mercredi 25 mars 2009

Lyon II: l'AG de Bron vote le blocage

Après plusieurs semaines de blocage du site des quais, l'AG de Bron vote aussi le blocage du site. Malgré une communication fouillis, l'AG a réuni à 14h amphi D plus de 300 personnes. Mais la disposition du lieu a fait fuir les plus hésitants.
Le débat du jour a commencé sur un état des lieux et les perspectives du mouvement. Après plusieurs interventions, principalement faites par les militants de la FSE (et d’autres organisations qualifiées d’extrêmes gauches par les médias), l'AG a désigné les représentants envoyés à la coordination nationale étudiante ce week end à Paris. Puis vint la question du blocage qui fut le moyen de réunir autant de monde. A l'instar des AG des quais du site des berges du Rhône, la discussion s'est faite dans un calme rarement vu dans les AG de Bron. Majoritairement en faveur du blocage, les interventions ont centré sur le "soutien au quais". A l'issu de 30 min de débat, le vote a été fait et le blocage aurait été approuvé par 141 personnes contre 70.
Mais des le résultat une masse de personne a quitté l'amphi en jugeant les méthodes de comptage qui "sont pas fiable " selon une étudiante pourtant favorable au blocage. "La FSE a monté ce vote de toute pièce" avoue une étudiante mécontente de l'absence de l'UNEF dans l'organisation de l'AG. Il reste que le blocage semble avoir du mal à s'organiser (à 17h). Malgré les débuts fouillis, le comité d'action a renoncé à mettre en place l'action Printemps des chaises prévu initialement demain matin conjointement avec des professeurs.
La situation devrait être chaotique demain matin en vue du nombre de personnes présentes demain à 8h sur le site pour bloquer.

L'équipe du blog

Revue de presse 25 mars 2009

Mastérisation : sur quoi Darcos a t-il reculé ?


La lettre de Xavier Darcos de vendredi continue de faire réagir... diversement. Il y annonçait le report d’un an des nouveaux concours... mais assorti d’un dispositif complexe de mise en oeuvre de sa réforme.

Comme tout recul partiel du pouvoir politique devant un mouvement de contestation, il pose le problème de son appréciation et des bases de la poursuite de l’action. Revue du problème, à l’aide des textes et réactions diverses parus après ma note de vendredi soir dont le titre imprécis a pu faire croire qu'il s’agissait d’un report du processus d’ensemble de la réforme... alors que le texte de la note expliquait avec plus de précision de quoi il s’agissait.
Clairement, on perçoit quatre lignes de réactions des différents acteurs à l’annonce du ministre de l’éducation nationale. En voici d’abord une présentation très sommaire, puis plus développée avec citation des textes publiés depuis vendredi.
La première est l’ensemble de celles que l’on peut assimiler à l’analyse publiée par la Coordination nationale des Universités et de Sauvons l’Université, que l’on peut résumer ainsi : c’est un «simulacre» de recul, une «manoeuvre». Cette analyse, la plus dure, débouche de manière logique sur un appel à prolonger l’action en cours sur ses bases actuelles et réclamer le retrait total de cette réforme. ...
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La "protesta" contre les violences policières des étudiants et des enseignants

MANIFESTATION. A la façon argentine : ce mardi 24 mars, la manifestation des étudiants et des enseignants chercheurs a d’abord commencé par une grande ronde autour de la place du Capitole à la manière des mères de la place de Mai de Buenos Aires contre la dictature.

Les étudiants et enseignants des Universités de l’Arsenal, Paul Sabatier et du Mirail entendent ainsi protester «contre les violences policières» qui ont ponctué la fin de la manifestation interprofessionnelle toulousaine du 19 mars dernier.

