dimanche 29 mars 2009

Lyon 2: Le blocage est-il reel

Après le vote des AG étudiantes de mardi (Quai) et mercredi (Bron), les deux sites devrait être bloqué pour que les cours n'ai pas lieu. Mais après quelques recherches, certaines portes restent ouverte et certains cours ont eu lieu. Selon les effectifs, les bloqueurs ont ou non la capacité de fermer les accès. Mais la semaine qui commence demain va montrer la capacité réelle de blocage. Car ça ne fait que 2 jours (jeudi et vendredi) que les deux sites sont simultanément. Les mauvaises langue lance d'ores et déjà que "les bloqueurs n'ont plus la capacité de bloquer les quais donc ils bloquent Bron" comme nous confie marie en première année de science politique sur les quais. Malgré 3 semaines de blocage des quais , les enseignements transversaux sont toujours mis en place. Filtre va être aussi un bâtiment important demain. Si il est fermé il sera le symbole d'un blocage multi-section. Ceci toucherai toutes les sections même celle hors des deux sites.
Il est tout de meme étrange de voir :

Lundi 30 mars :

- 7h00 : rendez-vous sur le forum du campus de Bron pour organiser le blocage.
- Dans la soirée : teuf sur l’occupation du campus de Bron.

sur le site rebellyon.info. Evidemment , ce message publié par un particulier montre aussi le risque que beaucoup denonce sur les raisons d'implication de certains. Les bloqueurs sont-ils réellement étudiants? Doit-on controler les étudiants a l'entrée des sites, particulierement sur les quais?

Le blocage qui doit donc recommencer demain a 7h30 montera l'implication des étudiants, particulièrement sur Bron.

Action a venir: Cent ans de solitude

Les enseignants chercheurs d'espagnol à Lyon II en grève recherche des bénévoles pour l'action de mardi à jeudi. L'action consiste a lire en public 100 ans de solitude de Gabriel García Márquez.

Pour les contacter visitez le blog créé a cette occasion
http://centanssolitudelyon.blogspot.com/

samedi 28 mars 2009

Lyon II: Message de Jacques Bonniel, Vice-Président chargé des formations


27/03/2009

Depuis plusieurs semaines, le mouvement de protestation contre les projets de réforme de l'enseignement supérieur se développe de manière très diverse à l'intérieur de notre université. Selon l'implantation (Bron ou les quais), le niveau d'études (Licence ou Master), la filière, les enseignements et leur validation ont pu selon les cas se dérouler normalement, être assurés partiellement, voire être en majeure partie bloqués.
Afin de permettre aux étudiants d'acquérir les connaissances auxquelles ils ont droit et de bénéficier de leur validation, on mettra en place, dès lors que les cours reprennent la semaine prochaine, les aménagements suivants :


- sous l'autorité des doyens et directeurs, les équipes pédagogiques établiront un état des lieux précis (niveau par niveau, UE par UE) des enseignements et de leur validation assurés : elles redéfiniront alors le périmètre des acquisitions à effectuer encore et donc de leur validation.Ainsi, si le contrôle continu n'a pu se dérouler normalement, les étudiants verront leurs examens validés sous le régime des dispensés d'assiduité, c'est-à-dire sous forme de contrôle terminal. Cette proposition de reconfiguration des enseignements et de leur validation sera examinée en Conseil de Faculté avant approbation par la Division des études puis validation par le CEVU et le CA.


- pour mettre en place les rattrapages, d'une part on utilisera tous les créneaux disponibles - y compris le samedi matin- et d'autre part, l'année universitaire est prolongée d'une semaine fin mai, les dispositions prises en matière d'examen, de correction et de jurys étant décalées d'une semaine pour s'achever le 18 juillet.

Revue de presse du 28 mars 2009

Opération blocage au Rectorat (27/03/2009 )

Ce vendredi matin, les étudiants mobilisés contre les réformes Pécresse et Darcos ont opéré un bref blocage du rectorat, un nouveau signe de radicalisation du mouvement dans l'Education Nationale. Reportage.

8h45, une cinquantaine de manifestants pénètre dans l'établissement de la rue de Marseille, par le portail, obligeant le surveillant à les laisser passer. Une trentaine d'autres patiente devant le bâtiment, surveillés par la Police placée à une dizaine de mètres. «Cette fois-ci, ça ne va pas prendre 25 minutes pour avoir l'autorisation de pénétrer dans l'établissement » s'exclame la commissaire en charge de l'ordre public. " Mardi dernier, des manifestants avaient déjà tenté d'occuper le lieu".

