigilants à l’occasion de la rédaction et du vote des statuts en CA pour préserver le service public et les droits des étudiants.
  1. La démocratie
- La composition du conseil de gestion de la FU doit garantir la représentation de tous les acteurs de la communauté universitaire. Parmi les représentants de l’établissement il doit y avoir au moins deux représentants des étudiants.
- Il est impératif que le mode de désignation de tous les membres du CG soit l’élection. Il faut se battre contre les désignations de droits.
  1. Les missions
- Pour éviter les dérives, l’objet de la fondation doit être le plus précis possible.
- Les missions de la fondation ne doit pas sortir du champ des missions du service public imposés par la loi aux universités.
  1. La transparence financière
- La fondation doit rendre des comptes au CA de l’université par des comptes rendus réguliers de son activité. Ces comptes rendus doivent être faits tous les 6 mois et votés par le CA de l’université.


[1] Etablissement Publics à Caractère Scientifique, Culturel et Professionnel (universités)
[2] Conférence des Présidents d’Université
[3] Etablissement public à caractère Industriel et Commercial
[4] Pole de Recherche et d’Enseignement Supérieur
[5] Réseau Thématique de Recherche Avancée