vendredi 6 mars 2009

Lyon II: [Message des élus étudiants au conseil d'administration] Liste UNEF

Rappel: L'UNEF a 2 sieges sur 6 au conseil d'administration de l'université Lyon 2 liste ici


Compte rendu du conseil d’administration du 27 mars 2009

Le conseil d’administration de l’Université qui s’est tenu vendredi a eu notamment pour débat la question de la mobilisation, qui fait partie de l’actualité de l’ensemble de la communauté universitaire. Il nous paraissait important de demander à la présidence de réaffirmer que les absences ne seraient plus comptabilisées et que le contrôle continu était suspendu afin de permettre aux étudiants mobilisés de ne pas être pénalisés (notamment les étudiants boursiers du fait de leur obligation à être assidus en cours vis à vis du contrôle du CROUS).

La question des dégradations faîtes au sein de notre université à aussi était un des éléments du débat. Nous avons donc réaffirmé que les acteurs et la nature des actions restés à la marge du mouvement ne peuvent en aucun cas le représenter, d’autant plus qu’en assemblée générale étudiante ces actes ont été condamnés.

Notre position sur le blocage

Suite à cela une assemblée générale s’est tenue le mardi 3 mars sur le campus des quais et a, entre autre, voté le blocage des Berges du Rhône à une courte majorité.

L’UNEF Lyon considère que la question du blocage ne doit pas être un motif d’appel à une assemblée générale. En effet les étudiants se mobilisent aujourd’hui pour manifester leurs désaccords face à la politique du gouvernement en matière d’enseignement supérieur. De plus, il nous semble que dans la période ce mode d’action est inapproprié puisqu’il divise plus qu’il ne réunit que se soient les étudiants entre eux ou les étudiants vis à vis des personnels et enseignants (qui ont refusé le blocage de l’université au sein de leur assemblée générale) de notre université. Même si les arguments des « pro-blocage » peuvent être entendus, notamment celui de permettre à tous de se mobiliser sans risquer d’être pénalisé, il nous semble tout aussi efficace de demander à la présidence des journées banalisées les jours d’actions et de manifestations permettant ainsi à tous de se mobiliser et évitant par la même de diviser la communauté étudiante sur la question des moyens d’action. La question centrale des assemblées générales doit rester les réformes du gouvernement qui remettent en cause le service public d’enseignement supérieur et de recherche, et qui ne garantissent pas l’accès de tous à l’enseignement supérieur, l’égalité de tous les étudiants ni la réussite de tous.

C’est pour ces raisons que l’allocation des moyens est une des réformes les plus graves de la période. En effet, en changeant les critères de financement des universités (20% à la performance 80% selon le nombre d’étudiants passant leurs examens et non plus inscrits à l’Université), le gouvernement ne garantit pas l’égalité entre les universités, et donc entre les étudiants, égalité qui pourtant est la condition d’un service public de qualité, et fait peser le poids du dysfonctionnement du système universitaire sur les étudiants. En effet, avec la réforme de l’allocation des moyens, un des critères utilisés pour le financement des établissements d’enseignement supérieur sera celui du taux de réussite aux examens. Or, nous savons que les universités accueillant un public plus populaire aura un moins bon taux de réussite, puisque le taux d’étudiants salariés dans ces universités est plus élevé (et le salariat étudiant est la première cause d’échec à l’université).

Compte rendu du CEVU du 27 mars 2009

Le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, qui s’est tenu le même jour, a notamment posé la question de la pluridisciplinarité en première année. En remettant en cause celle-ci par l’instauration d’une majeure ayant plus de poids (en crédits, coefficient, en volume horaire), l’université saborderait un de ses outils les plus efficaces. La particularité de notre Université, de permettre la réorientation sur une ou l’autre des filières de première année, est partie du constat commun qu’une année au sein de son cursus universitaire, permettant à l’étudiant de réfléchir à son orientation, était nécessaire. Revenir sur cette avancée serait faire un recul idéologique de 20 ans en arrière.

En ce qui concerne les U.E. transversales, que se soient les TICE ou les langues, il est important de les conserver toutes obligatoires pour tous, afin de permettre aux étudiants d’avoir à la fois des outils qui leurs serviront pendant leurs années d’étude, pour leur insertion professionnelle et enfin de les garder au même coefficient en première année, pour garantir un maximum d’U.E. où l’étudiant peut s’investir et ainsi éviter le décrochage de ses études.

