mercredi 29 avril 2009

lettre ouverte à Mme Pecresse et Mr. Darcos par des étudiantes en Histoire

Madame, Monsieur,

Nous avons pleinement conscience des imperfections du système universitaire. Nous le vivons au quotidien. Nous prenons acte de votre volonté quant aux changements à effectuer.

Mais notre avenir, et celui de l’université, nous ne le lisons pas dans les réformes actuelles. Cela fait maintenant trois mois que nous tentons de faire entendre nos voix.

Nous tenons à signifier que notre engagement qui passe malheureusement par des formes plus ou moins radicales (tel que le blocage) ne veut pas dire pour autant, comme sous-entendu dans l’inconscient collectif, et relayé par les médias, qu’à l’université, les étudiants sont des « glandeurs », qui préfèrent ne rien faire plutôt que travailler.

Si en ce moment, nous n’étudions pas, ce n’est pas par volonté, mais par devoir. Nous sommes impatients de reprendre les cours mais seulement une fois nos revendications prises en compte, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Les cours que nous recevons, et donnés par des enseignements tant qualifiés qu’à l’écoute, nous permettent d’acquérir des connaissances utiles, une certaine profondeur dans la réflexion, un regard critique et réfléchi sur des évènements, quels qu’ils soient ; et cela nous servira tout au long de notre vie personnelle et professionnelle.

Mais cet enseignement de qualité est largement menacé par les réformes que vous proposez.

Parlons tout d’abord du projet de mastérisation des concours : Pourquoi ce rallongement des études, avec la mise en place du master ? Pourquoi pas un master spécial à la place des concours, ce qui revaloriserait l’image de l’université ?

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Un mémoire ? Mais ce que chaque parent attend d’un instituteur, c’est principalement de la pédagogie et qu’il transmette l’envie d’apprendre à ses élèves. Et donc de ne pas se spécialiser, et d’être très bon dans un domaine, mais d’être bon partout dans les matières premières enseignées dans les classes primaires et secondaires. Cette menace sur la pédagogie vaut d’autant plus que le stage que vous proposez ne sera seulement qu’un stage d’observation.

Quant à l’enseignement supérieur, n’oublions pas que la recherche nous apporte à nous, étudiants, ce autant qu’à vous, au niveau de l’histoire, du « patrimoine intellectuel » français, et de l’innovation qui créera les futurs emplois de demain.

Tout ceci est à nouveau menacé par ce décret enseignants- chercheurs, quelques soient les modifications minimales, relatives, et largement critiquables apportées.

Cette innovation et cette recherche est avant tout faite par des femmes et des hommes à qui il faut donner leur chance, ce qui ne va pas de pair avec le contrat doctoral unique et ses exigences de rendement immédiat.

Comment peut-on songer à allier savoir et compétitivité de cette manière ?

Ce qui nous amène à parler de la LRU, c’est à dire l’autonomie des universités par une démarche de privatisation, dont découle toutes ces nouvelles réformes que nous combattons. L’autonomie pour permettre à des pôles d’excellence de rentrer dans le classement mondial soit. Mais quelles conséquences (que nous voyons déjà dans des pays tel que l’Italie), pour chaque personne prise individuellement ? Le simple fait que les frais d’inscription augmentent (et de façon considérable !) ne permettra plus l’égalité des chances, principe défendu et reconnu par la République. Pensez-vous sincèrement qu’un théâtre qui a déjà peu d’argent pour défendre ses propres projets pourra investir dans une filière comme Art du spectacle ? Non…mais que serait la France sans Molière ?

Soyons fiers de cette diversité, tant au niveau des étudiants inscrits à la fac, qu’au niveau des cours reçus ; ne la détruisons pas, ce qui sera le cas à long terme, si vos réformes sont mises en place.

Madame, Monsieur les ministres, sachez enfin que nous avons peut-être peur quant à notre semestre, mais cette peur n’est rien par rapport à la frayeur que nous avons pour l’avenir noir que vous promettez à cette université publique, et démocratique en qui nous croyons.

Alors prenez vos responsabilités et transformons cette énergie contestataire en Etats- généraux pour l’université afin de permettre à chacun de nous, tous ensemble, d’écrire de nouveaux textes pour parer aux lacunes de l’université et faire ce pôle d’excellence mondial que vous souhaitez.

C. J. et M. C. , étudiantes en Histoire

Etudiantes mobilisées et non syndiquées.

Interventions à Europe 1

Hier matin, Europe 1 a installé ses studios au magasin Virgin (2e). Profitant de cette occasion, lors de l’émission de Marc Olivier Fogiel, des étudiants ont manifesté au son d’ « éducation, gratuite, publique, laïque et populaire ». Ils ont aussi réussi à participer à l’émission « le grand débat » de Jean Marc Morandini à 13h30, en présence de patrice Bessac, porte parole du PCF, Alain Jakubowicz, avocat lyonnais et Jacques boucaud, journaliste politique au progrès.