9h15, le recteur donne l'autorisation à la Police de pénétrer dans l'établissement pour en chasser les occupants. Prévenus, ceux-ci sortent en ordre serré et par la petite porte, bien qu'ils aient réclamé "le grand portail".Devant le cordon de policiers casqués, les étudiants n'ont pas insisté. Ils ont retiré d'eux-même les banderoles qu'ils avaient placé sur les grilles du rectorat puis sont partis en scandant « Education laïque, publique et populaire ».

M.Naizot, secrétaire général adjoint au rectorat, visiblement soulagé que l'ambiance ait été « plutôt bon enfant » a déclaré avoir eu « du souci » quand quelques uns des manifestants sont montés sur les toits. « Dans le but d'accrocher une banderole » confiera plus tard une étudiante. Après huit semaines de mobilisation synonymes d'arrêt des cours, dans les facultés, « le centre des débats actuels porte sur la valeur de notre semestre » explique Julie, étudiante à Lyon II et syndiquée à la FSE. Pour l'heure, rien n'est fixé. « Nous espérons que le semestre ne sera pas déclaré blanc, auquel cas tout le monde redoublera son semestre. »

La Police aussi...
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Quatre présidents d’université appellent à la mobilisation


Hier, réunis au colloque annuel de la Conférence des présidents d’université, les présents ont lancé un appel à la reprise des cours. Quatre de leurs confrères, et pas des moindres puisqu'il s'agit de Pascal BINCZAK, (Paris 8 Vincennes), Bernadette MADEUF (Paris-Ouest-Nanterre), Georges MOLINIE (Paris IV La Sorbonne) et Philippe ROLLET (Lille -I) - ont décidé de leur répondre vertement.

Ajout à 16h 40 : je reçois à l'instant la signature de ce texte de la présidente de Montpellier-3 Paul Valery, Anne Fraïsse.

Voici cet appel qui sera probablement signé dans la journée par d’autres présidents d’université. Il montre que la colère du milieu universitaire reste forte, large et que la CPU dans sa composition actuelle n’en represente qu’une partie. Lire ici une analyse de la situation du mouvement de contestation.

Tonnerre de Brest ! La Conférence des Présidents d’Université (CPU) tient depuis le mercredi 25 mars son colloque annuel, à Brest. Pendant ce temps, nos ministres de tutelle maintiennent le cap des réformes que la communauté universitaire, après huit semaines de mobilisation, continue massivement à rejeter. Pendant que les présidents réunis à Brest appellent clairement les universitaires à rentrer dans le rang au prétexte que leurs principales revendications auraient été satisfaites, nos universités voient dans les faits le mouvement en cours se poursuivre, voire s’amplifier, avec une détermination et une inventivité étonnantes. Nous, présidents d’université responsables, avions hésité à participer à ce colloque brestois de la CPU que nous jugions pour le moins inopportun… et qui ressemble ces jours-ci à une fuite à Versailles ! ...
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La police fait évacuer l'université de Strasbourg

Par Reuters, publié le 28/03/2009 à 09:17

STRASBOURG - Les étudiants en grève qui occupaient depuis plus d'un mois le bâtiment des sciences humaines de l'université de Strasbourg ont été contraints par la police de quitter les lieux dans la nuit de vendredi à samedi.

Manifestation d'étudiants devant l'université de Strasbourg lors de la venue de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, début février. Les étudiants en grève qui occupaient depuis plus d'un mois le bâtiment des sciences humaines de l'université de Strasbourg ont été contraints par la police de quitter les lieux dans la nuit de vendredi à samedi. (Reuters/Vincent Kessler)

Manifestation d'étudiants devant l'université de Strasbourg lors de la venue de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, début février. Les étudiants en grève qui occupaient depuis plus d'un mois le bâtiment des sciences humaines de l'université de Strasbourg ont été contraints par la police de quitter les lieux dans la nuit de vendredi à samedi. (Reuters/Vincent Kessler)

L'évacuation de la quarantaine d'étudiants s'est déroulée dans le calme vers 05h00 et il n'y a eu aucune interpellation, ont précisé la police et l'université.