L’UNEF fera signer une pétition sur cette question dès la semaine prochaine, afin de faire comprendre que les étudiants ne sont pas prêts à reculer sur ces questions là, et rappeler que se sont des lignes jaunes qui pendant la campagne présidentielle de notre université avaient été rappelées et ne devaient pas être franchies.

Un deuxième recul serait regrettable pour les étudiants, à savoir la question des notes planchers. En effet celle-ci était mise à l’ordre du jour du conseil d’UFR de langues du lundi 2 mars. Notre vice-président étudiant, Baptiste Trallero, et les élus étudiants UNEF du conseil d’UFR, ont rappelé avec force que les notes planchers sont une grave remise en cause de la compensation annuelle (celle-ci permettant de prendre en compte la progression de l’étudiant sur l’ensemble de son année et non pas avec deux semestre juxtaposés). Chacun a le droit d’avoir la possibilité de rattraper au cours de l’année, des notes plus basses que d’autres. Enfin l’université devrait plutôt se poser la question de comment résoudre l’échec des étudiants plutôt que de pénaliser et stigmatiser les étudiants qui sont dans ce cas. Quand on constate que la première cause d’échec à l’Université est le salariat étudiant, certaines mesures déjà existantes pourraient être renforcées, comme l’aménagement des emplois du temps pour les étudiants salariés, et d’autres devraient être mises en place, comme la mise en ligne des cours.

L'équipe du blog vous remercie pour vos commentaires et vos visites fréquentes. Avec plus de 1000 visites uniques cette semaine nous pouvons voir que notre travail d'information est utile . Ceci nous pousse a vous informer encore a l'avenir de la manière la plus neutre possible. Nous vous invitons a communiquer l'adresse du blog a vos amis afin qu'il soit encore plus utile qu'il ne l'est déjà.

Lyon II: [Message des élus étudiants au conseil d'administration] Liste Etudes et Vie Universitaire (EVU)

Rappel: Etudes et Vie Universitaire (EVU) a 1 siege sur 6 au conseil d'administration de l'université Lyon 2 liste ici


"La FéDé Lyon 2, association représentative au sein de l'Université Lumière - Lyon 2, condamne fermement la décision unilatérale de certains individus de bloquer les accès à l'Université.

Elle rappelle que ces actions pénalisent de nombreux étudiants dans la poursuite de leurs études. Le service public d'enseignement supérieur doit continuer à bénéficier aux étudiants qui le souhaitent.

La FéDé condamne les pratiques d'une extrême minorité d'individus dont l'appartenance à Lyon 2 peut être mise en doute, d'autant plus que ces personnes réunies en «Assemblée Générale» ne représentent pas l'ensemble des étudiants. Nous ne pouvons pas tolérer la prise en otage de l'ensemble de la communauté étudiante qui n'est pas en mesure d'exprimer sa diversité et son positionnement tant les mouvements sont noyautés par de fortes pressions syndicales.

En marge du mouvement, la FéDé Lyon 2 dénonce les dégradations au sein des locaux de l'Université (halls d'entrée, cours de bâtiments ...).

Ces dégradations, sous prétexte de l'engagement de certains étudiants au profit du service public, revient finalement à ne pas respecter notre lieu d'études appartenant au patrimoine public et remet ainsi en cause l'exercice du service public en mettant en danger la sécurité et l'accessibilité des étudiants à notre université.

La FéDé Lyon2 demande donc la mise en place exceptionnelle d'un vote sur le blocage à bulletin secret et émargement des étudiants ou à défaut un vote électronique (ou par internet) et nous invitions tous les étudiants à débattre pour évoquer en toute transparence les enjeux actuels de notre université."

Lyon: Programme du 6 mars 2009

Vendredi 6 mars :

- 8h30 : rassemblement de soutien à la délégation BIATOSS pour son entrevue avec Lionel Collet (président de Lyon-I), devant le bâtiment Domitien Debouzie.
- 10h30 : grande tyrolienne militante organisée par les étudiants de STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives) sur les quais du Rhône, à la hauteur de la fosse aux ours et du pont de la guillotière : "la LRU, la descente aux enfers".
- 12h00 : Réunion d’organisation de l’UFRA (UFR-Autogérée). RDV devant la cafet’ dans la cour des quais (lyon II).
- 14h00 : "Globo" (fausse manif de droite), place Carnot, en direction de la place des Terreaux (via la place Bellecour et l’avenue Edouard Herriot), à l’initative d’étudiant-e-s mobilisé-e-s de l’IEP.
- 15h30 : conférence "Montrer la prise de consicence".
- Assemblée Générale de la Coordination Nationale Étudiante à Toulouse.

