mercredi 29 avril 2009
Tribune : UNEF,FSE,UPC,fédération PCF rhône,UEC,JC,JCML,étudiants mobilisés, Sud etudiant concernant la journée de lundi 27 avril 2009 à Lyon 2
Nous considérons que ce vote, qui a eu lieu sans débats préalables, sans concertations avec les syndicats et les étudiants, est illégitime et passe par-dessus la démocratie des assemblées générales.
L'appel au boycott de ce vote contresigné par les syndicats Unef et Fse et par le collectif du personnel et des enseignants Pau a été censuré. Alors que les assemblées générales de Bron, des Quais et des doctorants se sont prononcées pour le boycott. Dans ce contexte, les grévistes qui se battent depuis deux mois pour la sauvegarde de l'enseignement supérieur ont voulu manifester devant les bureaux de vote afin de protester.
C'est à ce moment-là que les vigiles privés ont utilisé la violence contre les étudiants en les gazant. Les forces de police sont intervenues et ont poursuivi les grévistes dans une véritable embuscade aux alentours de Jean Macé afin d'arrêter de manière ciblée quatre étudiants connus de la mobilisation. Deux des étudiants sont des syndicalistes. C'est une arrestation politique puisque les personnes arrêtées n'étaient pas présentes lors des échauffourées. Nous condamnons le choix de la présidence de Lyon 2 de recourir à des vigiles dans l'université, ainsi que les violences auxquelles ils se sont livrés, en perdant leur sang-froid. Plusieurs étudiants ont été frappés. Nous condamnons la violence policière et les arrestations préméditées de grévistes connus afin de casser le mouvement de grève. Nous ne cèderons pas face à la répression. La mobilisation continue et nous appelons à la manifestation du mardi 28 avril et du vendredi 1er mai.
Libérez nos camarades.
UNEF,FSE,UPC,fédération PCF rhône,UEC,JC,JCML,étudiants mobilisés, Sud etudiant
Tribune : message de la FSE concernant la journée de lundi 27 avril 2009 à Lyon 2
Cependant, elle dénonce l'attitude de provocateurs et d'aventuriers de certains membres de la présidence. Attitude délibéremment responsable des incidents de lundi.
En organisant un vote sans débat, passant au dessus de la tête des assemblées générales, sur des questions biaisés, et entouré par des vigiles privés, la présidence savait quels risques elle prenait, et elle les a pris dans le but conscient de liquider la mobilisation étudiante et la grève universitaire.
La présidence a commis des mensonges en promettant que ce vote ne serait pas entouré par une cohorte de vigiles armés de bombes lacrymogènes, promesses réitérées vendredi lors de l'occupation de la salle du conseil.
Par ailleurs, la FSE s'interroge sur l'origine du financement de ces vigiles, leurs élus n'ayant aucunement pu voir, dans les conseils centraux, un vote du budget sur des moyens financier offrant à l'université Lyon II la possibilité de louer une armée privée.
Par ailleurs, le mail de la présidence sur la réouverture est une négation complète de la liste de revendications développées par les assemblées générales des étudiants, des personnels, des revendications de la CNU et de la CNE. Il remet en cause la légitimité de la lutte menée par ceux-ci, et se cantonne, dans leur protestation, à des messages envoyés au ministère, à quelques phrases ou déclarations lancées au vent par des orateurs. Ce n'est pas la vision qu'a la FSE de la lutte, la lutte qu'elle mène tous les jours pour parvenir a faire reculer le gouvernement.
Cette réouverture sans appel a reprendre les cours est un blanc-seing offert aux UFR pour qu'elles prennent la responsabilité ou non de rouvrir les cours, quitte à faire une provocation de plus contraires aux décisions de l'AG, dont le dernier vote sur la question du blocage, Mercredi dernier, à fait l'objet d'un vote avec émargement et carte étudiante. Nous dénonçons cette attitude, qui tente encore une fois de dédouaner la présidence de ses responsabilité, et qui laisse les discriminations entre UFR, en particulier celles sous le contrôles des réactionnaires, s'opérer de nouveau. La présidence sera seule coupable des possibles violences qui pourraient avoir lieu demain au sein de l'université.
Elle dénonce également les plaintes posées par l'université dans le seul but de décapiter le mouvement et l'organisation. La répression féroce de lundi est un exemple éloquant d'une volonté de nuire à la lutte, puisque deux militants de la FSE ont été arrêtés.
La FSE appelle donc à maintenir les décisions votées par le SEUL organe démocratique et légitime de la mobilisation, et à maintenir le blocage de l'université, ainsi que les revendications sur les diplômes, cela dans le but de poursuivre la lutte nescessaire et stratégique contre la LRU.
mardi 28 avril 2009
Programme du Mercredi 29 avril à Lyon
- 12h00 : Assemblée Générale étudiante à Lyon-II-Bron, notamment pour voter le blocage.
- 18h00 : projection du documentaire "El b’ir - Le puit" (sur Lyon pendant la guerre d’Algérie), 84 minutes, suivi d’une discussion-débat avec la réalisatrice Béatrice Dubell, à Lyon-II-Bron, amphi C.
Resumé de la journée du mardi 28 avril a Lyon
Plusieurs actions ont eu lieu ce mardi, marqué notamment par la fermeture administrative de l'université Lyon2.