Voici le lien pour réécouter l’intervention de Vincent, de Lyon 2, en deuxième année de science politique.

http://www.europe1.fr/grilleProgramme/grille-programmes-radio/2009-04-28/2


13h20 Le Grand Débat


Tribune : UNEF,FSE,UPC,fédération PCF rhône,UEC,JC,JCML,étudiants mobilisés, Sud etudiant concernant la journée de lundi 27 avril 2009 à Lyon 2

Aujourd'hui lundi 27 avril 2009, la présidence de l'université Lyon 2 a organisé un vote concernant le blocage. Pour en assurer la sécurité, elle a décidé d'avoir recours à des vigiles privés plutôt qu'à des personnels de l'université.
Nous considérons que ce vote, qui a eu lieu sans débats préalables, sans concertations avec les syndicats et les étudiants, est illégitime et passe par-dessus la démocratie des assemblées générales.
L'appel au boycott de ce vote contresigné par les syndicats Unef et Fse et par le collectif du personnel et des enseignants Pau a été censuré. Alors que les assemblées générales de Bron, des Quais et des doctorants se sont prononcées pour le boycott. Dans ce contexte, les grévistes qui se battent depuis deux mois pour la sauvegarde de l'enseignement supérieur ont voulu manifester devant les bureaux de vote afin de protester.
C'est à ce moment-là que les vigiles privés ont utilisé la violence contre les étudiants en les gazant. Les forces de police sont intervenues et ont poursuivi les grévistes dans une véritable embuscade aux alentours de Jean Macé afin d'arrêter de manière ciblée quatre étudiants connus de la mobilisation. Deux des étudiants sont des syndicalistes. C'est une arrestation politique puisque les personnes arrêtées n'étaient pas présentes lors des échauffourées. Nous condamnons le choix de la présidence de Lyon 2 de recourir à des vigiles dans l'université, ainsi que les violences auxquelles ils se sont livrés, en perdant leur sang-froid. Plusieurs étudiants ont été frappés. Nous condamnons la violence policière et les arrestations préméditées de grévistes connus afin de casser le mouvement de grève. Nous ne cèderons pas face à la répression. La mobilisation continue et nous appelons à la manifestation du mardi 28 avril et du vendredi 1er mai.

Libérez nos camarades.

UNEF,FSE,UPC,fédération PCF rhône,UEC,JC,JCML,étudiants mobilisés, Sud etudiant

Tribune : message de la FSE concernant la journée de lundi 27 avril 2009 à Lyon 2

La Fédération Syndicale Étudiante prend acte de la réouverture de l'université suite aux événements de lundi et appelle donc à tenir les piquets de grève et à participer aux assemblées générales de mercredi midi à Bron et de jeudi à 11 heures sur les quais.

Cependant, elle dénonce l'attitude de provocateurs et d'aventuriers de certains membres de la présidence. Attitude délibéremment responsable des incidents de lundi.
En organisant un vote sans débat, passant au dessus de la tête des assemblées générales, sur des questions biaisés, et entouré par des vigiles privés, la présidence savait quels risques elle prenait, et elle les a pris dans le but conscient de liquider la mobilisation étudiante et la grève universitaire.

La présidence a commis des mensonges en promettant que ce vote ne serait pas entouré par une cohorte de vigiles armés de bombes lacrymogènes, promesses réitérées vendredi lors de l'occupation de la salle du conseil.

Par ailleurs, la FSE s'interroge sur l'origine du financement de ces vigiles, leurs élus n'ayant aucunement pu voir, dans les conseils centraux, un vote du budget sur des moyens financier offrant à l'université Lyon II la possibilité de louer une armée privée.

Par ailleurs, le mail de la présidence sur la réouverture est une négation complète de la liste de revendications développées par les assemblées générales des étudiants, des personnels, des revendications de la CNU et de la CNE. Il remet en cause la légitimité de la lutte menée par ceux-ci, et se cantonne, dans leur protestation, à des messages envoyés au ministère, à quelques phrases ou déclarations lancées au vent par des orateurs. Ce n'est pas la vision qu'a la FSE de la lutte, la lutte qu'elle mène tous les jours pour parvenir a faire reculer le gouvernement.

Cette réouverture sans appel a reprendre les cours est un blanc-seing offert aux UFR pour qu'elles prennent la responsabilité ou non de rouvrir les cours, quitte à faire une provocation de plus contraires aux décisions de l'AG, dont le dernier vote sur la question du blocage, Mercredi dernier, à fait l'objet d'un vote avec émargement et carte étudiante. Nous dénonçons cette attitude, qui tente encore une fois de dédouaner la présidence de ses responsabilité, et qui laisse les discriminations entre UFR, en particulier celles sous le contrôles des réactionnaires, s'opérer de nouveau. La présidence sera seule coupable des possibles violences qui pourraient avoir lieu demain au sein de l'université.

Elle dénonce également les plaintes posées par l'université dans le seul but de décapiter le mouvement et l'organisation. La répression féroce de lundi est un exemple éloquant d'une volonté de nuire à la lutte, puisque deux militants de la FSE ont été arrêtés.


La FSE appelle donc à maintenir les décisions votées par le SEUL organe démocratique et légitime de la mobilisation, et à maintenir le blocage de l'université, ainsi que les revendications sur les diplômes, cela dans le but de poursuivre la lutte nescessaire et stratégique contre la LRU.

mardi 28 avril 2009

Programme du Mercredi 29 avril à Lyon

- 12h30 : Assemblée Générale des contractuel-le-s BIATOSS de Lyon-I pour préparer le CTP (contrat de transition professionnelle) du 4 mai (question du passage des contrats de 10 mois à 12 mois), à Lyon-I, amphi 3.
- 12h00 : Assemblée Générale étudiante à Lyon-II-Bron, notamment pour voter le blocage.
- 18h00 : projection du documentaire "El b’ir - Le puit" (sur Lyon pendant la guerre d’Algérie), 84 minutes, suivi d’une discussion-débat avec la réalisatrice Béatrice Dubell, à Lyon-II-Bron, amphi C.

Resumé de la journée du mardi 28 avril a Lyon

Mardi 28 avril:

Plusieurs actions ont eu lieu ce mardi, marqué notamment par la fermeture administrative de l'université Lyon2.

Vers 13h30, un groupe d'étudiant de lyon2 ont pu participer à l'émission "le Grand débat" de Jean Marc Morandini, car la radio Europe 1 avait en ce jour délocaliser leur antenne au Virgin Megastore à lyon. Le débat eu lieu entre vincent, élève à Lyon2 en deuxième de science politique, Patrice Bessac, porte parole du PCF, Alain Jakubowicz, avocat lyonnais et Jacques Boucaud, journaliste politique au progrès.