Revue de presse du 6 mars 2009

Universités: "on trouvera des voies de passage", assure Valérie Pécresse
AP | 06.03.2009 | 09:26

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a assuré vendredi matin que le gouvernement trouvera "des voies de passage" sur la réforme de l'université "par le dialogue".

Alors qu'elle reçoit dans la matinée les enseignants-chercheurs, Valérie Pécresse a estimé sur LCI qu'"on trouvera les voies de passage pour rassurer les enseignants-chercheurs, les universitaires, pour leur donner les garanties que l'autonomie pour eux, cela va bien se passer par le dialogue, et pas par le blocage".

"Nous nous donnons tous les moyens avec les organisations syndicales représentatives de trouver la voie de passage, dans le plus large consensus, qui nous permettra de rétablir la confiance", a ajouté Valérie Pécresse.

La ministre de l'Enseignement supérieur a précisé que...
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Universités : la colère persiste, les présidents optimistes

[ 06/03/09 ]

La mobilisation des enseignants-chercheurs, en baisse la semaine dernière, vacances obligent, n'a pas marqué le pas hier. Entre 24.000 (selon la police) et 43.000 universitaires (selon les organisateurs) ont battu le pavé en France contre les réformes Pécresse à l'appel de leurs organisations. C'est plus que le 26 février (entre 17.000 et 33.000 manifestants,) mais moins que le 19 (entre 32.000 et 53.000 manifestants). Si les protestataires ne désarment pas, le camp réformiste se prépare, lui, à un nouveau marathon de négociations aujourd'hui pour achever la réécriture du décret sur les enseignants-chercheurs. Optimistes, les présidents d'universités croient à une « sortie de crise » possible grâce aux « avancées sérieuses » consenties par le gouvernement sur le statut des enseignants-chercheurs et les postes (pas de suppressions en 2010 et 2011). Toutefois, « il reste à traiter la formation des enseignants, qui est devenue le principal sujet de crispation d...
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Les réformes de l'hôpital et de l'enseignement à l'épreuve de la rue

Plusieurs textes phares du gouvernement ont amené des milliers de manifestants dans les rues ce jeudi. Il s'agit de la réforme hospitalière et des réformes concernant l'enseignement ( université et statut des enseignants-chercheurs ). Des médecins et des personnels des hôpitaux publics ont ainsi manifesté pour réclamer davantage de moyens mais surtout le retrait du projet de loi Bachelot en cours d'examen à l'Assemblée. Ils estiment que ce texte menace l'emploi et la qualité des soins. Des rassemblements ont donc eu lieu dans une trentaine de villes à l'appel de syndicats de médecins (Amuf, CPH, INPH, Snphar) et de personnels (CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, Sud). À Paris, les manifestants (1.600 selon la police, 3.000 selon les syndicats), parmi lesquels de nombreux personnels de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), ont défilé derrière une banderole de tête demandant : "Des moyens pour la santé et l'action sociale, Retrait du projet de loi Bachelot."

À Marseille, des manifestants (300 selon la police) avaient inscrit sur une banderole : "L'hôpital, un avenir à soigner, défendons-le." Des personnels de l'hôpital de Belfort-Montbéliard ont déclaré leur établissement "hôpital-mort" et les employés d'astreinte portaient un brassard noir. Des personnes ont aussi battu le pavé, notamment à Nantes (400 selon la police), Roanne (entre 300 et 400) ou encore à Nancy (entre 100 et 500)...
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Blocage de la sorbonne en video ici


Pécresse, les embûches d'une bûcheuse
Chahut. La ministre résiste face à la contestation et à son rival aux régionales.

« Le président m'aurait nommée juste parce que je suis blonde ? » lâche-t-elle en penchant la tête sur le côté, d'un air faussement naïf. Dans son bureau, en robe-pull beige et bottes marron, la sage et discrète Versaillaise Valérie Pécresse se fait mordante. Dehors, à quelques mètres de son ministère bien gardé par les CRS, des milliers de manifestants crient leur colère contre sa réforme.

Chahutée par la rue depuis un mois, malmenée dans la primaire francilienne, cible de l'agacement de Nicolas Sarkozy, la ministre de l'Enseignement supérieur traverse une mauvaise passe. Pourtant, rien n'y paraît. Ce jeudi 26 février, elle semble même soulagée. La veille, François Fillon a annoncé des mesures en faveur des enseignants-chercheurs : la réécriture du décret contesté et le maintien de 225 postes censés être supprimés. Certains y voient le signe de son impuissance, un désaveu du président. Pécresse assure, au contraire, qu'elle attendait cet arbitrage. Depuis plusieurs jours, elle tentait de convaincre le président et le Premier ministre de faire un geste. C'est chose faite. « Maintenant, il faut recommencer avec de bonnes règles du jeu », dit-elle avec entrain.