Une action d’auto réduction du Monoprix (prise de nourriture sans passer par les caisses), pourtant négociée avec la direction du supermarché, s’était soldée par une charge de la brigade anti criminalité (BAC)

Á 16 heures, le cortège de 1500 personnes selon les organisateurs, 600 selon la police a défilé sans incidents dans les rues de Toulouse.
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Statut des Enseignants Chercheurs

mercredi 25 mars 2009 (17h10)

Lors du CTPU (Comité Technique Paritaire Universitaire) Valérie Pecresse a tenté de passer en force sa nouvelle version du décret sur le statut des Enseignants Chercheurs alors même que la communauté universitaire dans son ensemble a clairement affiché son refus de ce texte et son exigence d’une prise en compte globale des revendications du mouvement. La ministre confirme qu’elle n’a d’autre stratégie face à notre colère légitime que les manoeuvres, les tentatives de division et le pourrissement de la situation.

Plus de 30 000 manifestants ont encore affirmé hier qu’ils refusent de tomber dans les pièges grossiers tendus par les ministres Pécresse et Darcos. Les initiatives qui fleurissent parto...
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Mobilisation : lycées professionnels et étudiants en colère

Après le primaire, le secondaire et le supérieur, c'était au tour des enseignants de lycées professionnels d'être dans la rue. Ils étaient hier environ 300 à s'être rassemblés devant le rectorat. « Si aujourd'hui nous sommes mobilisés c'est pour protester contre toute une série de réformes qui visent à tuer l'enseignement professionnel, explique Fabienne André, professeur d'arts appliqués. Et cela se fera sur le dos des élèves qui profitent le plus de l'enseignement professionnel, les jeunes des milieux défavorisés. La suppression des BEP, la réduction des effectifs enseignants, la suppression de matières comme les arts appliqués, voila ce qui risque d'arriver à la rentrée si on ne fait rien. » Les enseignants de SEGPA (section d'enseignement général et préprofessionnel adapté) étaient aussi présents pour « protester...
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Enseignants-chercheurs: Pécresse lâche (un peu) du lest

Le projet controversé de réforme du statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé après une nuit de négociations. Mais le principal syndicat, le Snesup, n'est pas satisfait et appelle à intensifier le mouvement.

Le projet controversé de réforme du statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé après une nuit de discussions avec les syndicats. La ministre Pécresse est parvenu à arracher l’accord d’AutonomeSup mais pas du principal syndicat, le Snesup-FSU, qui reste contre.

Alors que le Premier ministre François Fillon avait demandé la réécriture complète du projet, cette dernière version devrait être celle transmise au Conseil d’Etat, selon le ministère de l’Enseignement supérieur.

Après treize heures de discussions au ministère, qui se sont terminées cette nuit, les deux décrets à la base de ce projet, celui sur le statut proprement dit et celui sur le Conseil national des universités (CNU), ont été précisés.
Des précisions sur les heures sup et les promotions

Selon le ministère, le nouveau projet «rappelle la double mission des enseignants-chercheurs» et «précise que le paiement des heures complémentaires se fera au-delà du service de référence». En outre, «l’équilibre des promotions à 50/50 entre niveaux local (les universités) et national (par le CNU) est inscrit dans le décret». Et il est aussi écrit que «tout enseignant-chercheur peut rejoindre une équipe de recherche autre que celle de son établissement».

Avec ces précisions, notamment sur les promotions et les heures supplémentaires, la ministre a emporté l’adhésion d’AutonomeSup, un syndicat indépendant mais généralement classé à droite des autres organisations, mais pas du Snesup, le principal syndicat du supérieur. En signe de désaccord, le Snesup-FSU et FO ont quitté avant la fin les discussions. AutonomeSup a voté pour, le Sgen-CFDT et Sup’Recherche-Unsa se sont abstenus.