Voici le lien pour suivre le débat

http://www.europe1.fr/Radio/chroniques/(id)/1174/(nom)/Le-Grand-Debat/(date)/28/04/2009


L'après midi, une nouvelle manifestation des étudiants et enseignants chercheurs est partie à 14h de la place des Terreaux pour finir au rectorat, en ce jour de Sainte Valérie.
Plus tard dans la soirée, la réouverture des Campus de Bron et des Quais a été décidée par la présidence (cf. article ci dessous).
Demain, une nouvelle AG étudiante devrait se tenir à 12h à Bron avec une nouvelle fois la question du blocage.

Lyon 2 : message de la presidence du 28 avril , journée de fermeture administrative

Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

L’équipe présidentielle souhaite rappeler solennellement ses positions contre la politique menée par le ministère en matière d’enseignement supérieur et de recherche :

- refus de la révision du décret de 84 et refus du décret sur le contrat doctoral unique, dès le congrès du mois de décembre

- refus de la remontée des maquettes de masterisation des concours d’enseignement, fin janvier.

Elle tient absolument à dissocier la résistance à ces réformes imposées par le gouvernement des modes d’actions violentes qui ne font que discréditer la mobilisation actuelle.

Elle rappelle son attachement aux valeurs fondamentales de l’université, au premier rang desquelles la liberté d’enseigner et de circuler sans entraves, de même que la liberté de pouvoir exprimer son opinion de manière démocratique.

Ces libertés ont été gravement bafouées ces derniers jours.

L’équipe présidentielle appelle à un rassemblement des acteurs de l’Université autour des enjeux véritables des réformes et du mouvement de mobilisation qu’elles suscitent. Cette mobilisation ne doit pas nous conduire à renoncer à ce que nous sommes, à nos missions et à nos atouts : notre capacité à organiser nous-mêmes l’université sur un schéma qui nous convient, et à proposer sur le monde un autre discours que celui de l’utilitarisme, c’est à dire celui des sciences sociales.

Nous lançons donc un appel solennel à une présence massive sur les deux campus, à partir de demain matin mercredi 29 avril, des étudiants et des personnels, qui seront par ailleurs convoqués de façon précise par les responsables des composantes. La levée du blocage, porteur de divisions et de tensions, doit permettre de réunir la communauté universitaire sur des objectifs discutés et partagés et de renouer ainsi un dialogue constructif.

Les campus ouvriront à 10h.

L'équipe présidentielle

________________________________________________________

Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

La consultation organisée hier au sujet de la levée du blocage a donné lieu, à 15h15, à des violences et des débordements inacceptables dans le bureau de vote du campus Berges du Rhône. La présidence souhaite faire part à la communauté universitaire d'un état précis et circonstancié de ces événements, afin de lever les ambiguïtés et les rumeurs qui gagnent aujourd'hui notre établissement.

Le scrutin s'est tenu sans incidents majeurs jusqu'à 15h15. Les étudiants favorables au blocage et hostiles à la consultation ont pu librement distribuer des tracts appelant au boycott du scrutin.

Vers 15h15, deux étudiants, qui étaient très engagés contre cette consultation, ont demandé à accéder au bureau de vote. Après avoir présenté leur carte CUMUL aux deux membres de l'université qui contrôlaient l’accès au bureau, ils ont pénétré dans la salle et ont refusé d'aller plus loin que la table sur laquelle étaient installés les enveloppes et les bulletins. Un incident a alors éclaté lorsque l’un des deux étudiants a déchiré l’enveloppe de vote. Une vingtaine de bloqueurs, à l’extérieur, ont chargé les deux membres du personnel responsables du contrôle des cartes pour s'introduire dans le bureau de vote.

Cette situation flagrante de mise en danger des personnes et des biens, notamment des urnes et des listes d'émargement, a conduit les personnels de sécurité à tenter de fermer la porte du bureau de vote. Face au nombre et à la détermination des agresseurs qui jetaient des projectiles dans la salle, ils n’ont pu contenir l’intrusion et ont été amenés à utiliser, en situation de légitime défense et à deux reprises, des gaz lacrymogènes. Ceux-ci ont été projetés pendant quelques secondes, à distance et au-dessus des têtes des agresseurs. Une poubelle, remplie notamment de morceaux de verre, a été violemment jetée par les casseurs au visage de certaines personnes présentes et un étudiant a été blessé au front.

Les personnes présentes dans l'enceinte du bureau de vote ont alors constaté par l'entrebâillement de la porte des individus cagoulés utilisant contre les agents de sécurité des chaises et des barrières qui avaient été placées devant le bureau de vote. Ces personnes, proférant des menaces de mort contre ceux qui étaient réfugiés dans le bureau de vote, ont utilisé les barrières comme béliers puis ont jeté dans la salle des fumigènes et des pétards de tailles différentes, dont certains auraient pu blesser grièvement des étudiants, des membres du personnel et des enseignants. D'après nos informations, ces pétards de plus de 5 cms de diamètre auraient pu engendrer des dégâts irréversibles sur le plan auditif ou ophtalmologique.

Ces individus violents ont ensuite utilisé contre les personnes présentes dans le bureau un extincteur, ce qui a eu pour effet de mouiller le sol et d’empêcher les personnels de sécurité de fermer la porte. Ces derniers décidèrent alors d'utiliser les tables, les chaises et les isoloirs comme barrage pour empêcher les agresseurs de pénétrer dans la salle et protéger ceux qui se trouvaient à l'intérieur.

Une fois la porte de sortie située à l’arrière de la salle sécurisée et afin d'éviter une autre agression par cet accès, cette porte a été ouverte et les personnes présentes dans la salle ont été évacuées, notamment deux personnes victimes d’un malaise.