Malgré l'optimisme affiché et un sourire poli, les dernières semaines n'ont pas été une sinécure pour « la blonde » de 41 ans. On lui a reproché son manque de souplesse en s'accrochant au maintien du décret réformant le statut des enseignants-chercheurs, son profil d'énarque éloigné du terrain, sa communication confuse... « Il y a eu des formulations maladroites qu'on n'a pas réussi à rattraper, reconnaît-elle. Tous les messages étaient brouillés, je n'étais plus audible... » D'où la nomination, le 9 février, de la médiatrice Claire Bazy-Malaurie-que certains disent imposée par l'Elysée-pour éteindre l'incendie. Las ! le profil non universitaire de cette magistrate a créé la polémique au sein même de l'UMP.

« On ne demande pas à un ministre d'être zéro défaut, se défend Valérie Pécresse. L'important, c'est de reconnaître ses erreurs et de ne pas renoncer. » « Elle est très courageuse, estime l'ancien ministre de l'Education nationale Luc Ferry. Là où elle n'a pas eu de chance, c'est d'hériter du dossier de la mastérisation [une partie de la réforme de la formation des enseignants], qui vient de la Rue de Grenelle. » Pécresse aurait espéré que son collègue Xavier Darcos, avec qui les relations ont tourné au bras de fer, repousse sa réforme. Niet !

Pas de chance non plus quand Nicolas Sarkozy s'en mêle... Le 22 janvier, devant un parterre de chercheurs, le président dénonce des « résultats médiocres », « un système infantilisant » et « paralysant ». Les images, diffusées en boucle sur Internet, vont mettre le feu aux poudres. Et le 13 février, Sarkozy l'aurait priée d'explorer « rapidement » de nouvelles pistes.

En temps de crise, les amis se font rares au gouvernement. Valérie Pécresse a pu compter sur le soutien de Luc Chatel, un fidèle, et sur la neutralité bienveillante de Roselyne Bachelot. Mais il en faut plus pour décourager « la blonde », qui dit avoir vécu ces dernières semaines comme un simple « aléa de la vie politique ». « J'y crois encore ! » affirme cette catholique pratiquante. « Je ne peux pas rater. Surtout que je sais qu'il [Sarkozy] y tient... »

Dites-lui qu'elle n'est « pas cap' », et elle redouble d'efforts ! Le machisme de certains de ses collègues stimule aussi cette mère de trois enfants. A l'Assemblée, le 10 février, alors que des députés UMP se levaient pour l'encourager, le bruit a couru qu'elle avait les larmes aux yeux. « Les femmes, quand elles se battent, il y a forcément des larmes ! » ironise l'auteur...
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Lyon II: [Message des élus étudiants au Conseil d'Administration] Liste Confédération Etudiante (Cé)

Rappel: La Cé a 1 siege sur 6 au conseil d'administration de l'université Lyon 2 liste ici

L’Université connaît une période mouvementée, Lyon 2 n’échappant pas à la règle. Tout en soutenant le mouvement contre la politique gouvernementale, la Cé dénonce le blocage. Partageants des valeurs de démocratie, nous n’acceptons pas cette situation. Nous condamnons fermement toute atteinte aux individus ainsi qu’aux biens et déplorons le coût d’ores et déjà engendré par des actes de malveillance qui ne font que discréditer l’Université.

La Cé demande un vote à bulletin secret afin que le blocage comme modalité de mobilisation, s’il devait être décidé, le soit par l’ensemble de la communauté universitaire sans confiscation du débat.

La préoccupation principale des étudiants reste le projet de masterisation des concours qui effraie nombre de candidats à l’entrée dans les IUFM. Nous devons obtenir la remise en cause de cette proposition de loi afin que s’instaure un véritable travail sur la formation des enseignants. Il faut trouver des solutions décentes aux lacunes des formations actuelles et garantir une formation de qualité pour les futures enseignants. Le gouvernement ne doit pas sacrifier ceux qui vont être appelés à former les générations futures !

De même, la réforme du statut des enseignants-chercheurs, outre l’atteinte à la liberté et à l’indépendance de ceux-ci, est clairement défavorable à la qualité de nos études. L’une des forces de l’enseignement supérieur français est encore d’associer les activités de recherche aux activités d’enseignement. Le contenu de nos formations est donc directement alimenté par la recherche, ce que nous souhaitons impérativement voir maintenu.