Vers 13h30, un groupe d'étudiant de lyon2 ont pu participer à l'émission "le Grand débat" de Jean Marc Morandini, car la radio Europe 1 avait en ce jour délocaliser leur antenne au Virgin Megastore à lyon. Le débat eu lieu entre vincent, élève à Lyon2 en deuxième de science politique, Patrice Bessac, porte parole du PCF, Alain Jakubowicz, avocat lyonnais et Jacques Boucaud, journaliste politique au progrès.
Voici le lien pour suivre le débat
http://www.europe1.fr/Radio/chroniques/(id)/1174/(nom)/Le-Grand-Debat/(date)/28/04/2009
L'après midi, une nouvelle manifestation des étudiants et enseignants chercheurs est partie à 14h de la place des Terreaux pour finir au rectorat, en ce jour de Sainte Valérie.
Plus tard dans la soirée, la réouverture des Campus de Bron et des Quais a été décidée par la présidence (cf. article ci dessous).
Demain, une nouvelle AG étudiante devrait se tenir à 12h à Bron avec une nouvelle fois la question du blocage.
Lyon 2 : message de la presidence du 28 avril , journée de fermeture administrative
L’équipe présidentielle souhaite rappeler solennellement ses positions contre la politique menée par le ministère en matière d’enseignement supérieur et de recherche :
- refus de la révision du décret de 84 et refus du décret sur le contrat doctoral unique, dès le congrès du mois de décembre
- refus de la remontée des maquettes de masterisation des concours d’enseignement, fin janvier.
Elle tient absolument à dissocier la résistance à ces réformes imposées par le gouvernement des modes d’actions violentes qui ne font que discréditer la mobilisation actuelle.
Elle rappelle son attachement aux valeurs fondamentales de l’université, au premier rang desquelles la liberté d’enseigner et de circuler sans entraves, de même que la liberté de pouvoir exprimer son opinion de manière démocratique.
Ces libertés ont été gravement bafouées ces derniers jours.
L’équipe présidentielle appelle à un rassemblement des acteurs de l’Université autour des enjeux véritables des réformes et du mouvement de mobilisation qu’elles suscitent. Cette mobilisation ne doit pas nous conduire à renoncer à ce que nous sommes, à nos missions et à nos atouts : notre capacité à organiser nous-mêmes l’université sur un schéma qui nous convient, et à proposer sur le monde un autre discours que celui de l’utilitarisme, c’est à dire celui des sciences sociales.
Nous lançons donc un appel solennel à une présence massive sur les deux campus, à partir de demain matin mercredi 29 avril, des étudiants et des personnels, qui seront par ailleurs convoqués de façon précise par les responsables des composantes. La levée du blocage, porteur de divisions et de tensions, doit permettre de réunir la communauté universitaire sur des objectifs discutés et partagés et de renouer ainsi un dialogue constructif.
Les campus ouvriront à 10h.
L'équipe présidentielle
________________________________________________________
Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,
La consultation organisée hier au sujet de la levée du blocage a donné lieu, à 15h15, à des violences et des débordements inacceptables dans le bureau de vote du campus Berges du Rhône. La présidence souhaite faire part à la communauté universitaire d'un état précis et circonstancié de ces événements, afin de lever les ambiguïtés et les rumeurs qui gagnent aujourd'hui notre établissement.
Le scrutin s'est tenu sans incidents majeurs jusqu'à 15h15. Les étudiants favorables au blocage et hostiles à la consultation ont pu librement distribuer des tracts appelant au boycott du scrutin.
Vers 15h15, deux étudiants, qui étaient très engagés contre cette consultation, ont demandé à accéder au bureau de vote. Après avoir présenté leur carte CUMUL aux deux membres de l'université qui contrôlaient l’accès au bureau, ils ont pénétré dans la salle et ont refusé d'aller plus loin que la table sur laquelle étaient installés les enveloppes et les bulletins. Un incident a alors éclaté lorsque l’un des deux étudiants a déchiré l’enveloppe de vote. Une vingtaine de bloqueurs, à l’extérieur, ont chargé les deux membres du personnel responsables du contrôle des cartes pour s'introduire dans le bureau de vote.
Cette situation flagrante de mise en danger des personnes et des biens, notamment des urnes et des listes d'émargement, a conduit les personnels de sécurité à tenter de fermer la porte du bureau de vote. Face au nombre et à la détermination des agresseurs qui jetaient des projectiles dans la salle, ils n’ont pu contenir l’intrusion et ont été amenés à utiliser, en situation de légitime défense et à deux reprises, des gaz lacrymogènes. Ceux-ci ont été projetés pendant quelques secondes, à distance et au-dessus des têtes des agresseurs. Une poubelle, remplie notamment de morceaux de verre, a été violemment jetée par les casseurs au visage de certaines personnes présentes et un étudiant a été blessé au front.
Les personnes présentes dans l'enceinte du bureau de vote ont alors constaté par l'entrebâillement de la porte des individus cagoulés utilisant contre les agents de sécurité des chaises et des barrières qui avaient été placées devant le bureau de vote. Ces personnes, proférant des menaces de mort contre ceux qui étaient réfugiés dans le bureau de vote, ont utilisé les barrières comme béliers puis ont jeté dans la salle des fumigènes et des pétards de tailles différentes, dont certains auraient pu blesser grièvement des étudiants, des membres du personnel et des enseignants. D'après nos informations, ces pétards de plus de 5 cms de diamètre auraient pu engendrer des dégâts irréversibles sur le plan auditif ou ophtalmologique.