Devant la violence et la durée de l’agression, qui mettait les usagers en danger, le premier vice-président et le secrétaire général de l'université, présents dans le bureau de vote, après un étudiant, ont appelé la police. Au bruit des sirènes des véhicules de police, les casseurs cagoulés ont pris la fuite.

Le président de l'université, constamment informé de la situation, a décidé de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre dans l'enceinte de l'établissement, parce que l’agression avait cessé dans le bureau de vote et que les agresseurs avaient quitté les lieux. Des usagers et des personnels de la société de sécurité sont alors allés, à titre privé, à la rencontre des forces de l'ordre.

L'ensemble des dégradations commises a été constaté par un huissier de justice.

Les urnes et les listes d’émargement ayant été mises à l’abri et le scrutin s’étant valablement tenu de 9h à 15h15, le dépouillement s’est effectué normalement sous contrôle d’un huissier de justice et en présence de quatre étudiants témoins.

Les opérations de vote à Bron se sont poursuivies normalement jusqu’à la fermeture du bureau de vote à 18 heures et le dépouillement a eu lieu dans les mêmes conditions que pour les Berges du Rhône.

La présidence remercie vivement tous les personnels qui se sont mobilisés pour ce vote ; elle remercie notamment pour leur sang-froid les personnes présentes au moment des incidents dans le bureau de vote.

L'équipe présidentielle


La presse a largement évoqué ces événements et vous trouverez ci-après les liens renvoyant aux différents articles et reportages faits à cette occasion :

-http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/994971,184/Universite-Lyon-2-vote-sabote-affrontements-et-interpellations.html

- http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=l69a_locale

- http://www.20minutes.fr/article/322443/Lyon-Etudiants-et-profs-de-Lyon-II-appeles-a-voter-sur-le-blocage.php

- http://www.metrofrance.com/info-locale/lyon-ii-opte-pour-la-levee-du-blocage/midB!NmiFbsGO9M5dg/

Programme du 28 avril à Lyon

Mardi 28 avril :

À l’occasion de la Sainte-Valérie : journée de mobilisation et d’action partout en France contre les réformes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

- 11h00 : Assemblée Générale à l’IUFM de Lyon, au café philo (au Clos).
- 12h30 : Assemblée Générale étudiante à Lyon-I, amphi 3.
- 14h00 : manifestation pour l’Éducation, contre les réformes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et contre le sommet européen sur le processus de Bologne à Louvain (Belgique). Départ : place des Terreaux. Arrivée : Rectorat. Pour protester contre le décret qui vise à interdire et réprimer le fait de vouloir cacher son identité en manifestation, nous appellons tou-te-s les manifestant-e-s à se rendre à ce rendez-vous maquillé-e-s, masqué-e-s, cagoulé-e-s, encapuchonné-e-s, écharpé-e-s, t-shirtisé-e-s, perruqué-e-s, lunettes-de-soleillisé-e-s, keffiehisé-e-s, enturbanné-e-s, casquettisé-e-s, bonnetisé-e-s, masque-à-gazé-e-s, lunettes-de-skisé-e-s, masque-de-catcheurisé-e-s, … Au choix !

lundi 27 avril 2009

Lyon 2 : message de la presidence du 28 avril , journée de fermeture administrative

Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

L’équipe présidentielle souhaite rappeler solennellement ses positions contre la politique menée par le ministère en matière d’enseignement supérieur et de recherche :

- refus de la révision du décret de 84 et refus du décret sur le contrat doctoral unique, dès le congrès du mois de décembre

- refus de la remontée des maquettes de masterisation des concours d’enseignement, fin janvier.

Elle tient absolument à dissocier la résistance à ces réformes imposées par le gouvernement des modes d’actions violentes qui ne font que discréditer la mobilisation actuelle.

Elle rappelle son attachement aux valeurs fondamentales de l’université, au premier rang desquelles la liberté d’enseigner et de circuler sans entraves, de même que la liberté de pouvoir exprimer son opinion de manière démocratique.

Ces libertés ont été gravement bafouées ces derniers jours.

L’équipe présidentielle appelle à un rassemblement des acteurs de l’Université autour des enjeux véritables des réformes et du mouvement de mobilisation qu’elles suscitent. Cette mobilisation ne doit pas nous conduire à renoncer à ce que nous sommes, à nos missions et à nos atouts : notre capacité à organiser nous-mêmes l’université sur un schéma qui nous convient, et à proposer sur le monde un autre discours que celui de l’utilitarisme, c’est à dire celui des sciences sociales.

Nous lançons donc un appel solennel à une présence massive sur les deux campus, à partir de demain matin mercredi 29 avril, des étudiants et des personnels, qui seront par ailleurs convoqués de façon précise par les responsables des composantes. La levée du blocage, porteur de divisions et de tensions, doit permettre de réunir la communauté universitaire sur des objectifs discutés et partagés et de renouer ainsi un dialogue constructif.

Les campus ouvriront à 10h.

L'équipe présidentielle

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Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

La consultation organisée hier au sujet de la levée du blocage a donné lieu, à 15h15, à des violences et des débordements inacceptables dans le bureau de vote du campus Berges du Rhône. La présidence souhaite faire part à la communauté universitaire d'un état précis et circonstancié de ces événements, afin de lever les ambiguïtés et les rumeurs qui gagnent aujourd'hui notre établissement.

Le scrutin s'est tenu sans incidents majeurs jusqu'à 15h15. Les étudiants favorables au blocage et hostiles à la consultation ont pu librement distribuer des tracts appelant au boycott du scrutin.