Sur le décret du CNU, examiné plus tôt dans la soirée, AutonomeSup, Sgen-CFDT et Unsa ont voté pour, Snesup et FO contre. Le CNU aura désormais la lourde tâche d’évaluer tous les universitaires, tous les quatre ans. ...
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Communiqué de Jacques Bonniel du 25 mars 2009


Lyon 2

Depuis plusieurs semaines, le mouvement de protestation contre les projets de réforme de l'enseignement supérieur se développe de manière très diverse à l'intérieur de notre université. Selon l'implantation (Bron ou les quais), le niveau d'études (Licence ou Master), la filière, les enseignements et leur validation ont pu selon les cas se dérouler normalement, être assurés partiellement, voire être en majeure partie bloqués.
Afin de permettre aux étudiants d'acquérir les connaissances auxquelles ils ont droit et de bénéficier de leur validation, on mettra en place, dès lors que les cours reprennent la semaine prochaine, les aménagements suivants :

  • sous l'autorité des doyens et directeurs, les équipes pédagogiques établiront un état des lieux précis (niveau par niveau, UE par UE) des enseignements et de leur validation assurés : elles redéfiniront alors le périmètre des acquisitions à effectuer encore et donc de leur validation. Ainsi, si le contrôle continu n'a pu se dérouler normalement, les étudiants verront leurs examens validés sous le régime des dispensés d'assiduité, c'est-à-dire sous forme de contrôle terminal. Cette proposition de reconfiguration des enseignements et de leur validation sera examinée en Conseil de Faculté avant approbation par la Division des études puis validation par le CEVU et le CA.
  • pour mettre en place les rattrapages, d'une part on utilisera tous les créneaux disponibles - y compris le samedi matin- et d'autre part, l'année universitaire est prolongée d'une semaine fin mai, les dispositions prises en matière d'examen, de correction et de jurys étant décalées d'une semaine pour s'achever le 18 juillet.

Jacques Bonniel
Vice-Président chargé des formations


Mouvement social : Communiqué de la présidence aux personnels de l'université

Communiqué du 19 mars 2009

Lyon 2

Cher(e)s collègues,

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis le début du mouvement contre les réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche. Enseignants, chercheurs, personnels administratifs et étudiants ont manifesté leurs préoccupations et leur refus de se voir dicter, sans concertation, un avenir dans lequel ils ne se reconnaissaient pas.

L'ampleur des manifestations de ce 19 mars montre, une fois encore, la profondeur des inquiétudes de la communauté universitaire et son exaspération devant les tergiversations des ministères à engager de véritables négociations.

Mais cette mobilisation, que l'équipe présidentielle a d'emblée prise en compte pour que des salles et des créneaux soient réservés aux débats, que les étudiants et les vacataires ne soient pas pénalisés, que les personnels puissent participer aux assemblées générales, ne doit aujourd'hui pas exonérer chacun d'entre nous d'un certain nombre d'obligations ou d'engagements qui sont justement au cœur de ce que représente notre institution :

-d'une part, le devoir de respecter la sécurité des biens et des personnes, dont la présidence est garante et qu'elle entend assurer sans exceptions : nul ne doit être inquiété, menacé ou brutalisé parce qu'il entend faire cours ou ne pas faire cours, se rendre sur son lieu de travail pour accomplir la mission qui est la sienne. Les tentatives d'intimidation contre les enseignants, les dérives policières de certains bloqueurs qui obligent certains personnels administratifs à décliner leur identité pour les laisser accéder aux bureaux, les démontages de barrières qui protègent les passants des chutes de pierres, les dégradations sont absolument inacceptables. Le blocage n'est pas une solution mais un problème de plus.

-d'autre part, l'organisation de la nécessaire continuité de l'institution, mise à mal par les allégations calomnieuses, les informations mensongères distillées auprès des ministères, les appels à gripper la préparation du quadriennal, dont nous savons tous qu'elles entament gravement la crédibilité de notre université, nous éloignent de nos partenaires avec qui nous avons pris des engagements ambitieux et porteurs d'avenir pour nos filières et nos étudiants, nous promettent une pénurie plus grande encore que celle que nous affrontons déjà. Serons-nous vraiment victorieux de quoi que ce soit et de qui que ce soit lorsque le Ministère, alerté par une poignée de boutefeux sur des tentatives d'occupations nocturnes quotidiennes dans nos locaux, reverra à la baisse les crédits de mise en sécurité de notre établissement ?