C'est pourquoi la Cé invite les étudiants à participer aux manifestations et à toutes les initiatives efficaces et compatibles avec la liberté d'étudier, la liberté d'aller et venir et la démocratie qui doivent aussi s’appliquer à l'Université. Nous ne sommes pas dans une zone de non droit !

L'engagement étudiant ne peut exister qu’au rythme des blocages successifs, la Cé continue donc à construire avec les étudiants et à gagner pour et avec eux. Nous cherchons ainsi à répondre aux inquiétudes des étudiants, parmi lesquels leur insertion professionnelle et leurs conditions de vie et d'études à l’Université Lumière Lyon 2.

jeudi 5 mars 2009

Lyon II: [Message des élus étudiants au Conseil d'administration] Liste Fédération Syndicale Etudiante (FSE)

Rappel: La FSE a 2 sieges sur 6 au conseil d'administration de l'université Lyon 2 liste ici

[Message des élus étudiants au Conseil d'administration] Liste Fédération Syndicale Etudiante (FSE)

Le communiqué ci dessous a été adopté en assemblée générale de grévistes sur le site des quais.

Les étudiants ayant voté mardi la grève totale en Assemblée générale sur le site des quais, l'ensemble des cours du campus des quais sont annulés et bloqués jusqu'à la prochaine assemblée générale. Mais le blocage est précisément le moyen d'ouvrir l'université aux initiatives et débats nécessaires à l'extension de notre mouvement. Les étudiants inscrits en préparation de concours, les étudiants étrangers en CIEF et ceux qui sont en partiels de Master 2 peuvent néanmoins continuer à accéder à leurs cours.

Les mesures du gouvernement contre l'Université publique sont inacceptables. Elles ne se réduisent pas à la réforme du statut des enseignants chercheurs, à la masterisation des concours et au contrat doctoral unique que nous rejetons, mais en comprennent bien d'autres.

Elles touchent la grande majorité des étudiants et vont dans le sens de leur déqualification massive, de l'introduction de la selection à l'entrée et à tous les niveaux de l'université, de la soumission de la recherche et de l'enseignement publics aux seuls intérêts privés. Le CROUS et le système d'aide social étudiant sont également menacés.

C'est contre cette politique que nous nous mobilisons. Notre objectif est de battre Pécresse et le gouvernement qui veulent nous faire payer la crise et privatiser nos facs.

Le blocage des cours est un moyen pour permettre la mobilisation la plus massive possible, moyen utilisé notamment compte tenu du non respect par un grand nombre de secteurs des consignes de la présidence ayant trait à l'absence d'évaluation et de contrôle.

Indépendamment de l'opinion des uns et des autres sur le blocage, il faut considérer que plus nous serons nombreux dans la mobilisation et dans les manifestations, plus nous ferons plier rapidement le gouvernement, et plus vite nous pourrons reprendre tous ensemble les cours dans de bonnes conditions, c'est-à-dire en sauvegardant l'université publique.

Dans ces conditions, nous dénonçons les manoeuvres de ceux qui veulent diviser les étudiants. Seules les assemblées générales sont légitimes à décider du blocage ou du déblocage des cours.

Nous condamnons donc les agressions verbales et physiques perpétrées par une faible minorité d'étudiants extrêmistes, qui veulent lever les barrages par la force. Nous condamnons les dégradations perpétrées par certains d'entre eux, notamment une vitre brisée et les dégâts occasionnés par des projectiles.

Nous appelons la présidence universitaire et les présidents d'UFR à annoncer clairement la fin des cours jusqu'à nouvel ordre. Une attitude ambigüe à ce sujet contribuerait à faire le jeu de ceux qui souhaitent que la question se règle par la violence.

Pour faire plier le gouvernement, nous appelons plus que jamais à continuer la grève jusqu'à satisfaction, à la présence des étudiants mobilisés sur le campus, à l'unification des luttes, et à la participation la plus massive possible aux manifestations tous les jeudis à 14 h Place des terreaux.