Ces individus violents ont ensuite utilisé contre les personnes présentes dans le bureau un extincteur, ce qui a eu pour effet de mouiller le sol et d’empêcher les personnels de sécurité de fermer la porte. Ces derniers décidèrent alors d'utiliser les tables, les chaises et les isoloirs comme barrage pour empêcher les agresseurs de pénétrer dans la salle et protéger ceux qui se trouvaient à l'intérieur.
Une fois la porte de sortie située à l’arrière de la salle sécurisée et afin d'éviter une autre agression par cet accès, cette porte a été ouverte et les personnes présentes dans la salle ont été évacuées, notamment deux personnes victimes d’un malaise.
Devant la violence et la durée de l’agression, qui mettait les usagers en danger, le premier vice-président et le secrétaire général de l'université, présents dans le bureau de vote, après un étudiant, ont appelé la police. Au bruit des sirènes des véhicules de police, les casseurs cagoulés ont pris la fuite.
Le président de l'université, constamment informé de la situation, a décidé de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre dans l'enceinte de l'établissement, parce que l’agression avait cessé dans le bureau de vote et que les agresseurs avaient quitté les lieux. Des usagers et des personnels de la société de sécurité sont alors allés, à titre privé, à la rencontre des forces de l'ordre.
L'ensemble des dégradations commises a été constaté par un huissier de justice.
Les urnes et les listes d’émargement ayant été mises à l’abri et le scrutin s’étant valablement tenu de 9h à 15h15, le dépouillement s’est effectué normalement sous contrôle d’un huissier de justice et en présence de quatre étudiants témoins.
Les opérations de vote à Bron se sont poursuivies normalement jusqu’à la fermeture du bureau de vote à 18 heures et le dépouillement a eu lieu dans les mêmes conditions que pour les Berges du Rhône.
La présidence remercie vivement tous les personnels qui se sont mobilisés pour ce vote ; elle remercie notamment pour leur sang-froid les personnes présentes au moment des incidents dans le bureau de vote.
L'équipe présidentielle
La presse a largement évoqué ces événements et vous trouverez ci-après les liens renvoyant aux différents articles et reportages faits à cette occasion :
-http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/994971,184/Universite-Lyon-2-vote-sabote-affrontements-et-interpellations.html
- http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=l69a_locale
- http://www.20minutes.fr/article/322443/Lyon-Etudiants-et-profs-de-Lyon-II-appeles-a-voter-sur-le-blocage.php
- http://www.metrofrance.com/info-locale/lyon-ii-opte-pour-la-levee-du-blocage/midB!NmiFbsGO9M5dg/
Programme du 28 avril à Lyon
À l’occasion de la Sainte-Valérie : journée de mobilisation et d’action partout en France contre les réformes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
- 11h00 : Assemblée Générale à l’IUFM de Lyon, au café philo (au Clos).
- 12h30 : Assemblée Générale étudiante à Lyon-I, amphi 3.
- 14h00 : manifestation pour l’Éducation, contre les réformes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et contre le sommet européen sur le processus de Bologne à Louvain (Belgique). Départ : place des Terreaux. Arrivée : Rectorat. Pour protester contre le décret qui vise à interdire et réprimer le fait de vouloir cacher son identité en manifestation, nous appellons tou-te-s les manifestant-e-s à se rendre à ce rendez-vous maquillé-e-s, masqué-e-s, cagoulé-e-s, encapuchonné-e-s, écharpé-e-s, t-shirtisé-e-s, perruqué-e-s, lunettes-de-soleillisé-e-s, keffiehisé-e-s, enturbanné-e-s, casquettisé-e-s, bonnetisé-e-s, masque-à-gazé-e-s, lunettes-de-skisé-e-s, masque-de-catcheurisé-e-s, … Au choix !
lundi 27 avril 2009
Lyon 2 : message de la presidence du 28 avril , journée de fermeture administrative
Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s, L’équipe présidentielle souhaite rappeler solennellement ses positions contre la politique menée par le ministère en matière d’enseignement supérieur et de recherche : - refus de la révision du décret de 84 et refus du décret sur le contrat doctoral unique, dès le congrès du mois de décembre - refus de la remontée des maquettes de masterisation des concours d’enseignement, fin janvier. Elle tient absolument à dissocier la résistance à ces réformes imposées par le gouvernement des modes d’actions violentes qui ne font que discréditer la mobilisation actuelle. Elle rappelle son attachement aux valeurs fondamentales de l’université, au premier rang desquelles la liberté d’enseigner et de circuler sans entraves, de même que la liberté de pouvoir exprimer son opinion de manière démocratique. Ces libertés ont été gravement bafouées ces derniers jours. L’équipe présidentielle appelle à un rassemblement des acteurs de l’Université autour des enjeux véritables des réformes et du mouvement de mobilisation qu’elles suscitent. Cette mobilisation ne doit pas nous conduire à renoncer à ce que nous sommes, à nos missions et à nos atouts : notre capacité à organiser nous-mêmes l’université sur un schéma qui nous convient, et à proposer sur le monde un autre discours que celui de l’utilitarisme, c’est à dire celui des sciences sociales. Nous lançons donc un appel solennel à une présence massive sur les deux campus, à partir de demain matin mercredi 29 avril, des étudiants et des personnels, qui seront par ailleurs convoqués de façon précise par les responsables des composantes. La levée du blocage, porteur de divisions et de tensions, doit permettre de réunir la communauté universitaire sur des objectifs discutés et partagés et de renouer ainsi un dialogue constructif. Les campus ouvriront à 10h. L'équipe présidentielle
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Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,
La consultation organisée hier au sujet de la levée du blocage a donné lieu, à 15h15, à des violences et des débordements inacceptables dans le bureau de vote du campus Berges du Rhône. La présidence souhaite faire part à la communauté universitaire d'un état précis et circonstancié de ces événements, afin de lever les ambiguïtés et les rumeurs qui gagnent aujourd'hui notre établissement.