Le président de l'Université, Alain Beretz, après un avis favorable du conseil d'administration, avait lui-même sollicité l'intervention des forces de l'ordre pour libérer le campus, qui ferme pendant une semaine en raison de la tenue à Strasbourg les 3 et 4 avril du sommet de l'Otan...

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vendredi 27 mars 2009

jeudi 26 mars 2009

La coordination nationale étudiante change de site mais reste a Paris

Communiqué des organisateurs:

La semaine dernière, nous avions obtenus un accord de principe de la présidence pour le centre PMF de Tolbiac. Lundi, une nouvelle délégation allait voir la présidence, qui déclara qu'ils n'avaient jamais dit ça. Après 2 heures où ils nous ont balladés très fortement... il nous ont proposé un site que l'on jugeait trop petit. Un nouveau rendez-vous était fixé ce matin (jeudi).
Ce matin, une délégation est allée obtenir un autre site. Ainsi, la coordination nationale étudiante se déroulera ce week-end au centre Paris 1 René- Cassin, 17 rue Saint Hippolyte dans le 13ème arrondissement.

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A Lyon II, 5 représentants doivent s'y rendre:
2 pour Bron (2 membres de la FSE)
3 pour les quais ( pas d'informations)

Lyon: Manif du 26 mars 2009

A 14h30, une manifestation enseignants et étudiants est parti de la place des Terreaux réunissant entre 1500 et 3000 personnes. Cette neuvième manifestation a eu une place dans les médias suite a l'occupation du CNRS par les enseignants qui a été annoncé cette après midi.

Lyon II Bron: Etat des leux de la mobilisation a 11h

Bron s'est reveillé ce matin dans un calme assez rare. L'information du bloage avait fait le tour et peu de personnes se sont deplacé a 8h. Sur place, le blocage des lieu a été mis en place par le comité de mobilisation de Lyon II Bron. La quasi totalité été a 10h30 fermées. Mais l'ouverture du corps princial du site (bat K) a eu lieu a 10h45 pour mettre en place une reunion d'information Amphi E. Plus de 400 p)ersonnes ses sont préssées pour assister a ce moment d'explication.
Seul benole a ce blocage qui s'est deroulé sans violence, un altercation a l'entrée de l'icom (bat L). En effeet , trois individus bloqueurs ont voulu bloquer l'entre de ce batiments où il n'y a pas de cours. Les enseignants en greve qui donnaient un cours hors les murs ont du arreter ce temps de debat pour intervenir a une dispute entre les bloqueurs et un enseignant greviste. Il aura fallu arreter le cour et calmer les esprits pour arreter la violence qui s'est soldé par une chaise lancé contre un mur par l'enseignant. Finalement , l'entrée qui est utilisé pour livrer du materiel ne sera pas bloquée. Cet evenement n'est pas isolé d'autres tension ont été vu a plusieurs endroit mais dans un esprit plus calme.
Pour le moment aucun cours n'est donnés et la reunion d'information a lieu.

L'equipe du blog

mercredi 25 mars 2009

Programme du 26 mars à Lyon

> 7h00 : rendez-vous sur le forum de Lyon-II-Bron pour bloquer la fac.
> 9h00 : Cycle de cours du comité de mobilisation de l'icom
Atelier 3 : Internet comme outil de mobilisation.
Quelle force les mouvements sociaux peuvent-ils tirer de l'internet, en termes d'organisation et de coordination de leur actions ? Les potentialités du web 2.0 ou « web participatif » sont-elles exploitées à plein, et débouchent-elles sur une implication accrue des internautes ? Existe-t-il un risque de perdre la dimension « physique » des actions militantes, à trop compter sur les réunions « virtuelles » ? L'internet offre-t-il des sources d'information alternatives aux médias dominants ?
Jeudi 26 mars, 9h-11h, salle L 158
, BRON
> 9h00 : Science Politique. Correction-discution sur les dossiers du CM "Mobilisations Collectives" animée par Sophie Béroud

> 12h00 : AG commune personnels administratifs-enseignants et étudiants à Lyon 2 sur le campus des Quais
> 14h00 : Manifestation au départ de la place des Terreaux pour la défense du service public de l’Education Nationale.
> 17h00 : Reunion de concertation enseignants/étudiants pour definir le programme de la semaine. Lyon II Quais
> 19h00 : AG interprofessionnelle à la bourse du travail ( Travail sur l'idée de Greve générale)