Vers 15h15, deux étudiants, qui étaient très engagés contre cette consultation, ont demandé à accéder au bureau de vote. Après avoir présenté leur carte CUMUL aux deux membres de l'université qui contrôlaient l’accès au bureau, ils ont pénétré dans la salle et ont refusé d'aller plus loin que la table sur laquelle étaient installés les enveloppes et les bulletins. Un incident a alors éclaté lorsque l’un des deux étudiants a déchiré l’enveloppe de vote. Une vingtaine de bloqueurs, à l’extérieur, ont chargé les deux membres du personnel responsables du contrôle des cartes pour s'introduire dans le bureau de vote.

Cette situation flagrante de mise en danger des personnes et des biens, notamment des urnes et des listes d'émargement, a conduit les personnels de sécurité à tenter de fermer la porte du bureau de vote. Face au nombre et à la détermination des agresseurs qui jetaient des projectiles dans la salle, ils n’ont pu contenir l’intrusion et ont été amenés à utiliser, en situation de légitime défense et à deux reprises, des gaz lacrymogènes. Ceux-ci ont été projetés pendant quelques secondes, à distance et au-dessus des têtes des agresseurs. Une poubelle, remplie notamment de morceaux de verre, a été violemment jetée par les casseurs au visage de certaines personnes présentes et un étudiant a été blessé au front.

Les personnes présentes dans l'enceinte du bureau de vote ont alors constaté par l'entrebâillement de la porte des individus cagoulés utilisant contre les agents de sécurité des chaises et des barrières qui avaient été placées devant le bureau de vote. Ces personnes, proférant des menaces de mort contre ceux qui étaient réfugiés dans le bureau de vote, ont utilisé les barrières comme béliers puis ont jeté dans la salle des fumigènes et des pétards de tailles différentes, dont certains auraient pu blesser grièvement des étudiants, des membres du personnel et des enseignants. D'après nos informations, ces pétards de plus de 5 cms de diamètre auraient pu engendrer des dégâts irréversibles sur le plan auditif ou ophtalmologique.

Ces individus violents ont ensuite utilisé contre les personnes présentes dans le bureau un extincteur, ce qui a eu pour effet de mouiller le sol et d’empêcher les personnels de sécurité de fermer la porte. Ces derniers décidèrent alors d'utiliser les tables, les chaises et les isoloirs comme barrage pour empêcher les agresseurs de pénétrer dans la salle et protéger ceux qui se trouvaient à l'intérieur.

Une fois la porte de sortie située à l’arrière de la salle sécurisée et afin d'éviter une autre agression par cet accès, cette porte a été ouverte et les personnes présentes dans la salle ont été évacuées, notamment deux personnes victimes d’un malaise.

Devant la violence et la durée de l’agression, qui mettait les usagers en danger, le premier vice-président et le secrétaire général de l'université, présents dans le bureau de vote, après un étudiant, ont appelé la police. Au bruit des sirènes des véhicules de police, les casseurs cagoulés ont pris la fuite.

Le président de l'université, constamment informé de la situation, a décidé de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre dans l'enceinte de l'établissement, parce que l’agression avait cessé dans le bureau de vote et que les agresseurs avaient quitté les lieux. Des usagers et des personnels de la société de sécurité sont alors allés, à titre privé, à la rencontre des forces de l'ordre.

L'ensemble des dégradations commises a été constaté par un huissier de justice.

Les urnes et les listes d’émargement ayant été mises à l’abri et le scrutin s’étant valablement tenu de 9h à 15h15, le dépouillement s’est effectué normalement sous contrôle d’un huissier de justice et en présence de quatre étudiants témoins.

Les opérations de vote à Bron se sont poursuivies normalement jusqu’à la fermeture du bureau de vote à 18 heures et le dépouillement a eu lieu dans les mêmes conditions que pour les Berges du Rhône.

La présidence remercie vivement tous les personnels qui se sont mobilisés pour ce vote ; elle remercie notamment pour leur sang-froid les personnes présentes au moment des incidents dans le bureau de vote.

L'équipe présidentielle


La presse a largement évoqué ces événements et vous trouverez ci-après les liens renvoyant aux différents articles et reportages faits à cette occasion :

-http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/994971,184/Universite-Lyon-2-vote-sabote-affrontements-et-interpellations.html

- http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=l69a_locale

- http://www.20minutes.fr/article/322443/Lyon-Etudiants-et-profs-de-Lyon-II-appeles-a-voter-sur-le-blocage.php

- http://www.metrofrance.com/info-locale/lyon-ii-opte-pour-la-levee-du-blocage/midB!NmiFbsGO9M5dg/

Lyon 2 : message de la presidence du 28 avril , journée de fermeture administrative

Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

L’équipe présidentielle souhaite rappeler solennellement ses positions contre la politique menée par le ministère en matière d’enseignement supérieur et de recherche :

- refus de la révision du décret de 84 et refus du décret sur le contrat doctoral unique, dès le congrès du mois de décembre

- refus de la remontée des maquettes de masterisation des concours d’enseignement, fin janvier.

Elle tient absolument à dissocier la résistance à ces réformes imposées par le gouvernement des modes d’actions violentes qui ne font que discréditer la mobilisation actuelle.

Elle rappelle son attachement aux valeurs fondamentales de l’université, au premier rang desquelles la liberté d’enseigner et de circuler sans entraves, de même que la liberté de pouvoir exprimer son opinion de manière démocratique.

Ces libertés ont été gravement bafouées ces derniers jours.

L’équipe présidentielle appelle à un rassemblement des acteurs de l’Université autour des enjeux véritables des réformes et du mouvement de mobilisation qu’elles suscitent. Cette mobilisation ne doit pas nous conduire à renoncer à ce que nous sommes, à nos missions et à nos atouts : notre capacité à organiser nous-mêmes l’université sur un schéma qui nous convient, et à proposer sur le monde un autre discours que celui de l’utilitarisme, c’est à dire celui des sciences sociales.