Le scrutin s'est tenu sans incidents majeurs jusqu'à 15h15. Les étudiants favorables au blocage et hostiles à la consultation ont pu librement distribuer des tracts appelant au boycott du scrutin.
Vers 15h15, deux étudiants, qui étaient très engagés contre cette consultation, ont demandé à accéder au bureau de vote. Après avoir présenté leur carte CUMUL aux deux membres de l'université qui contrôlaient l’accès au bureau, ils ont pénétré dans la salle et ont refusé d'aller plus loin que la table sur laquelle étaient installés les enveloppes et les bulletins. Un incident a alors éclaté lorsque l’un des deux étudiants a déchiré l’enveloppe de vote. Une vingtaine de bloqueurs, à l’extérieur, ont chargé les deux membres du personnel responsables du contrôle des cartes pour s'introduire dans le bureau de vote.
Cette situation flagrante de mise en danger des personnes et des biens, notamment des urnes et des listes d'émargement, a conduit les personnels de sécurité à tenter de fermer la porte du bureau de vote. Face au nombre et à la détermination des agresseurs qui jetaient des projectiles dans la salle, ils n’ont pu contenir l’intrusion et ont été amenés à utiliser, en situation de légitime défense et à deux reprises, des gaz lacrymogènes. Ceux-ci ont été projetés pendant quelques secondes, à distance et au-dessus des têtes des agresseurs. Une poubelle, remplie notamment de morceaux de verre, a été violemment jetée par les casseurs au visage de certaines personnes présentes et un étudiant a été blessé au front.
Les personnes présentes dans l'enceinte du bureau de vote ont alors constaté par l'entrebâillement de la porte des individus cagoulés utilisant contre les agents de sécurité des chaises et des barrières qui avaient été placées devant le bureau de vote. Ces personnes, proférant des menaces de mort contre ceux qui étaient réfugiés dans le bureau de vote, ont utilisé les barrières comme béliers puis ont jeté dans la salle des fumigènes et des pétards de tailles différentes, dont certains auraient pu blesser grièvement des étudiants, des membres du personnel et des enseignants. D'après nos informations, ces pétards de plus de 5 cms de diamètre auraient pu engendrer des dégâts irréversibles sur le plan auditif ou ophtalmologique.
Ces individus violents ont ensuite utilisé contre les personnes présentes dans le bureau un extincteur, ce qui a eu pour effet de mouiller le sol et d’empêcher les personnels de sécurité de fermer la porte. Ces derniers décidèrent alors d'utiliser les tables, les chaises et les isoloirs comme barrage pour empêcher les agresseurs de pénétrer dans la salle et protéger ceux qui se trouvaient à l'intérieur.
Une fois la porte de sortie située à l’arrière de la salle sécurisée et afin d'éviter une autre agression par cet accès, cette porte a été ouverte et les personnes présentes dans la salle ont été évacuées, notamment deux personnes victimes d’un malaise.
Devant la violence et la durée de l’agression, qui mettait les usagers en danger, le premier vice-président et le secrétaire général de l'université, présents dans le bureau de vote, après un étudiant, ont appelé la police. Au bruit des sirènes des véhicules de police, les casseurs cagoulés ont pris la fuite.
Le président de l'université, constamment informé de la situation, a décidé de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre dans l'enceinte de l'établissement, parce que l’agression avait cessé dans le bureau de vote et que les agresseurs avaient quitté les lieux. Des usagers et des personnels de la société de sécurité sont alors allés, à titre privé, à la rencontre des forces de l'ordre.
L'ensemble des dégradations commises a été constaté par un huissier de justice.
Les urnes et les listes d’émargement ayant été mises à l’abri et le scrutin s’étant valablement tenu de 9h à 15h15, le dépouillement s’est effectué normalement sous contrôle d’un huissier de justice et en présence de quatre étudiants témoins.
Les opérations de vote à Bron se sont poursuivies normalement jusqu’à la fermeture du bureau de vote à 18 heures et le dépouillement a eu lieu dans les mêmes conditions que pour les Berges du Rhône.
La présidence remercie vivement tous les personnels qui se sont mobilisés pour ce vote ; elle remercie notamment pour leur sang-froid les personnes présentes au moment des incidents dans le bureau de vote.
