V. Pécresse inaugure sa campagne électorale....
Retrouvez-les nombreux au moment où elle et ses amis J.F. Copé et X. Bertrand doivent prononcer leurs allocutions.
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Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche a fixé aujourd'hui par arrêté les droits d'inscription pour la rentrée universitaire 2009/2010.
Ils s'établiront comme suit, de manière différenciée :
Communiqué commun de Xavier Darcos, et de Valérie Pécresse ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Comme leurs collègues européens, les enseignants français bénéficieront à l’avenir d’une formation universitaire au terme de cinq années d’études. Telle est la caractéristique première de la « mastérisation » de la formation des maîtres.
L’enjeu de cette réforme est qualitatif : une meilleure qualité de la formation des futurs enseignants, une meilleure qualité de l’enseignement délivré à nos élèves et la meilleure utilisation du potentiel de formation des universités.
Mais cette rénovation est également l’occasion de mieux accompagner, dès la rentrée scolaire 2010, les jeunes enseignants lors de leur entrée dans le métier et de revaloriser substantiellement leur salaire.
Comme leurs collègues européens, les enseignants français bénéficieront à l’avenir d’une formation universitaire au terme de cinq années d’études. Telle est la caractéristique première de la « mastérisation » de la formation des maîtres.
L’enjeu de cette réforme est qualitatif : une meilleure qualité de la formation des futurs enseignants, une meilleure qualité de l’enseignement délivré à nos élèves et la meilleure utilisation du potentiel de formation des universités.
Mais cette rénovation est également l’occasion de mieux accompagner, dès la rentrée scolaire 2010, les jeunes enseignants lors de leur entrée dans le métier et de revaloriser substantiellement leur salaire.
1- A l’issue des consultations et rencontres des dernières semaines, Xavier DARCOS et Valérie PECRESSE ont apporté les précisions suivantes sur cette réforme, dont le processus sera lancé dès la session 2010 des concours, conformément aux principes énoncés dans la Charte signée par les deux ministres le 30 septembre dernier.
Cette réforme verra son aboutissement à l’occasion de la session des concours 2011. Les conditions définitives de la mastérisation des enseignants feront l’objet d’une discussion avec les organisations représentatives et les acteurs concernés.
Elles seront examinées par une Commission de concertation et de suivi, coprésidée par un président d’université et un recteur. Cette commission associera les associations syndicales représentatives.
Cette commission, qui réunira en nombre égal des membres de l’enseignement supérieur et de l’éducation nationale, aura pour objectif de faire aux ministres concernés des recommandations notamment sur l’articulation entre les masters et les concours, sur la question de l’adossement à la recherche des masters, sur les éventuelles adaptations que pourront connaître les épreuves et l’organisation des concours et sur les ajustements pour certaines disciplines professionnelles de l’enseignement professionnel.
2- Le processus de réforme commencera à s’appliquer dès la session des concours 2010. Pour sa première année d’application, les modalités de la mastérisation auront un caractère transitoire et prendront leur plein effet à compter de la session 2011 des concours dans des conditions définies en lien avec les acteurs universitaires et les partenaires sociaux concernés.
Ainsi, les universités qui le souhaitent pourront donner à leurs parcours de master ou aux masters qu’elles ont élaborés un caractère provisoire lors de l’année 2009/2010. A la lumière des travaux de la Commission de concertation et de suivi, elles pourront faire évoluer, dès la rentrée universitaire 2010, leur offre de formation, soit en totalité, soit seulement pour la deuxième année des masters nouveaux proposés.
3- Dès la rentrée universitaire 2009, un dispositif de stages sera organisé pour tous les étudiants de M1 et de M2 se destinant à l’enseignement afin de permettre une préparation progressive à l’exercice du métier d’enseignant. Ces étudiants stagiaires seront encadrés, d’une part, par des professeurs d’accueil ou référents de l’Education nationale et, d’autre part, par des formateurs universitaires qui seront responsables de la validation des stages ainsi que de leur bonne insertion dans le cadre des masters.