Nous lançons donc un appel solennel à une présence massive sur les deux campus, à partir de demain matin mercredi 29 avril, des étudiants et des personnels, qui seront par ailleurs convoqués de façon précise par les responsables des composantes. La levée du blocage, porteur de divisions et de tensions, doit permettre de réunir la communauté universitaire sur des objectifs discutés et partagés et de renouer ainsi un dialogue constructif.

Les campus ouvriront à 10h.

L'équipe présidentielle

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Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

La consultation organisée hier au sujet de la levée du blocage a donné lieu, à 15h15, à des violences et des débordements inacceptables dans le bureau de vote du campus Berges du Rhône. La présidence souhaite faire part à la communauté universitaire d'un état précis et circonstancié de ces événements, afin de lever les ambiguïtés et les rumeurs qui gagnent aujourd'hui notre établissement.

Le scrutin s'est tenu sans incidents majeurs jusqu'à 15h15. Les étudiants favorables au blocage et hostiles à la consultation ont pu librement distribuer des tracts appelant au boycott du scrutin.

Vers 15h15, deux étudiants, qui étaient très engagés contre cette consultation, ont demandé à accéder au bureau de vote. Après avoir présenté leur carte CUMUL aux deux membres de l'université qui contrôlaient l’accès au bureau, ils ont pénétré dans la salle et ont refusé d'aller plus loin que la table sur laquelle étaient installés les enveloppes et les bulletins. Un incident a alors éclaté lorsque l’un des deux étudiants a déchiré l’enveloppe de vote. Une vingtaine de bloqueurs, à l’extérieur, ont chargé les deux membres du personnel responsables du contrôle des cartes pour s'introduire dans le bureau de vote.

Cette situation flagrante de mise en danger des personnes et des biens, notamment des urnes et des listes d'émargement, a conduit les personnels de sécurité à tenter de fermer la porte du bureau de vote. Face au nombre et à la détermination des agresseurs qui jetaient des projectiles dans la salle, ils n’ont pu contenir l’intrusion et ont été amenés à utiliser, en situation de légitime défense et à deux reprises, des gaz lacrymogènes. Ceux-ci ont été projetés pendant quelques secondes, à distance et au-dessus des têtes des agresseurs. Une poubelle, remplie notamment de morceaux de verre, a été violemment jetée par les casseurs au visage de certaines personnes présentes et un étudiant a été blessé au front.

Les personnes présentes dans l'enceinte du bureau de vote ont alors constaté par l'entrebâillement de la porte des individus cagoulés utilisant contre les agents de sécurité des chaises et des barrières qui avaient été placées devant le bureau de vote. Ces personnes, proférant des menaces de mort contre ceux qui étaient réfugiés dans le bureau de vote, ont utilisé les barrières comme béliers puis ont jeté dans la salle des fumigènes et des pétards de tailles différentes, dont certains auraient pu blesser grièvement des étudiants, des membres du personnel et des enseignants. D'après nos informations, ces pétards de plus de 5 cms de diamètre auraient pu engendrer des dégâts irréversibles sur le plan auditif ou ophtalmologique.

Ces individus violents ont ensuite utilisé contre les personnes présentes dans le bureau un extincteur, ce qui a eu pour effet de mouiller le sol et d’empêcher les personnels de sécurité de fermer la porte. Ces derniers décidèrent alors d'utiliser les tables, les chaises et les isoloirs comme barrage pour empêcher les agresseurs de pénétrer dans la salle et protéger ceux qui se trouvaient à l'intérieur.

Une fois la porte de sortie située à l’arrière de la salle sécurisée et afin d'éviter une autre agression par cet accès, cette porte a été ouverte et les personnes présentes dans la salle ont été évacuées, notamment deux personnes victimes d’un malaise.

Devant la violence et la durée de l’agression, qui mettait les usagers en danger, le premier vice-président et le secrétaire général de l'université, présents dans le bureau de vote, après un étudiant, ont appelé la police. Au bruit des sirènes des véhicules de police, les casseurs cagoulés ont pris la fuite.

Le président de l'université, constamment informé de la situation, a décidé de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre dans l'enceinte de l'établissement, parce que l’agression avait cessé dans le bureau de vote et que les agresseurs avaient quitté les lieux. Des usagers et des personnels de la société de sécurité sont alors allés, à titre privé, à la rencontre des forces de l'ordre.

L'ensemble des dégradations commises a été constaté par un huissier de justice.

Les urnes et les listes d’émargement ayant été mises à l’abri et le scrutin s’étant valablement tenu de 9h à 15h15, le dépouillement s’est effectué normalement sous contrôle d’un huissier de justice et en présence de quatre étudiants témoins.

Les opérations de vote à Bron se sont poursuivies normalement jusqu’à la fermeture du bureau de vote à 18 heures et le dépouillement a eu lieu dans les mêmes conditions que pour les Berges du Rhône.

La présidence remercie vivement tous les personnels qui se sont mobilisés pour ce vote ; elle remercie notamment pour leur sang-froid les personnes présentes au moment des incidents dans le bureau de vote.

L'équipe présidentielle


La presse a largement évoqué ces événements et vous trouverez ci-après les liens renvoyant aux différents articles et reportages faits à cette occasion :

-http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/994971,184/Universite-Lyon-2-vote-sabote-affrontements-et-interpellations.html

- http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=l69a_locale

- http://www.20minutes.fr/article/322443/Lyon-Etudiants-et-profs-de-Lyon-II-appeles-a-voter-sur-le-blocage.php

- http://www.metrofrance.com/info-locale/lyon-ii-opte-pour-la-levee-du-blocage/midB!NmiFbsGO9M5dg/

Lyon 2 : message de la presidence du 28 avril , journée de fermeture administrative

Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

L’équipe présidentielle souhaite rappeler solennellement ses positions contre la politique menée par le ministère en matière d’enseignement supérieur et de recherche :

- refus de la révision du décret de 84 et refus du décret sur le contrat doctoral unique, dès le congrès du mois de décembre

- refus de la remontée des maquettes de masterisation des concours d’enseignement, fin janvier.