L'équipe présidentielle
La presse a largement évoqué ces événements et vous trouverez ci-après les liens renvoyant aux différents articles et reportages faits à cette occasion :
- http://jt.france3.fr/
- http://www.metrofrance.com/
Lyon 2 : message de la presidence du 28 avril , journée de fermeture administrative
Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s, L’équipe présidentielle souhaite rappeler solennellement ses positions contre la politique menée par le ministère en matière d’enseignement supérieur et de recherche : - refus de la révision du décret de 84 et refus du décret sur le contrat doctoral unique, dès le congrès du mois de décembre - refus de la remontée des maquettes de masterisation des concours d’enseignement, fin janvier. Elle tient absolument à dissocier la résistance à ces réformes imposées par le gouvernement des modes d’actions violentes qui ne font que discréditer la mobilisation actuelle. Elle rappelle son attachement aux valeurs fondamentales de l’université, au premier rang desquelles la liberté d’enseigner et de circuler sans entraves, de même que la liberté de pouvoir exprimer son opinion de manière démocratique. Ces libertés ont été gravement bafouées ces derniers jours. L’équipe présidentielle appelle à un rassemblement des acteurs de l’Université autour des enjeux véritables des réformes et du mouvement de mobilisation qu’elles suscitent. Cette mobilisation ne doit pas nous conduire à renoncer à ce que nous sommes, à nos missions et à nos atouts : notre capacité à organiser nous-mêmes l’université sur un schéma qui nous convient, et à proposer sur le monde un autre discours que celui de l’utilitarisme, c’est à dire celui des sciences sociales. Nous lançons donc un appel solennel à une présence massive sur les deux campus, à partir de demain matin mercredi 29 avril, des étudiants et des personnels, qui seront par ailleurs convoqués de façon précise par les responsables des composantes. La levée du blocage, porteur de divisions et de tensions, doit permettre de réunir la communauté universitaire sur des objectifs discutés et partagés et de renouer ainsi un dialogue constructif. Les campus ouvriront à 10h. L'équipe présidentielle
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Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,
La consultation organisée hier au sujet de la levée du blocage a donné lieu, à 15h15, à des violences et des débordements inacceptables dans le bureau de vote du campus Berges du Rhône. La présidence souhaite faire part à la communauté universitaire d'un état précis et circonstancié de ces événements, afin de lever les ambiguïtés et les rumeurs qui gagnent aujourd'hui notre établissement.
Le scrutin s'est tenu sans incidents majeurs jusqu'à 15h15. Les étudiants favorables au blocage et hostiles à la consultation ont pu librement distribuer des tracts appelant au boycott du scrutin.
Vers 15h15, deux étudiants, qui étaient très engagés contre cette consultation, ont demandé à accéder au bureau de vote. Après avoir présenté leur carte CUMUL aux deux membres de l'université qui contrôlaient l’accès au bureau, ils ont pénétré dans la salle et ont refusé d'aller plus loin que la table sur laquelle étaient installés les enveloppes et les bulletins. Un incident a alors éclaté lorsque l’un des deux étudiants a déchiré l’enveloppe de vote. Une vingtaine de bloqueurs, à l’extérieur, ont chargé les deux membres du personnel responsables du contrôle des cartes pour s'introduire dans le bureau de vote.
Cette situation flagrante de mise en danger des personnes et des biens, notamment des urnes et des listes d'émargement, a conduit les personnels de sécurité à tenter de fermer la porte du bureau de vote. Face au nombre et à la détermination des agresseurs qui jetaient des projectiles dans la salle, ils n’ont pu contenir l’intrusion et ont été amenés à utiliser, en situation de légitime défense et à deux reprises, des gaz lacrymogènes. Ceux-ci ont été projetés pendant quelques secondes, à distance et au-dessus des têtes des agresseurs. Une poubelle, remplie notamment de morceaux de verre, a été violemment jetée par les casseurs au visage de certaines personnes présentes et un étudiant a été blessé au front.
Les personnes présentes dans l'enceinte du bureau de vote ont alors constaté par l'entrebâillement de la porte des individus cagoulés utilisant contre les agents de sécurité des chaises et des barrières qui avaient été placées devant le bureau de vote. Ces personnes, proférant des menaces de mort contre ceux qui étaient réfugiés dans le bureau de vote, ont utilisé les barrières comme béliers puis ont jeté dans la salle des fumigènes et des pétards de tailles différentes, dont certains auraient pu blesser grièvement des étudiants, des membres du personnel et des enseignants. D'après nos informations, ces pétards de plus de 5 cms de diamètre auraient pu engendrer des dégâts irréversibles sur le plan auditif ou ophtalmologique.
Ces individus violents ont ensuite utilisé contre les personnes présentes dans le bureau un extincteur, ce qui a eu pour effet de mouiller le sol et d’empêcher les personnels de sécurité de fermer la porte. Ces derniers décidèrent alors d'utiliser les tables, les chaises et les isoloirs comme barrage pour empêcher les agresseurs de pénétrer dans la salle et protéger ceux qui se trouvaient à l'intérieur.
Une fois la porte de sortie située à l’arrière de la salle sécurisée et afin d'éviter une autre agression par cet accès, cette porte a été ouverte et les personnes présentes dans la salle ont été évacuées, notamment deux personnes victimes d’un malaise.
Devant la violence et la durée de l’agression, qui mettait les usagers en danger, le premier vice-président et le secrétaire général de l'université, présents dans le bureau de vote, après un étudiant, ont appelé la police. Au bruit des sirènes des véhicules de police, les casseurs cagoulés ont pris la fuite.
Le président de l'université, constamment informé de la situation, a décidé de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre dans l'enceinte de l'établissement, parce que l’agression avait cessé dans le bureau de vote et que les agresseurs avaient quitté les lieux. Des usagers et des personnels de la société de sécurité sont alors allés, à titre privé, à la rencontre des forces de l'ordre.