En M1, les étudiants se destinant à devenir enseignants pourront ainsi bénéficier de stages d’observation et de pratique accompagnée d’une durée de 108 heures. De même, des stages en responsabilité d’une durée également de 108 heures seront proposés aux étudiants de M2. Ces stages en responsabilité seront rémunérés.
4- Dès la rentrée universitaire 2009, un dispositif social nouveau au profit des étudiants qui se destinent à devenir enseignants sera créé, de manière additionnelle à ceux existants déjà dans les universités.
§ 12.000 bourses, pouvant atteindre 2500 euros et calculées en fonction du revenu fiscal de référence, seront attribuées sur critères académiques pour l’année de M2 aux meilleurs étudiants de M1.
§ Pour favoriser la promotion sociale et la poursuite d’études pour devenir enseignants, les étudiants ayant droit à une bourse sur critères sociaux à l’échelon 0 (exonération des frais et des droits de sécurité sociale seulement) bénéficieront d’une bourse complémentaire de 1449 euros annuels.
§ Les stages en responsabilité, qui pourront bénéficier à 50.000 étudiants, feront l’objet d’une rémunération de 3.000 € pour 108 heures d’activité.
§ Enfin, 5.000 postes d’assistants d’éducation seront réservés aux étudiants de M2 inscrits aux concours de recrutement et 4.000 postes seront réservés aux étudiants souhaitant se destiner au métier d’enseignant inscrits en M1.
5- Les épreuves des concours de la session 2010 auront un caractère provisoire, afin de mieux prendre en compte l’offre de formation de niveau master déjà existante dans les universités et d’assurer une transition pour les candidats qui ont bénéficié d’une préparation aux concours cette année.
Pour la session 2010 des concours du second degré, une épreuve disciplinaire comparable à une des épreuves existantes précédemment se substituera à l’épreuve de connaissances générales du système éducatif qui était initialement prévue. Ces dernières connaissances seront cependant abordées au sein de la formation continue dont bénéficieront les jeunes enseignants stagiaires.
Quant à l’agrégation, ses épreuves demeureront en l’état.
Pour la session 2010 des concours du premier degré (CRPE), les épreuves écrites continueront de comporter une composante didactique.
Par ailleurs, pour l’ensemble des concours (CRPE, CAPES, CAPEPS, CAPET, CAPLP, CPE et Agrégation), outre les étudiants inscrits en M2, ou déjà titulaires d’un M2, pourront se présenter et être admis à la session 2010 sans condition nouvelle de diplôme, tous les candidats présents aux épreuves de concours de la session 2009.
Par ailleurs, pour le premier degré, comme pour le second degré, il y aura au moins autant de places mises aux concours externes de recrutement en 2010 qu’en 2009.
6- Dès la rentrée scolaire 2010, les jeunes enseignants bénéficieront d’un meilleur accompagnement lors de leur entrée dans le métier.
Conformément aux principes exprimés dans la Charte du 30 septembre 2008, les jeunes enseignants stagiaires, recrutés à l’issue de la session 2010 des concours, bénéficieront d’une formation continue renforcée, dans le cadre de leurs obligations de service, comprenant, d’une part, une partie pratique sous la forme d’un tutorat, et, d’autre part, une formation hors écoles ou établissements, de nature disciplinaire ou professionnelle dont les universités seront les acteurs essentiels.
Le tutorat permettra d’apporter au jeune enseignant un appui pratique et adapté à ses besoins. Chaque jeune enseignant stagiaire sera accompagné par un tuteur dont la fonction sera reconnue et valorisée et qui pourra intervenir dans la même classe que son stagiaire. Dans le premier degré, cette fonction s’appuiera sur les professeurs des écoles maîtres formateurs (PEMF).