Elle tient absolument à dissocier la résistance à ces réformes imposées par le gouvernement des modes d’actions violentes qui ne font que discréditer la mobilisation actuelle.

Elle rappelle son attachement aux valeurs fondamentales de l’université, au premier rang desquelles la liberté d’enseigner et de circuler sans entraves, de même que la liberté de pouvoir exprimer son opinion de manière démocratique.

Ces libertés ont été gravement bafouées ces derniers jours.

L’équipe présidentielle appelle à un rassemblement des acteurs de l’Université autour des enjeux véritables des réformes et du mouvement de mobilisation qu’elles suscitent. Cette mobilisation ne doit pas nous conduire à renoncer à ce que nous sommes, à nos missions et à nos atouts : notre capacité à organiser nous-mêmes l’université sur un schéma qui nous convient, et à proposer sur le monde un autre discours que celui de l’utilitarisme, c’est à dire celui des sciences sociales.

Nous lançons donc un appel solennel à une présence massive sur les deux campus, à partir de demain matin mercredi 29 avril, des étudiants et des personnels, qui seront par ailleurs convoqués de façon précise par les responsables des composantes. La levée du blocage, porteur de divisions et de tensions, doit permettre de réunir la communauté universitaire sur des objectifs discutés et partagés et de renouer ainsi un dialogue constructif.

Les campus ouvriront à 10h.

L'équipe présidentielle

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Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

La consultation organisée hier au sujet de la levée du blocage a donné lieu, à 15h15, à des violences et des débordements inacceptables dans le bureau de vote du campus Berges du Rhône. La présidence souhaite faire part à la communauté universitaire d'un état précis et circonstancié de ces événements, afin de lever les ambiguïtés et les rumeurs qui gagnent aujourd'hui notre établissement.

Le scrutin s'est tenu sans incidents majeurs jusqu'à 15h15. Les étudiants favorables au blocage et hostiles à la consultation ont pu librement distribuer des tracts appelant au boycott du scrutin.

Vers 15h15, deux étudiants, qui étaient très engagés contre cette consultation, ont demandé à accéder au bureau de vote. Après avoir présenté leur carte CUMUL aux deux membres de l'université qui contrôlaient l’accès au bureau, ils ont pénétré dans la salle et ont refusé d'aller plus loin que la table sur laquelle étaient installés les enveloppes et les bulletins. Un incident a alors éclaté lorsque l’un des deux étudiants a déchiré l’enveloppe de vote. Une vingtaine de bloqueurs, à l’extérieur, ont chargé les deux membres du personnel responsables du contrôle des cartes pour s'introduire dans le bureau de vote.

Cette situation flagrante de mise en danger des personnes et des biens, notamment des urnes et des listes d'émargement, a conduit les personnels de sécurité à tenter de fermer la porte du bureau de vote. Face au nombre et à la détermination des agresseurs qui jetaient des projectiles dans la salle, ils n’ont pu contenir l’intrusion et ont été amenés à utiliser, en situation de légitime défense et à deux reprises, des gaz lacrymogènes. Ceux-ci ont été projetés pendant quelques secondes, à distance et au-dessus des têtes des agresseurs. Une poubelle, remplie notamment de morceaux de verre, a été violemment jetée par les casseurs au visage de certaines personnes présentes et un étudiant a été blessé au front.

Les personnes présentes dans l'enceinte du bureau de vote ont alors constaté par l'entrebâillement de la porte des individus cagoulés utilisant contre les agents de sécurité des chaises et des barrières qui avaient été placées devant le bureau de vote. Ces personnes, proférant des menaces de mort contre ceux qui étaient réfugiés dans le bureau de vote, ont utilisé les barrières comme béliers puis ont jeté dans la salle des fumigènes et des pétards de tailles différentes, dont certains auraient pu blesser grièvement des étudiants, des membres du personnel et des enseignants. D'après nos informations, ces pétards de plus de 5 cms de diamètre auraient pu engendrer des dégâts irréversibles sur le plan auditif ou ophtalmologique.

Ces individus violents ont ensuite utilisé contre les personnes présentes dans le bureau un extincteur, ce qui a eu pour effet de mouiller le sol et d’empêcher les personnels de sécurité de fermer la porte. Ces derniers décidèrent alors d'utiliser les tables, les chaises et les isoloirs comme barrage pour empêcher les agresseurs de pénétrer dans la salle et protéger ceux qui se trouvaient à l'intérieur.

Une fois la porte de sortie située à l’arrière de la salle sécurisée et afin d'éviter une autre agression par cet accès, cette porte a été ouverte et les personnes présentes dans la salle ont été évacuées, notamment deux personnes victimes d’un malaise.

Devant la violence et la durée de l’agression, qui mettait les usagers en danger, le premier vice-président et le secrétaire général de l'université, présents dans le bureau de vote, après un étudiant, ont appelé la police. Au bruit des sirènes des véhicules de police, les casseurs cagoulés ont pris la fuite.

Le président de l'université, constamment informé de la situation, a décidé de ne pas faire intervenir les forces de l'ordre dans l'enceinte de l'établissement, parce que l’agression avait cessé dans le bureau de vote et que les agresseurs avaient quitté les lieux. Des usagers et des personnels de la société de sécurité sont alors allés, à titre privé, à la rencontre des forces de l'ordre.

L'ensemble des dégradations commises a été constaté par un huissier de justice.