L'ensemble des dégradations commises a été constaté par un huissier de justice.
Les urnes et les listes d’émargement ayant été mises à l’abri et le scrutin s’étant valablement tenu de 9h à 15h15, le dépouillement s’est effectué normalement sous contrôle d’un huissier de justice et en présence de quatre étudiants témoins.
Les opérations de vote à Bron se sont poursuivies normalement jusqu’à la fermeture du bureau de vote à 18 heures et le dépouillement a eu lieu dans les mêmes conditions que pour les Berges du Rhône.
La présidence remercie vivement tous les personnels qui se sont mobilisés pour ce vote ; elle remercie notamment pour leur sang-froid les personnes présentes au moment des incidents dans le bureau de vote.
L'équipe présidentielle
La presse a largement évoqué ces événements et vous trouverez ci-après les liens renvoyant aux différents articles et reportages faits à cette occasion :
- http://jt.france3.fr/
- http://www.metrofrance.com/
Lyon 2 : message de la presidence du 28 avril , journée de fermeture administrative
Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s, L’équipe présidentielle souhaite rappeler solennellement ses positions contre la politique menée par le ministère en matière d’enseignement supérieur et de recherche : - refus de la révision du décret de 84 et refus du décret sur le contrat doctoral unique, dès le congrès du mois de décembre - refus de la remontée des maquettes de masterisation des concours d’enseignement, fin janvier. Elle tient absolument à dissocier la résistance à ces réformes imposées par le gouvernement des modes d’actions violentes qui ne font que discréditer la mobilisation actuelle. Elle rappelle son attachement aux valeurs fondamentales de l’université, au premier rang desquelles la liberté d’enseigner et de circuler sans entraves, de même que la liberté de pouvoir exprimer son opinion de manière démocratique. Ces libertés ont été gravement bafouées ces derniers jours. L’équipe présidentielle appelle à un rassemblement des acteurs de l’Université autour des enjeux véritables des réformes et du mouvement de mobilisation qu’elles suscitent. Cette mobilisation ne doit pas nous conduire à renoncer à ce que nous sommes, à nos missions et à nos atouts : notre capacité à organiser nous-mêmes l’université sur un schéma qui nous convient, et à proposer sur le monde un autre discours que celui de l’utilitarisme, c’est à dire celui des sciences sociales. Nous lançons donc un appel solennel à une présence massive sur les deux campus, à partir de demain matin mercredi 29 avril, des étudiants et des personnels, qui seront par ailleurs convoqués de façon précise par les responsables des composantes. La levée du blocage, porteur de divisions et de tensions, doit permettre de réunir la communauté universitaire sur des objectifs discutés et partagés et de renouer ainsi un dialogue constructif. Les campus ouvriront à 10h. L'équipe présidentielle
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Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,
La consultation organisée hier au sujet de la levée du blocage a donné lieu, à 15h15, à des violences et des débordements inacceptables dans le bureau de vote du campus Berges du Rhône. La présidence souhaite faire part à la communauté universitaire d'un état précis et circonstancié de ces événements, afin de lever les ambiguïtés et les rumeurs qui gagnent aujourd'hui notre établissement.
Le scrutin s'est tenu sans incidents majeurs jusqu'à 15h15. Les étudiants favorables au blocage et hostiles à la consultation ont pu librement distribuer des tracts appelant au boycott du scrutin.
Vers 15h15, deux étudiants, qui étaient très engagés contre cette consultation, ont demandé à accéder au bureau de vote. Après avoir présenté leur carte CUMUL aux deux membres de l'université qui contrôlaient l’accès au bureau, ils ont pénétré dans la salle et ont refusé d'aller plus loin que la table sur laquelle étaient installés les enveloppes et les bulletins. Un incident a alors éclaté lorsque l’un des deux étudiants a déchiré l’enveloppe de vote. Une vingtaine de bloqueurs, à l’extérieur, ont chargé les deux membres du personnel responsables du contrôle des cartes pour s'introduire dans le bureau de vote.
Cette situation flagrante de mise en danger des personnes et des biens, notamment des urnes et des listes d'émargement, a conduit les personnels de sécurité à tenter de fermer la porte du bureau de vote. Face au nombre et à la détermination des agresseurs qui jetaient des projectiles dans la salle, ils n’ont pu contenir l’intrusion et ont été amenés à utiliser, en situation de légitime défense et à deux reprises, des gaz lacrymogènes. Ceux-ci ont été projetés pendant quelques secondes, à distance et au-dessus des têtes des agresseurs. Une poubelle, remplie notamment de morceaux de verre, a été violemment jetée par les casseurs au visage de certaines personnes présentes et un étudiant a été blessé au front.
Les personnes présentes dans l'enceinte du bureau de vote ont alors constaté par l'entrebâillement de la porte des individus cagoulés utilisant contre les agents de sécurité des chaises et des barrières qui avaient été placées devant le bureau de vote. Ces personnes, proférant des menaces de mort contre ceux qui étaient réfugiés dans le bureau de vote, ont utilisé les barrières comme béliers puis ont jeté dans la salle des fumigènes et des pétards de tailles différentes, dont certains auraient pu blesser grièvement des étudiants, des membres du personnel et des enseignants. D'après nos informations, ces pétards de plus de 5 cms de diamètre auraient pu engendrer des dégâts irréversibles sur le plan auditif ou ophtalmologique.