Lyon II: l'AG de Bron refuse le blocage

10h30

En ce même s'ouvre l'AG de Bron dans l'Amphi cassin . Dans un amphi bondé la tribune a été accepté . Elle est composé de Line de l'Unef Lyon 2 ( tendance majo), Leslie de la FSE, Amelie en 3 eme année d'histoire non encarté, Jules du parti communiste et Joslin de l'unef ( tendance TUUD)

Le programme des discutions est le suivant :
Bilan de la mobilisation 30 min
Perspective 20 min : la suite de la mobilisation
Point sur la coordination national à Toulouse du 7 et 8 mars . Il faudra créer un mandat et qui seront les représentants du campus de Bron
Proposition de revendication et des actions a venir ( blocage compris)

11H30

Après une mise au point sur les différents événement sur le campus des quais ( violence , vitre , ...) le débat s'est vite déporté sur la question du blocage du site de Bron. Avec une récurrence des intervention des syndicats FSE et unef et aussi de personnes opposés ou non au blocage, les avis sont mitigé.
Mais les autres actions mis en places sont expliqué comme la munifestation de droit (parodique) qui partira demain de la place carnot a 14h.
On peut dire a 11h30 que l'AG rassemble 500 personnes.

Vote:
- L'université Lyon 2 se propose pour accueillir la prochaine coordination national: ADOPTE
- 4 personnes sont nommées pour se rendre a la coordination nationale de toulouse : Justine marine adrien et julien ( syndicats représentés Unef AJR, Parti communiste )
- Les revendication deja voté sont réaffirmé , la LRU sera la revendication principale
- Le comité de mobilisation est mandaté pour intervenir en amphi et salles de cours pour parler du problème actuelle qui est dans la fac ADOPTE
- Le vote du blocage du campus de Bron se fait en assemblée générale étudiante ADOPTE
- Appel à la grève générale ADOPTE
- Banalisation des journée de manifestation ADOPTE
- La prochaine AG de Bron aura lieu lundi à 13h prochain ADOPTE

PAS DE BLOCAGE DU SITE DE BRON
blocage des cours à Bron seulement les jours de manifs

Lyon 2 : Lettre du president de Lyon 2

Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

L'équipe présidentielle comprend l'inquiétude et le malaise de l'ensemble de la communauté universitaire face aux incertitudes de la période actuelle. Les universités, notamment celles dont les activités de formation et de recherche reposent sur les sciences humaines et sociales, sont à la croisée des chemins et doivent défendre, à bien des égards, leur spécificité et leur rôle social.

L'ampleur de la mobilisation a d'ores et déjà permis des avancées, qui, si elles sont notables, demeurent insuffisantes au regard des enjeux considérables charriés par les réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche annoncées par le gouvernement.

Dans notre université, à l'initiative d'une assemblée générale d'étudiants, la nature de cette mobilisation a changé, conduisant de facto depuis mardi au blocage des cours du site Berges du Rhône.

Dans les circonstances présentes, la présidence de l'Université Lumière Lyon 2 souhaite rappeler un certain nombre de principes qui ont été discutés hier après-midi avec, notamment, une délégation d'étudiants élus par le comité de grève.

La présidence garantit de nouveau que les absences liées à la mobilisation actuelle ne porteront en aucun cas préjudice à la scolarité des personnes concernées. Le message envoyé aux doyens et directeurs par M. Jacques Bonniel, vice-président chargé des études, sera affiché dans tous les secrétariats. De même, la présidence s'engage à garantir la liberté d'expression du mouvement actuel et facilitera toutes les initiatives qui visent à dialoguer, débattre et expliquer la situation dans laquelle les universités françaises se trouvent actuellement.

En revanche, toutes les initiatives qui empêcheraient ce dialogue et cet échange ne sont pas acceptables.

D'une part, afin de permettre aux usagers de l'université d'accéder librement aux locaux de notre établissement et afin de garantir des conditions de sécurité optimales, les accès extérieurs de l'université doivent demeurer libres et sans entraves.

Par ailleurs, aucune forme de pression physique ou d'intimidation ne sera tolérée à l'égard des étudiants, des enseignants et des personnels administratifs et techniques de notre établissement. De nombreux incidents de ce type ont jalonné la journée du 4 mars et l'équipe présidentielle les condamne sans aucune réserve et appelle les uns et les autres au calme, au respect des personnes et des biens. Ces incidents sont intolérables et doivent cesser immédiatement.

Enfin, et conformément à ce qui a été discuté hier avec une délégation des étudiants grévistes, aucune occupation nocturne des locaux de l'université Lumière Lyon 2 n'est acceptable. Ces occupations, accompagnées de consommation d'alcool, offrent de notre établissement une image déplorable et conduisent à d'inévitables dégradations dont le coût s'élève déjà à plusieurs milliers d'euros.