7- Enfin, la mise en œuvre de ce processus de mastérisation permettra de revaloriser substantiellement les rémunérations des jeunes enseignants dès à compter de la rentrée scolaire 2010.
pour information, quelques émissions radio que l'on peut podcaster
sur France Inter et France Culture.
+ une information concernant deux mouvements d'occupation estudiantins, l'un à New York et l'autre à la Sorbonne.
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/letelephonesonne/
Jeudi 19 février 2009
Questions sur la réforme de l'Université et les enseignants chercheurs...
En partenariat avec le Nouvel Observateur, au soir de la journée de manifestations en France à l'appel de la coordination des Universités et de plusieurs Syndicats d'enseignants
Invités :
- Anne-Lise Nef, Maître de conférence à Paris IV, porte-parole de
"Sauvons l'Université"
- Benoist Apparu, Député UMP de la Marne, Rappoteur du projet de loi
"Nouvelle Université"
- Patrick Fauconnier, du Nouvel Observateur
- et la participation au téléphone d'Isabelle This-Saint-Jean,
professeur à Paris XIII et Présidente de "Sauvons la recherche"
+ Une autre émission sur France Culture
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/
émission du jeudi 19 février 2009
Recherche et enseignement supérieur : comment rénover l'Université ?
Débat en partenariat avec le Nouvel Observateur
«Non à l'Université bling bling», «Non aux suppressions d?emplois défendons l'Université», voilà ce que disaient les banderoles en tête de cortège le 10 février dernier, lors de la première grande manifestation parisienne. A nouveau, aujourd?hui, comme vous venez de l'entendre, le monde universitaire s?est mobilisé pour une forte journée d?action.
Le débat que nous vous proposons aujourd?hui a été enregistré alors que se déroulait la première manifestation : nous étions donc le 10 février dernier : nous avions convié, en partenariat avec le Nouvel Observateur, la Ministre de l?enseignement supérieur et de la
recherche Valérie Pécresse et le secrétaire national à l?Enseignement supérieur et à la Recherche au Parti Socialiste, Bertrand Monthubert.
Le débat que vous allez entendre est sans concession, de part et d'autre ; il n'a pas perdu son actualité, sinon que la grogne s'est encore amplifiée. La proposition de médiation et de relifting du décret ? ce fameux décret qui réforme le statut des chercheurs- n'a pas suffi à calmer l'agitation. Même les présidents d?université, qui majoritairement suivaient le gouvernement jusqu'à la fin de l'année 2008, ont conditionné leur participation à cette médiation à des exigences qui rejoignent celle des grévistes : le rétablissement des postes supprimés dans le budget 2009, la création d?emplois sur plusieurs années, la refonte du calcul des dotations aux universités, et le report à 2011 de la réforme de la formation des enseignants (la «mastérisation»). Voici donc les explications de Valérie Pécresse qui répond à notre confrère du Nouvel Observateur, François Armanet.
Reportage canal+ - Dimanche + du 15 février ( la qualité va être modifiée)
Notre collectif émane des personnels mobilisés pour l’abrogation de la loi LRU et s’adresse à toutes celles et tous ceux que l’application de cette loi inquiète. Nous restons solidaires des revendications portées lors du mouvement de l’hiver 2007 à Lyon 2 et condamnons sans équivoque la gestion présidentielle de celui-ci, en particulier le recours à la répression policière. Sans abandonner l’objectif de l’abrogation, notre collectif et nos élus se donnent pour objectif de limiter autant que possible les effets de la loi LRU. En cela, nous nous inscrivons dans un refus de la stratégie de Lisbonne, dont la LRU est une mise en œuvre précise, et qui vise à subordonner au niveau européen l’enseignement et la recherche aux besoins des entreprises.
Surtout, grâce à nos élus, nous entendons défendre des propositions alternatives afin de faire vivre une autre université, assurant un enseignement de qualité pour tous, attachée aux valeurs du service public, à l’accès du plus grand nombre aux études supérieures et au développement d’une recherche indépendante et critique.