-enfin, et c'est sans aucun doute le plus important, le respect de nos engagements vis-à-vis de nos étudiants, à qui nous devons songer au plus vite. Quels diplômes allons-nous délivrer cette année ? Sous quelle forme ? Dans quel calendrier. L'équipe présidentielle a organisé hier une première réunion pour apporter des réponses à ces questions, mais il importe que les enseignants-chercheurs s'en saisissent le plus rapidement possible, comme la coordination nationale l'évoque d'ailleurs.

Poursuivre un combat national, lutter pour préparer un avenir vivable aux universités, sauver la recherche en SHS, ne doit pas nous conduire à oublier notre université, Lyon 2, et les problèmes urgents qu'elle affronte. Chacun doit désormais assumer ses responsabilités sur ce terrain là aussi, sans renier ses autres engagements. L'équipe présidentielle prendra les siennes.



Olivier Christin

Président de l'Université Lumière Lyon 2

Lyon II: l'AG des Quais du 24 mars 2009

Le blocage du campus des quais a été reconduit ce matin du 24 mars 2009, à la suite d'un vote à main levée qui s'est déroulé dans la cour d'Eco - gestion.
L'AG n'ayant pas débuté en temps et en heure (11h35 au lieu de 11h) et la pluie intermittente ayant conduit les étudiants à valser entre la cour et l'amphi Aubrac, une partie de l'auditoire s'est "évaporée" au fil des déplacements.

Une seconde AG, commune aux étudiants, enseignants et personnels administratifs, est prévue ce jeudi 26 mars 2009, à 11h.

merci à l'internaute present pour ce message

mardi 24 mars 2009

Erratum

Le cours mis en place par le comité d'action d'ICOM Lyon 2 de demain matin "Communication institutionnelle et politique en temps de conflit social" est reporté.
Il y a toujours :

Atelier 3 : Internet comme outil de mobilisation.
Quelle force les mouvements sociaux peuvent-ils tirer de l'internet, en termes d'organisation et de coordination de leur actions ? Les potentialités du web 2.0 ou « web participatif » sont-elles exploitées à plein, et débouchent-elles sur une implication accrue des internautes ? Existe-t-il un risque de perdre la dimension « physique » des actions militantes, à trop compter sur les réunions « virtuelles » ? L'internet offre-t-il des sources d'information alternatives aux médias dominants ?
Jeudi 26 mars, 9h-11h, salle L 158.

Ce matin : X Darcos sur france inter parle de la masterisation des concours

a ecouter ici

Rappel

AG de Lyon 2 quai a 11h
AG de l'IEP a 14h

lundi 23 mars 2009

Appel de la Coordination Nationale des Universités pour les manifestations du 24 mars


Le 21 mars, on trouve sur le site du Conseil Européen un communiqué de la présidence suite à la réunion de ce Conseil des deux jours précédents. Le Conseil « a souligné que le marché unique jouait un rôle capital pour ce qui est de réduire la durée de la récession en Europe et d'en atténuer l'intensité ». Cette stratégie de « marché unique » constitue une grave menace pour les services publics français et a été depuis 1999 le moteur d'une série de dispositions régressives, parmi lesquelles la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LOLF) d'août 2001, la Loi n°2006-450 du 18 avril 2006 de programme pour la recherche et la Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). Ces deux dernières, suites naturelles de la première, se trouvent à l'origine du démantèlement du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et de l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), de la stratégie de privatisation des universités et de l'ensemble de la recherche et de l'éducation, des attaques contre le statut des personnels titulaires, de la généralisation de la précarité... Tel est le contexte de l'appel de la Coordination Nationale des Universités pour une journée de manifestations « Contre la casse du service public de l’éducation » le 24 mars.