L'équipe présidentielle souhaite par conséquent que la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui notre établissement ne conduise pas à des dérives dont l'issue serait incertaine. Notre université est un bien précieux dont l'avenir est compromis et sur lequel pèsent des tentatives de démantèlement contre lesquelles nous luttons quotidiennement. La communauté universitaire, pour relever ces défis, doit faire preuve d'un esprit de responsabilité et de solidarité et ne pas perdre de vue ce que sont ses objectifs véritables.

Olivier Christin, président de l'Université Lumière Lyon 2

Campus des quais / IEP : Bilan du jour

Selon nos informations le campus des quais a été occupé pendant la nuit de mercredi a jeudi. Information a prendre au conditionnel.

L'AG de L'iep du mercredi 4 mars a voté le blocage du campus de l'IEP jusqu'a vendredi . Cela fait maintenant 5 jours que le campus de l'IEP est bloqué.

Revue de presse du 5 mars 2009

Aujourd'hui c'est manif ! Comme le rapporte l'AFP. Ils font aussi un point sur les evolution du decret des enseignents chercheurs. Par contre la difference entre les differentes revendication etudiantes ne sont pas trés reprise pour le moment. un flou mediatique existe encore

Nouvelle journée de mobilisation, Pécresse et syndicats négocient


[ 05/03/09 - 07H18 - AFP ]
© AFP/Archives - Stephane de Sakutin
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Enseignants-chercheurs et étudiants s'apprêtent à descendre une nouvelle fois dans la rue jeudi, partout en France, pour protester contre les réformes dans l'enseignement, tandis que Valérie Pécresse essaie de déminer le terrain en négociant avec une partie des syndicats.

L'appel à manifester a été lancé par la coordination nationale des universités, puis par une large intersyndicale de l'enseignement supérieur - des syndicats de la FSU, CGT, FO, Unsa Education, Sgen-CFDT, Solidaires - les collectifs Sauvons l'université, Sauvons la recherche, et les étudiants de l'Unef.

Des manifestations sont prévues dans les principales villes de France. A Paris, le parcours, en cours de négociation avec la préfecture, devrait partir de Denfert-Rochereau à 15h00, en direction de Sèvres-Babylone.

Les organisateurs demandent le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, dont la réécriture faisait l'objet de négociations au ministère de l'Enseignement supérieur mardi.

Ils réclament aussi le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et second degré, la restitution des postes supprimés au budget 2009 et l'"arrêt du démantèlement des organismes de recherche".

Alors que le mouvement des enseignants-chercheurs est entré dans sa cinquième semaine, quelle sera l'ampleur de la mobilisation jeudi? Les cortèges de la précédente journée de manifestations, le 26 février, étaient moins fournis que lors des précédentes journées: entre 17.000 et 33.000 personnes, selon les sources, étaient descendues dans la rue, contre par exemple entre 43.000 et 100.000 le 10 février.

De son côté, après l'annonce la semaine dernière par le Premier ministre du gel des suppressions de postes dans les universités en 2010 et 2011, le gouvernement entend trouver au plus vite une sortie de crise.

Mardi soir, une nouvelle rencontre portant sur la réécriture du projet de décret réformant le statut des enseignants-chercheurs réunissait la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse et les syndicats hormis le principal, le Snesup-FSU.

Les protagonistes - la ministre et le Sgen-CFDT, Sup'Recherche Unsa, FO et Autonome-Sup - avaient pour projet de conclure la rencontre, même tardivement dans la soirée, par un texte entièrement réécrit, selon l'entourage de Valérie Pécresse.

Le Snesup-FSU a refusé à nouveau de participer, jugeant "trop restreint" le périmètre des discussions.

Vendredi, un premier round de négociations avait permis aux acteurs de se mettre d'accord sur de grands "principes".

Parmi eux, la modulation de service d'un enseignant-chercheur...
La suite ici


Les étudiants votent le blocage de l'université Lyon II

UNIVERSITE - Il a fallu diviser le patio du bâtiment Déméter en deux camps pour départager les « pour » et les « contre ». Avant les avancées de la nuit entre syndicats et ministère de l'Education nationale, l'université Lyon 2 votait hier l'hypothèse d'un blocage. Il a fallu voter deux fois, à mains levées, sous les huées du camp d'en face, jusqu'à ce que le résultat, très serré, ne soit (presque) plus contesté. Au terme de trois heures de débats surchauffés, la majorité des 500 étudiants réunis en assemblée générale a voté le blocage pour une semaine, avec des revendications qui dépassent les seules discussions menées au niveau national. Seul le site des berges du Rhône (5.000 étudiants) sera concerné. Le campus de Bron doit se prononcer en assemblée générale jeudi matin...