Ces individus violents ont ensuite utilisé contre les personnes présentes dans le bureau un extincteur, ce qui a eu pour effet de mouiller le sol et d’empêcher les personnels de sécurité de fermer la porte. Ces derniers décidèrent alors d'utiliser les tables, les chaises et les isoloirs comme barrage pour empêcher les agresseurs de pénétrer dans la salle et protéger ceux qui se trouvaient à l'intérieur.
Une fois la porte de sortie située à l’arrière de la salle sécurisée et afin d'éviter une autre agression par cet accès, cette porte a été ouverte et les personnes présentes dans la salle ont été évacuées, notamment deux personnes victimes d’un malaise.
Devant la violence et la durée de l’agression, qui mettait les usagers en danger, le premier vice-président et le secrétaire général de l'université, présents dans le bureau de vote, après un étudiant, ont appelé la police. Au bruit des sirènes des véhicules de police, les casseurs cagoulés ont pris la fuite.
Le président de l'université, constamment informé de la situation, a décidé de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre dans l'enceinte de l'établissement, parce que l’agression avait cessé dans le bureau de vote et que les agresseurs avaient quitté les lieux. Des usagers et des personnels de la société de sécurité sont alors allés, à titre privé, à la rencontre des forces de l'ordre.
L'ensemble des dégradations commises a été constaté par un huissier de justice.
Les urnes et les listes d’émargement ayant été mises à l’abri et le scrutin s’étant valablement tenu de 9h à 15h15, le dépouillement s’est effectué normalement sous contrôle d’un huissier de justice et en présence de quatre étudiants témoins.
Les opérations de vote à Bron se sont poursuivies normalement jusqu’à la fermeture du bureau de vote à 18 heures et le dépouillement a eu lieu dans les mêmes conditions que pour les Berges du Rhône.
La présidence remercie vivement tous les personnels qui se sont mobilisés pour ce vote ; elle remercie notamment pour leur sang-froid les personnes présentes au moment des incidents dans le bureau de vote.
L'équipe présidentielle
La presse a largement évoqué ces événements et vous trouverez ci-après les liens renvoyant aux différents articles et reportages faits à cette occasion :
- http://jt.france3.fr/
- http://www.metrofrance.com/
Lyon 2 : Un vote sous tazer
Boycotté par beaucoup, ce vote ne semblait avoir qu'une valeur de sondage. Décidé à faire entendre son message d'opposition, vers 15h, un petit groupe de bloqueurs, qui tractait depuis le matin sur le campus, a voulu se rendre aux portes de l'isoloir pour distribuer ses prospectus. Les vigiles de l'université ayant eu ordre de tout faire pour éviter tout débordement ont décidé d'intervenir pour éloigner le groupe. Mécontent de se faire "dégager", comme nous a rapporté une personne dans la file d’attente, le groupe a voulu continuer son exercice en considérant qu'il avait le droit de discuter de la question du blocage avec les votants. Les vigiles ne l'entendaient pas de cette oreille et ont décidé d'intervenir. Maladroitement, ils ont utilisé leur seule arme, le gaz lacrymogène, créant ainsi un mouvement de panique. Le gaz, qui a été jeté devant la porte, a aussi fait sortir les personnes du bureau de vote. Les urnes et autres objets de la salle ont été victimes de la foule, annulant le vote et sa validé.
Les événements se sont très vite accélérés. Un groupe d'individus, présent pendant la scène, a décidé de porter plainte pour coups et blessures de la part des personnes qui tractaient devant le bureau de vote. Démentie par beaucoup de personnes sur place, cette information a tout de même fait venir les forces de l'ordre devant les portes de l'université, rue Chevreuil. Apres une AG organisée rapidement pour pouvoir sortir de la fac, le groupe de personnes présentes a décidé de sortir en tortue. Des enseignants présents au gazage ont immédiatement proposé de se mettre devant pour éviter que la police use de son autorité et interpelle des personnes non-responsables. Mais la police ne l’entendait pas de cette oreille. Le commissaire de police responsable de l'intervention a explicitement annoncé à une délégation qu'il ne partirait pas tant qu'il n'y aurait pas eu d'interpellations. Le cortège qui s'était réuni pour sortir de l'université en direction de la place Bellecour s'est alors massé devant la sortie de l'université. Le bras de fer entre manifestant et policier allait commencer.
Il aura fallu plus de trente minutes pour que le cortège sorte de l'université sous les yeux des dizaines de personnes poursuivant leur chemin devant une ligne de plus de cinquante policiers et CRS. La situation, qui ressemblait à un guet-apens, était surréaliste. Les trois cents personnes qui composaient la tortue ont tout de même décidé de modifier le trajet qui avait été décidé et, par contrainte policière, ont commencé à se diriger vers Jean Macé. Après vingt minutes de marche en direction de l'avenue Jean Jaurès, la police a choisi d'arrêter le groupe, qui ne se déplaçait que très lentement. C’en était trop, les étudiants devaient livrer les coupables !