Suit l'appel de la Coordination Nationale des Universités :

Communiqué de la Coordination Nationale des Universités

Appel à la journée de manifestation du 24 mars 2009

« Contre la casse du service public de l’éducation »

Vendredi 20 mars 2009, 17h

La Coordination Nationale des Universités dénonce le mutisme des ministres Valérie Pécresse et Xavier Darcos. Après une journée massive ce 19 Mars, ils ne répondent en aucun cas à nos revendications concernant le statut des enseignants-chercheurs, la mastérisation des concours, le décret budgétaire, la non suppression des postes... toutes ces mesures découlant de la LRU dont nous demandons l'abrogation, ainsi que celle du Pacte pour la Recherche qui a les mêmes conséquences pour les chercheurs. Nous rappelons à cette occasion que le préalable à toute négociation est le retrait de l’ensemble des « réformes » contestées, nocives pour la communauté universitaire et pour les diplômes délivrés.

C’est pourquoi la Coordination Nationale des Universités réaffirme que la journée du 24 mars sera une journée de manifestation à Paris et en province pour assurer la mobilisation de tous. Tous les personnels, étudiants, usagers, parents, en lien avec l’Education Nationale sont appelés à participer au cortège.

A Paris, le cortège, partira à 14h de Port Royal et se dirigera vers le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, où aura lieu le Comité Technique Paritaire Universitaire, qui discutera du « nouveau » décret statutaire des enseignants chercheurs.

La Coordination Nationale des Universités demande donc à l’ensemble des syndicats de condamner avec force la manoeuvre du gouvernement en rejetant unanimement ce nouveau décret, négocié en sous-main par une représentation minoritaire de la communauté universitaire.

La Coordination Nationale des Universités prend acte de l’élargissement historique du mouvement. Elle appelle à massifier la mobilisation et à un durcissement du mouvement, légitimé par une longue lutte de deux mois qui a eu comme seule réponse l’attitude méprisante et irresponsable du gouvernement en place. Elle exige du gouvernement la prise en compte effective de ses revendications, pour que les universités et la recherche puissent assurer leur mission de service public.


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Revue de presse du 23 mars 2009

Valérie Pécresse demande des rattrapages de cours
AP | 23.03.2009 | 10:28

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Valérie Pécresse a annoncé lundi avoir demandé l'organisation de rattrapages de cours, perturbés par la grève dans les universités.

"Ce que je souhaite et que j'ai demandé à tous les présidents d'université, c'est qu'on puisse organiser, de façon à ce que les étudiants ne soient pas victimes de ces blocages et des malentendus avec la communauté universitaire, que des rattrapages soient organisés", a-t-elle expliqué sur France-2. Et ce "afin que tous les étudiants puissent être bien préparés pour leurs examens".

"J'espère que cette semaine le dialogue va s'intensifier et que nous allons pouvoir trouver des voies de passage qui permettront à la situation de revenir à la normale", a ajouté la ministre de l'Enseignement ...
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La tentation de la « radicalisation »

Après la coordination nationale étudiante tenue ce week-end, s'ouvre aujourd'hui à Strasbourg la coordination nationale des universités, « l'assemblée » des enseignants-chercheurs opposés aux réformes gouvernementales. Les étudiants ont appelé hier à une « radicalisation » du mouvement.

Aujourd'hui, des représentants des collectifs et des syndicats d'enseignants de l'enseignement supérieur se retrouvent à Strasbourg, pour débattre de l'orientation de leur mouvement. La coordination nationale des universités (CNU) débute ce matin sur le campus central, pour s'achever vers 19 h, en présence de représentants des collectifs et des syndicats de plusieurs dizaines d'universités françaises.
La contestation ne faiblit pas depuis huit semaines. Olivier Neveux, responsable strasbourgeois du SNESUP (syndicat des enseignants de l'enseignement supérieur), contemple un mouvement « complexe, diffus », où les mécontentements des enseignants s'agrègent à ceux des étudiants.
Cette convergence dans la lutte contre les orientations prônées par le gouvernement se matérialise à Strasbourg, qui accueille successivement la coordination nationale étudiante, puis la CNU des enseignants-chercheurs.