Notre projet s’inscrit dans une triple logique :
DE DEMOCRATIE
Notre objectif est de redonner vie aux instances universitaires, devenues au fil des années de simples chambres d’enregistrement de la volonté ministérielle.
Nous défendons :
• Le rôle de représentation des Conseils relayant les attentes des personnels et des étudiants ;
• Le caractère pluraliste des débats dans les Conseils, mettant fin à des années de suivisme ;
• La limitation des pouvoirs du président et des autres responsables (doyens) aux seuls rôles de représentation, de proposition et d’organisation. Le président que nous soutiendrons devra s’engager à produire un bilan annuel de son action, à le rendre public pour l’ensemble de la communauté universitaire et à le soumettre au vote du CA ;
• Des moyens de communication (web étudiant, intranet) véritablement pluralistes, permettant la confrontation des points de vue et une information construite ;
• La transparence et la pleine association des personnels dans le regroupement des universités lyonnaises au sein du PRES.
D’OUVERTURE
Nous réaffirmons les missions fondamentales de l’université publique ouverte à tous dans un esprit de service public :
• Un refus de toute hausse des droits d’inscription pour les étudiants venant compenser une baisse de l’investissement public ;
• Un enseignement de qualité, associant compétences professionnelles et esprit critique, qui ouvre sur le monde du travail, mais qui ne soit pas dominé par la perspective de la professionnalisation à court terme et qui reste indépendant des financements du privé ;
• Une recherche ouverte à tous, tant fondamentale qu’appliquée, mais toujours critique, non contrainte par une inféodation aux entreprises ou fondations « partenariales ».
DE SOLIDARITE
L’ouverture va de pair avec le refus de toute « gouvernance » qui voudrait que l’université soit « managée » sur un mode entrepreneurial, en brisant l’unité entre les corps de la communauté universitaire.
Nous nous engageons donc pour :
• Une université défendant la solidarité entre les différentes catégories : notre liste d’enseignants-chercheurs se conçoit donc en coordination avec la liste « Pour une Autre Université » des personnels BIATOSS, et la liste étudiante issue du mouvement contre la LRU ;
• Le refus de toute forme de précarisation (CDD…) qui conduirait, dans le cadre de la LRU, à un climat délétère entre contractuels, de plus en plus nombreux, et statutaires ;
• Le rejet de toute forme de mise en concurrence des personnels et de modulation des services, sous couvert d’évaluation pédagogique ou scientifique ;
• Une université qui œuvre pour la meilleure réalisation possible des missions pédagogiques dans l’intérêt des étudiants.
Sur ces bases, le collectif « Pour une Autre Université » s’engage aussi bien à agir au niveau des questions propres à l’Université Lyon 2 qu’à s’impliquer dans les enjeux nationaux et internationaux liés à la mise en œuvre de la LRU et à l’application de la stratégie de Lisbonne, en lien avec les autres collectifs, mouvements ou initiatives dans d’autres universités.
Le mouvement de protestation des universités et de la recherche prend une dimension remarquable avec une grève suivie de façon exceptionnelle dans l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur.
La FSU apporte son plein soutien au mouvement et à ses syndicats engagés dans l’action : SNESup, SNCS, SNASUB, SNEP. Elle appelle ses sections départementales et ses syndicats nationaux à exprimer leur soutien sous toutes les formes notamment à l’occasion des journées de manifestation des 5 et 10 février.
Le gouvernement doit rompre sa politique du fait accompli et engager de véritables concertations. Pour cela, il doit retirer le projet de décret concernant les services et la carrière des enseignants-chercheurs, rétablir les postes supprimés, renoncer aux suppressions de postes, revoir profondément le contenu de la réforme de formation des maîtres et en reporter la mise en oeuvre, abandonner le projet de démanteler le CNRS et les organismes.
Communiqué FSU du 3 février 2009