Les revendications dépassent ...
La suite ici sur Libé Lyon

UBO (Brest) : les syndicats quittent l'assemblée, furieux
Pour Pascal Olivard (au premier plan, deuxième en partant de la droite), c'est une « réunion » des trois instances de direction de l'UBO et il n'y aura pas de vote. Or, les syndicats l'attendaient avec impatience. De colère, ils ont quitté l'assemblée. Pour Pascal Olivard (au premier plan, deuxième en partant de la droite), c'est une « réunion » des trois instances de direction de l'UBO et il n'y aura pas de vote. Or, les syndicats l'attendaient avec impatience. De colère, ils ont quitté l'assemblée.
Les trois conseils réunis ? Mercredi aurait pu être une journée d'union. Au contraire, entre les syndicats et le président de l'UBO, le torchon brûle.
Le clash

Hier, amphi P, à la faculté d'AES, la réunion commence vers 9 h. Une heure plus tard, rien ne va plus. Quarante-sept élus quittent l'assemblée, en colère. Ne reste qu'un amphi dégarni. Georges Tymen, président, lève la séance. Beaucoup éprouvent un sentiment de frustration. Voire de gâchis. « Une perte de temps », regrette Jean-Marie Filloque, élu CFDT.

Pourtant les trois instances de direction de l'UBO (127 élus) s'étaient enfin réunies : conseil d'administration, conseil scientifique et conseil des études et de la vie universitaire. Pour les élus étudiants, enseignants, personnels et les personnalités extérieures, c'était l'occasion de définir une position claire de...
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Droite/gauche/droite, la politique de la recherche depuis 1981

2 mars
2009


Sarkozy Nicolas Sarkozy l’a affirmé dans son désormais fameux discours du 22 janvier 2009 : la science n’est pas une affaire droite/gauche. Voire.

Voici donc une brève histoire des relations entre la droite, la gauche, et la politique de la recherche depuis 1981. Une histoire singulière, totalement subjective, écrite non à travers rapports et chiffres (d'autres l’ont fait), mais vue à travers les ministres qui ont occupé cette charge depuis que je couvre ce secteur comme journaliste professionnel. Certains diront que c’est un peu court... ils ne pourront pas ajouter «jeune homme».

Si cette histoire présente un autre intérêt qu’anecdotique, ce n’est pas seulement à travers les choix de ministres de la recherche (parfois mise dans le même sac ministériel que l’enseignement supérieur et même l’Education nationale sous Claude Allègre). Encore que certaines nominations ont montré à quel niveau d'importance (très bas) un Président de la République et ses Premiers ministres (Jacques Chirac, Alain Juppé et Jean Pierre Raffarin) pouvaient placer ce secteur pourtant décisif pour l’avenir du pays.

On y retrouvera une rapide mise en perspective qui éclaire les problèmes et défis d’aujourd’hui, alors que Nicolas Sarkozy a décidé de mettre le paquet sur le sujet, afin de remodeler l’université et la recherche selon son programme politique. Une décision qui, comme il le reconnaît lui-même dans son discours du 22 janvier «provoquera des remous.» Une de ces prédictions, c’est rare en politique, qui s’est totalement réalisée... au delà probablement des attentes de son auteur.

1981-1986 L’espoir puis la pause

De Giscard à Mitterrand, la politique de la recherche connaît une véritable rupture. Le président deGiscardportraitofficiel__2 droite glosait sur «le déclin biologique de l’espèce (humaine)». Son premier ministre Raymond Barre vantait une politique «de créneaux», sacrifiant les secteurs...
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mercredi 4 mars 2009

Programme du 5 mars 2009 à Lyon

7h00 : rendez-vous à Lyon-II-Quais pour continuer le blocage.
- 7h00 : blocage du Quai 43 à Lyon-I.
- 9h00 : AG de Physique étudiants et personnels, à Lyon-I, amphi 3.
- 10h00 : AG étudiante à Lyon-II-Bron,amphi Cassin.
- 10h00 : AG CNRS-Région Lyonnaise, amphi à déterminer.
- 10h30 : AG étudiante à Lyon-I, amphi 3.
- 12h00 : réunion de préparation de la délégation BIATOSS au local syndical de Lyon-I.
- 13h00 : "Mur des lamentations", place des Terreaux.
- 14h00 : manifestation nationale dans l’Enseignement Supérieur, dans la Recherche et la Santé, place des Terreaux, direction Bourse du Travail (place Guichard) en passant par la Préfecture. Appel à la manifestation de la Coordination Lycéenne Lyonnaise.