Rejet intégral des réformes

Ce week-end, 80 élus des AG étudiantes ont convergé vers l'Alsace. Issus d'une quarantaine de sites universitaires totalement ou partiellement bloqués, voire occupés,...
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Xavier Darcos cède : la mastérisation est reportée


Dans une lettre datée du 20 mars 2009 adressée aux représentants syndicaux, Xavier Darcos, le ministre de l’Éducation Nationale, a indiqué le report de la réforme sur la formation des enseignants à l’année scolaire 2010/2011. Un recul, certes, mais a priori insuffisant pour faire taire la contestation et tempérer la mobilisation.


Les chiffres de la manifestation nationale du jeudi 19 mars – 3,5 millions de personnes selon les organisateurs, 1,5 million pour la police – ont certainement participé au recul du gouvernement. Le retrait du décret sur la « mastérisation » était l’une des cinq conditions avancées par les syndicats pour la reprise du dialogue avec Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Xavier Darcos. En l’occurrence, il ne s’agit pas à proprement parler d’un retrait, et il est fort probable que la mobilisation continuera dans les jours à venir. Les syndicats d’enseignants sont tout de même satisfaits des avancées obtenues, et espèrent que le gouvernement continuera sur cette lancée. Les assemblées générales réunies aujourd’hui dans plusieurs universités franciliennes ont d’ores et déjà programmé de nouvelles actions pour la semaine prochaine.

Les quatre autres exigences des syndicats demeurent insatisfaites....
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Lyon II et Lyon: A venir

CETTE SEMAINE...
Cours dans d'"autres murs" ce mercredi 25 mars, de 9h30 à 12h30, au Théâtre des Ateliers.
Programme :
9h45-11h15 : Julie Sermon, "Jeunes compagnies, marionnettes traditionnelles. Le retour des bouffons?"
11h15-12h30 : Mireille Losco, "Ubus contemporains : figures comiques du politique au théâtre".
Nous serons accueillis dans la grande salle des Ateliers, qui dispose d'environ 200 places. Que les étudiants n'hésitent donc pas à venir!


Ateliers-débats
Mouvements sociaux, médias et internet.

Semaine du 23 au 27 mars 2009.
Institut de la Communication, Campus de Bron.

Les étudiants et personnels mobilisés de l'Institut de la Communication (Icom) organisent une série d'ateliers de réflexion et de discussion à propos des pratiques de communication et de médiatisation entourant les mouvements sociaux, et en particulier le mouvement en cours dans les universités.
Ouverts à tous, ces ateliers-débats partiront d'un exposé portant sur un cas précis pour susciter ensuite des échanges plus larges autour des thématiques suivantes :

Atelier 1 : La couverture médiatique des mouvements sociaux.
Les mouvements sociaux sont-ils tous égaux face aux médias ? La grève générale dans les Antilles a-t-elle bénéficié d'une attention journalistique comparable à celle du mouvement universitaire ? Comment expliquer qu'un tunnel médiatique puisse succéder à une effervescence médiatique de départ ? Les mouvements sociaux ont-ils à gagner ou à perdre, en privilégiant des actions symboliques pour attirer l'attention des médias ?
Mardi 24 mars, 9h-11h, salle L 158.

Atelier 2 (sous réserve) : Communication institutionnelle et politique en temps de conflit social.
Quelle est la composante partisane dans la communication des pouvoirs publics ? Dans quelle mesure s'accroît-elle face à un mouvement social ? Un(e) ministre parle-t-il(elle) au nom de son parti politique ou des administrations sous sa tutelle ? Les collectifs ou coordinations sont-ils aussi audibles que les organisations plus structurées (syndicats, institutions) ?
Mercredi 25 mars, horaire et lieu à préciser.