Lyon II: l'AG de Bron vote le blocage

Après plusieurs semaines de blocage du site des quais, l'AG de Bron vote aussi le blocage du site. Malgré une communication fouillis, l'AG a réuni à 14h amphi D plus de 300 personnes. Mais la disposition du lieu a fait fuir les plus hésitants.
Le débat du jour a commencé sur un état des lieux et les perspectives du mouvement. Après plusieurs interventions, principalement faites par les militants de la FSE (et d’autres organisations qualifiées d’extrêmes gauches par les médias), l'AG a désigné les représentants envoyés à la coordination nationale étudiante ce week end à Paris. Puis vint la question du blocage qui fut le moyen de réunir autant de monde. A l'instar des AG des quais du site des berges du Rhône, la discussion s'est faite dans un calme rarement vu dans les AG de Bron. Majoritairement en faveur du blocage, les interventions ont centré sur le "soutien au quais". A l'issu de 30 min de débat, le vote a été fait et le blocage aurait été approuvé par 141 personnes contre 70.
Mais des le résultat une masse de personne a quitté l'amphi en jugeant les méthodes de comptage qui "sont pas fiable " selon une étudiante pourtant favorable au blocage. "La FSE a monté ce vote de toute pièce" avoue une étudiante mécontente de l'absence de l'UNEF dans l'organisation de l'AG. Il reste que le blocage semble avoir du mal à s'organiser (à 17h). Malgré les débuts fouillis, le comité d'action a renoncé à mettre en place l'action Printemps des chaises prévu initialement demain matin conjointement avec des professeurs.
La situation devrait être chaotique demain matin en vue du nombre de personnes présentes demain à 8h sur le site pour bloquer.

L'équipe du blog

Revue de presse 25 mars 2009

Mastérisation : sur quoi Darcos a t-il reculé ?


La lettre de Xavier Darcos de vendredi continue de faire réagir... diversement. Il y annonçait le report d’un an des nouveaux concours... mais assorti d’un dispositif complexe de mise en oeuvre de sa réforme.

Comme tout recul partiel du pouvoir politique devant un mouvement de contestation, il pose le problème de son appréciation et des bases de la poursuite de l’action. Revue du problème, à l’aide des textes et réactions diverses parus après ma note de vendredi soir dont le titre imprécis a pu faire croire qu'il s’agissait d’un report du processus d’ensemble de la réforme... alors que le texte de la note expliquait avec plus de précision de quoi il s’agissait.
Clairement, on perçoit quatre lignes de réactions des différents acteurs à l’annonce du ministre de l’éducation nationale. En voici d’abord une présentation très sommaire, puis plus développée avec citation des textes publiés depuis vendredi.
La première est l’ensemble de celles que l’on peut assimiler à l’analyse publiée par la Coordination nationale des Universités et de Sauvons l’Université, que l’on peut résumer ainsi : c’est un «simulacre» de recul, une «manoeuvre». Cette analyse, la plus dure, débouche de manière logique sur un appel à prolonger l’action en cours sur ses bases actuelles et réclamer le retrait total de cette réforme. ...
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La "protesta" contre les violences policières des étudiants et des enseignants

MANIFESTATION. A la façon argentine : ce mardi 24 mars, la manifestation des étudiants et des enseignants chercheurs a d’abord commencé par une grande ronde autour de la place du Capitole à la manière des mères de la place de Mai de Buenos Aires contre la dictature.

Les étudiants et enseignants des Universités de l’Arsenal, Paul Sabatier et du Mirail entendent ainsi protester «contre les violences policières» qui ont ponctué la fin de la manifestation interprofessionnelle toulousaine du 19 mars dernier.

Une action d’auto réduction du Monoprix (prise de nourriture sans passer par les caisses), pourtant négociée avec la direction du supermarché, s’était soldée par une charge de la brigade anti criminalité (BAC)

Á 16 heures, le cortège de 1500 personnes selon les organisateurs, 600 selon la police a défilé sans incidents dans les rues de Toulouse.
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Statut des Enseignants Chercheurs

mercredi 25 mars 2009 (17h10)

Lors du CTPU (Comité Technique Paritaire Universitaire) Valérie Pecresse a tenté de passer en force sa nouvelle version du décret sur le statut des Enseignants Chercheurs alors même que la communauté universitaire dans son ensemble a clairement affiché son refus de ce texte et son exigence d’une prise en compte globale des revendications du mouvement. La ministre confirme qu’elle n’a d’autre stratégie face à notre colère légitime que les manoeuvres, les tentatives de division et le pourrissement de la situation.