C'est à partir de ce moment-là que la police a commencé ses interpellations. N'ayant que des descriptions physiques de la part des plaintifs, le choix était royal. Les forces de l'ordre n’avaient qu’à faire leur sélection. Une première victime fut choisie. Coïncidence ou hasard heureux, un leader de grève est arrêté et emmené dans un fourgon. Absent de l'incident au bureau de vote, son interpellation paraît arbitraire. La foule présente a aussitôt commencé à crier son mécontentement. "Il n'était même pas là !", pouvait-on entendre dans toute la rue. Excité par les forces de l'ordre, photographié par de nombreux observateurs, le groupe a continué sa route quelques mètres. Mais c'en était à nouveau trop et les forces de l’ordre procédèrent à deux nouvelles interpellations, puis une quatrième, et enfin une dernière arrivé à Jean Macé, le tout avec matraques et tazers. Horrifiée par cette scène, la foule s'est dirigée vers le commissariat de Jean Macé. Alors qu’elle arrivait devant, les cinq interpellés ont été discrètement évacués par une équipe de la police pour un autre commissariat.
Par la suite, un rassemblement plutôt pacifique s'est déroulé devant les yeux de trente policiers et CRS, puis le groupe s'est dispersé vers 20h. Au même moment, la présidence de l'université a décidé de fermer administrativement les deux campus. De source policière, seuls deux interpellés sur cinq auraient été identifiés comme ayant participé aux événements de 15h. En outre, on apprenait à 21h30 que les interpellés seraient accusés d'incitation a l'émeute. Politique du chiffre ou justification réelle, s'interroge les étudiants qui se sont rassemblés ce soir devant l'hôtel de police.
dimanche 26 avril 2009
Internet et la grève, une relation a double tranchant
On connaissait les annonymous avec les piratages répétitifs des medias numériques de l'église de scientologie, c'est aujourd'hui Lyon 2 qui est victime d'un groupe utilisant le piratage. Victime d'un bug de la liste de diffusion de l'université, les boites mails de Lyon 2 ont reçu un mail factice donnant les bureaux de vote de demain. Cette information démentie par la présidence a fait resurgir d'autres histoires. La "révolution facebook" est matraquée dans de nombreux media. Le 4eme site le plus visité au monde est de plus en plus sollicité par les différents acteur comme les hommes politiques qui on tous leurs facebook ou les entreprises qui achètent de plus en plus d'espace publicitaire. Facebook est évidement un outils formidable pour réunir les gens et leurs permettre de communiquer entre eux. Les groupes de plus en plus fréquents pour ou contre le blocage naissent sur le réseau. Ces groupes ouverts sont aussi une vitrine publique pour ses membres. La liste des noms des membres d'un groupe antiblocage qui pu a été publiée dans l'université il y a quelques semaines est donc autorisé mais toute fois dénoncé par beaucoup comme étant un acte lâche. Mais la question de la gestion de ces groupes est toute fois problématique. Par exemple le groupe "Les étudiants contre la loi pecresse (LRU)" est géré par l'association reso qui n'hésite pas a utiliser le groupe pour envoyer des messages dirigeant l'internaute sur leur site. Mais des faits plus graves sont à relever. Dans l'émission de Canal+ dimanche+, on apprend une autre technique encore plus grave. Dans un reportage relatant le voyage de Valérie Pecresse et Nathalie kosciusko morizet (diffusé a partir de la 10 eme minute de la seconde partie (ICI)) nous pouvons découvrir la travail actuel de l'UMP vis a vis d'internet. Pour prouver l'efficacité des services de communication numérique du gouvernement, un député UMP présent explique comment l'université de Reims a été débloqué grâce a la création d'un groupe sur un réseau social , probablement facebook, contre à grève de l'université. Cet exemple qui n'est probablement pas la réel cause du déblocage de l'université de reims, qui a par ailleurs été rebloquée, montre les risques des réseaux sociaux et les utilisations qui ont pu en être fait.
Lyon : Programme du 27 avril 2009
Lundi 27 avril :
7h00 : rendez-vous sur les deux campus de Lyon-II pour les bloquer.
8h00 : la ronde des obstiné-e-s continue ! Rendez-vous place des Terreaux.
11h00 : Assemblée Générale des personnel-le-s et étudiant-e-s de l’université Lyon-I, amphi 3, suivie d’un barbecue au Square Galois pour fêter le placement de Lyon-I hors "économie de la connaissance".
12h00 : Assemblée Générale des Masters 2, des doctorant-e-s et docteur-e-s non-titulaires de Lyon-II, sur le campus des Quais, amphi Benvéniste (7, rue Raulin, Maison de l’Orient).
17h30 : discussion-débat « Sociologie des mouvements sociaux : les formes de résistance “ordinaires” » (autour d’un article d’Emmanuelle Lada et d’un chapitre de James Scott), animée par des étudiant-e-s de Master 2 Sociologie Politique (IEP - Lyon-II), par Camille Hamidi et Sophie Béroud, à Lyon-II-Quais, bâtiment CLIO, salle CR06.
La présidence de l’université Lyon-II organise aujourd’hui un vote à bulletin secret pour trancher sur la question du blocage. Des bureaux de vote seront installés sur les deux campus (Quais et Bron), le fait d’avoir voté sera enregistré électroniquement afin d’éviter la fraude (aller voter sur les deux campus, par exemple).
Les Assemblées Générales étudiantes de Bron et des Quais, ainsi que les personnel-le-s mobilisé-e-s de PAU (Pour une Autre Université), du SNESUP-FSU et du SNASUB-FSU, se prononcent pour le boycott de ce vote.
L’Assemblée Générale de grévistes de Lyon-II appelle également à des actions spontanées en vue d’une bordélisation générale de ce vote intrinsèquement illégitime.