Atelier 3 : Internet comme outil de mobilisation.
Quelle force les mouvements sociaux peuvent-ils tirer de l'internet, en termes d'organisation et de coordination de leur actions ? Les potentialités du web 2.0 ou « web participatif » sont-elles exploitées à plein, et débouchent-elles sur une implication accrue des internautes ? Existe-t-il un risque de perdre la dimension « physique » des actions militantes, à trop compter sur les réunions « virtuelles » ? L'internet offre-t-il des sources d'information alternatives aux médias dominants ?
Jeudi 26 mars, 9h-11h, salle L 158.



Venez nombreux, pour témoigner d'expériences personnelles, apporter vos propres analyses et arguments, donner vie à la réflexion et au débat !

dimanche 22 mars 2009

Lyon II Quai. Programme du mardi 24 mars

Mardi AG de
Lyon 2 Quai a 11h ( comme toute les semaines)
IEP 14h

Envoyez nous vos actions a infoloipecresse@gmail.com

samedi 21 mars 2009

Revue de presse du 20 mars 2009

Confidentiel : création de la fondation Carla-Bruni-Sarkozy

Retrouvez tous les confidentiels de la rédaction du Figaro.

Création de la fondation Carla-bruni-Sarkozy

Promesse tenue, la fondation qui portera le nom de la première dame de France doit voir le jour aujourd'hui. Carla Bruni-Sarkozy s'est tournée vers la Fondation de France, à laquelle elle avait fait don des royalties de son dernier album, pour héberger son projet. Objectif : faciliter l'accès à la culture et à l'éducation afin de lutter contre les inégalités sociales. L'accent sera notamment mis sur l'aide financière aux étudiants issus de la diversité prétendant à l'entrée dans les grandes écoles.

Université et recherche : manifestations les 24 et 26 mars
20 mars 2009



A peine remis de la manifestation d’hier, universitaires et chercheurs relancent leur action. Mardi 24 et jeudi 26 mars devraient les voir à nouveau dans les rues, à Paris et en province.

Des manifestations qui s’ajoutent à un calendrier d’actions et d’initiatives toujours aussi dense, comme en témoigne le recueil non exhaustif tenu par SLU.

Le 24 mars, doit se tenir au ministère de Valérie Pécresse une réunion du Comité technique paritaire des Universités. Ordre du jour : le décret sur le statut des enseignants-chercheurs et celui sur le Comité national des universités (CNU). Mission des manifestants qui ont rendez-vous à Port Royal à 14 h : signifier clairement que le dernier avatar de ce statut, qualifié de «peu différent de celui qui a été mis sur la table» initialement par Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, n’est pas satisfaisant pour les universitaires en action depuis 8 semaines. Le 26 mars, c’est le siège du Cnrs qui devrait voir des manifestants, déterminés à bloquer dès potron minet son Conseil d’administration afin de marquer leur refus de voir cet organisme de recherche «démantelé».

Pour la manifestation du 24 mars, l'INALCO prépare une initiative originale : le défilé de l’université Inalco_ctac du futur. ...
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Universités: Darcos lâche encore un peu de lest
AP | 20.03.2009 | 18:04

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a annoncé vendredi, dans une lettre adressée aux syndicats, de nouveaux aménagements à la réforme de la formation des maîtres, et notamment le maintien en l'état des concours actuels de recrutement pour la cession 2010 au lieu d'une obligation généralisée d'obtention du master.

Le 12 mars dernier, M. Darcos et sa collègue de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse avaient déjà annoncé dans un communiqué commun que l'entrée en vigueur de la réforme se ferait de manière "transitoire" à partir de 2010.

Dans un courrier de trois pages adressé aux syndicats vendredi, dont l'Associated Press a obtenu une copie, le ministre annonce que pour permettre l'adaptation progressive de l'appareil universitaire de formation, les concours seront maintenus dans leur état actuel pour la cession 2010".

Il précise toutefois que le recrutement de...
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