Plus de 30 000 manifestants ont encore affirmé hier qu’ils refusent de tomber dans les pièges grossiers tendus par les ministres Pécresse et Darcos. Les initiatives qui fleurissent parto...
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Mobilisation : lycées professionnels et étudiants en colère

Après le primaire, le secondaire et le supérieur, c'était au tour des enseignants de lycées professionnels d'être dans la rue. Ils étaient hier environ 300 à s'être rassemblés devant le rectorat. « Si aujourd'hui nous sommes mobilisés c'est pour protester contre toute une série de réformes qui visent à tuer l'enseignement professionnel, explique Fabienne André, professeur d'arts appliqués. Et cela se fera sur le dos des élèves qui profitent le plus de l'enseignement professionnel, les jeunes des milieux défavorisés. La suppression des BEP, la réduction des effectifs enseignants, la suppression de matières comme les arts appliqués, voila ce qui risque d'arriver à la rentrée si on ne fait rien. » Les enseignants de SEGPA (section d'enseignement général et préprofessionnel adapté) étaient aussi présents pour « protester...
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Enseignants-chercheurs: Pécresse lâche (un peu) du lest

Le projet controversé de réforme du statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé après une nuit de négociations. Mais le principal syndicat, le Snesup, n'est pas satisfait et appelle à intensifier le mouvement.

Le projet controversé de réforme du statut des enseignants-chercheurs a été à nouveau amendé après une nuit de discussions avec les syndicats. La ministre Pécresse est parvenu à arracher l’accord d’AutonomeSup mais pas du principal syndicat, le Snesup-FSU, qui reste contre.

Alors que le Premier ministre François Fillon avait demandé la réécriture complète du projet, cette dernière version devrait être celle transmise au Conseil d’Etat, selon le ministère de l’Enseignement supérieur.

Après treize heures de discussions au ministère, qui se sont terminées cette nuit, les deux décrets à la base de ce projet, celui sur le statut proprement dit et celui sur le Conseil national des universités (CNU), ont été précisés.
Des précisions sur les heures sup et les promotions

Selon le ministère, le nouveau projet «rappelle la double mission des enseignants-chercheurs» et «précise que le paiement des heures complémentaires se fera au-delà du service de référence». En outre, «l’équilibre des promotions à 50/50 entre niveaux local (les universités) et national (par le CNU) est inscrit dans le décret». Et il est aussi écrit que «tout enseignant-chercheur peut rejoindre une équipe de recherche autre que celle de son établissement».

Avec ces précisions, notamment sur les promotions et les heures supplémentaires, la ministre a emporté l’adhésion d’AutonomeSup, un syndicat indépendant mais généralement classé à droite des autres organisations, mais pas du Snesup, le principal syndicat du supérieur. En signe de désaccord, le Snesup-FSU et FO ont quitté avant la fin les discussions. AutonomeSup a voté pour, le Sgen-CFDT et Sup’Recherche-Unsa se sont abstenus.

Sur le décret du CNU, examiné plus tôt dans la soirée, AutonomeSup, Sgen-CFDT et Unsa ont voté pour, Snesup et FO contre. Le CNU aura désormais la lourde tâche d’évaluer tous les universitaires, tous les quatre ans. ...
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Communiqué de Jacques Bonniel du 25 mars 2009


Lyon 2

Depuis plusieurs semaines, le mouvement de protestation contre les projets de réforme de l'enseignement supérieur se développe de manière très diverse à l'intérieur de notre université. Selon l'implantation (Bron ou les quais), le niveau d'études (Licence ou Master), la filière, les enseignements et leur validation ont pu selon les cas se dérouler normalement, être assurés partiellement, voire être en majeure partie bloqués.
Afin de permettre aux étudiants d'acquérir les connaissances auxquelles ils ont droit et de bénéficier de leur validation, on mettra en place, dès lors que les cours reprennent la semaine prochaine, les aménagements suivants :

  • sous l'autorité des doyens et directeurs, les équipes pédagogiques établiront un état des lieux précis (niveau par niveau, UE par UE) des enseignements et de leur validation assurés : elles redéfiniront alors le périmètre des acquisitions à effectuer encore et donc de leur validation. Ainsi, si le contrôle continu n'a pu se dérouler normalement, les étudiants verront leurs examens validés sous le régime des dispensés d'assiduité, c'est-à-dire sous forme de contrôle terminal. Cette proposition de reconfiguration des enseignements et de leur validation sera examinée en Conseil de Faculté avant approbation par la Division des études puis validation par le CEVU et le CA.
  • pour mettre en place les rattrapages, d'une part on utilisera tous les créneaux disponibles - y compris le samedi matin- et d'autre part, l'année universitaire est prolongée d'une semaine fin mai, les dispositions prises en matière d'examen, de correction et de jurys étant décalées d'une semaine pour s'achever le 18 juillet.

Jacques Bonniel
Vice-Président chargé des formations


Mouvement social : Communiqué de la présidence aux personnels de l'université

Communiqué du 19 mars 2009

Lyon 2

Cher(e)s collègues,

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis le début du mouvement contre les réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche. Enseignants, chercheurs, personnels administratifs et étudiants ont manifesté leurs préoccupations et leur refus de se voir dicter, sans concertation, un avenir dans lequel ils ne se reconnaissaient pas.

L'ampleur des manifestations de ce 19 mars montre, une fois encore, la profondeur des inquiétudes de la communauté universitaire et son exaspération devant les tergiversations des ministères à engager de véritables négociations.

Mais cette mobilisation, que l'équipe présidentielle a d'emblée prise en compte pour que des salles et des créneaux soient réservés aux débats, que les étudiants et les vacataires ne soient pas pénalisés, que les personnels puissent participer aux assemblées générales, ne doit aujourd'hui pas exonérer chacun d'entre nous d'un certain nombre d'obligations ou d'engagements qui sont justement au cœur de ce que représente notre institution :

-d'une part, le devoir de respecter la sécurité des biens et des personnes, dont la présidence est garante et qu'elle entend assurer sans exceptions : nul ne doit être inquiété, menacé ou brutalisé parce qu'il entend faire cours ou ne pas faire cours, se rendre sur son lieu de travail pour accomplir la mission qui est la sienne. Les tentatives d'intimidation contre les enseignants, les dérives policières de certains bloqueurs qui obligent certains personnels administratifs à décliner leur identité pour les laisser accéder aux bureaux, les démontages de barrières qui protègent les passants des chutes de pierres, les dégradations sont absolument inacceptables. Le blocage n'est pas une solution mais un problème de plus.

-d'autre part, l'organisation de la nécessaire continuité de l'institution, mise à mal par les allégations calomnieuses, les informations mensongères distillées auprès des ministères, les appels à gripper la préparation du quadriennal, dont nous savons tous qu'elles entament gravement la crédibilité de notre université, nous éloignent de nos partenaires avec qui nous avons pris des engagements ambitieux et porteurs d'avenir pour nos filières et nos étudiants, nous promettent une pénurie plus grande encore que celle que nous affrontons déjà. Serons-nous vraiment victorieux de quoi que ce soit et de qui que ce soit lorsque le Ministère, alerté par une poignée de boutefeux sur des tentatives d'occupations nocturnes quotidiennes dans nos locaux, reverra à la baisse les crédits de mise en sécurité de notre établissement ?

-enfin, et c'est sans aucun doute le plus important, le respect de nos engagements vis-à-vis de nos étudiants, à qui nous devons songer au plus vite. Quels diplômes allons-nous délivrer cette année ? Sous quelle forme ? Dans quel calendrier. L'équipe présidentielle a organisé hier une première réunion pour apporter des réponses à ces questions, mais il importe que les enseignants-chercheurs s'en saisissent le plus rapidement possible, comme la coordination nationale l'évoque d'ailleurs.

Poursuivre un combat national, lutter pour préparer un avenir vivable aux universités, sauver la recherche en SHS, ne doit pas nous conduire à oublier notre université, Lyon 2, et les problèmes urgents qu'elle affronte. Chacun doit désormais assumer ses responsabilités sur ce terrain là aussi, sans renier ses autres engagements. L'équipe présidentielle prendra les siennes.



Olivier Christin

Président de l'Université Lumière Lyon 2