Les urnes et les listes d’émargement ayant été mises à l’abri et le scrutin s’étant valablement tenu de 9h à 15h15, le dépouillement s’est effectué normalement sous contrôle d’un huissier de justice et en présence de quatre étudiants témoins.

Les opérations de vote à Bron se sont poursuivies normalement jusqu’à la fermeture du bureau de vote à 18 heures et le dépouillement a eu lieu dans les mêmes conditions que pour les Berges du Rhône.

La présidence remercie vivement tous les personnels qui se sont mobilisés pour ce vote ; elle remercie notamment pour leur sang-froid les personnes présentes au moment des incidents dans le bureau de vote.

L'équipe présidentielle


La presse a largement évoqué ces événements et vous trouverez ci-après les liens renvoyant aux différents articles et reportages faits à cette occasion :

-http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/994971,184/Universite-Lyon-2-vote-sabote-affrontements-et-interpellations.html

- http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=l69a_locale

- http://www.20minutes.fr/article/322443/Lyon-Etudiants-et-profs-de-Lyon-II-appeles-a-voter-sur-le-blocage.php

- http://www.metrofrance.com/info-locale/lyon-ii-opte-pour-la-levee-du-blocage/midB!NmiFbsGO9M5dg/

Lyon 2 : Un vote sous tazer

Comme annoncé depuis plusieurs jours, Lyon 2 a mis en place un vote sur la question du blocage. Théoriquement, toute la journée, le vote a connu des problèmes sur le campus des Quais.

Boycotté par beaucoup, ce vote ne semblait avoir qu'une valeur de sondage. Décidé à faire entendre son message d'opposition, vers 15h, un petit groupe de bloqueurs, qui tractait depuis le matin sur le campus, a voulu se rendre aux portes de l'isoloir pour distribuer ses prospectus. Les vigiles de l'université ayant eu ordre de tout faire pour éviter tout débordement ont décidé d'intervenir pour éloigner le groupe. Mécontent de se faire "dégager", comme nous a rapporté une personne dans la file d’attente, le groupe a voulu continuer son exercice en considérant qu'il avait le droit de discuter de la question du blocage avec les votants. Les vigiles ne l'entendaient pas de cette oreille et ont décidé d'intervenir. Maladroitement, ils ont utilisé leur seule arme, le gaz lacrymogène, créant ainsi un mouvement de panique. Le gaz, qui a été jeté devant la porte, a aussi fait sortir les personnes du bureau de vote. Les urnes et autres objets de la salle ont été victimes de la foule, annulant le vote et sa validé.

Les événements se sont très vite accélérés. Un groupe d'individus, présent pendant la scène, a décidé de porter plainte pour coups et blessures de la part des personnes qui tractaient devant le bureau de vote. Démentie par beaucoup de personnes sur place, cette information a tout de même fait venir les forces de l'ordre devant les portes de l'université, rue Chevreuil. Apres une AG organisée rapidement pour pouvoir sortir de la fac, le groupe de personnes présentes a décidé de sortir en tortue. Des enseignants présents au gazage ont immédiatement proposé de se mettre devant pour éviter que la police use de son autorité et interpelle des personnes non-responsables. Mais la police ne l’entendait pas de cette oreille. Le commissaire de police responsable de l'intervention a explicitement annoncé à une délégation qu'il ne partirait pas tant qu'il n'y aurait pas eu d'interpellations. Le cortège qui s'était réuni pour sortir de l'université en direction de la place Bellecour s'est alors massé devant la sortie de l'université. Le bras de fer entre manifestant et policier allait commencer.

Il aura fallu plus de trente minutes pour que le cortège sorte de l'université sous les yeux des dizaines de personnes poursuivant leur chemin devant une ligne de plus de cinquante policiers et CRS. La situation, qui ressemblait à un guet-apens, était surréaliste. Les trois cents personnes qui composaient la tortue ont tout de même décidé de modifier le trajet qui avait été décidé et, par contrainte policière, ont commencé à se diriger vers Jean Macé. Après vingt minutes de marche en direction de l'avenue Jean Jaurès, la police a choisi d'arrêter le groupe, qui ne se déplaçait que très lentement. C’en était trop, les étudiants devaient livrer les coupables !

C'est à partir de ce moment-là que la police a commencé ses interpellations. N'ayant que des descriptions physiques de la part des plaintifs, le choix était royal. Les forces de l'ordre n’avaient qu’à faire leur sélection. Une première victime fut choisie. Coïncidence ou hasard heureux, un leader de grève est arrêté et emmené dans un fourgon. Absent de l'incident au bureau de vote, son interpellation paraît arbitraire. La foule présente a aussitôt commencé à crier son mécontentement. "Il n'était même pas là !", pouvait-on entendre dans toute la rue. Excité par les forces de l'ordre, photographié par de nombreux observateurs, le groupe a continué sa route quelques mètres. Mais c'en était à nouveau trop et les forces de l’ordre procédèrent à deux nouvelles interpellations, puis une quatrième, et enfin une dernière arrivé à Jean Macé, le tout avec matraques et tazers. Horrifiée par cette scène, la foule s'est dirigée vers le commissariat de Jean Macé. Alors qu’elle arrivait devant, les cinq interpellés ont été discrètement évacués par une équipe de la police pour un autre commissariat.

Par la suite, un rassemblement plutôt pacifique s'est déroulé devant les yeux de trente policiers et CRS, puis le groupe s'est dispersé vers 20h. Au même moment, la présidence de l'université a décidé de fermer administrativement les deux campus. De source policière, seuls deux interpellés sur cinq auraient été identifiés comme ayant participé aux événements de 15h. En outre, on apprenait à 21h30 que les interpellés seraient accusés d'incitation a l'émeute. Politique du chiffre ou justification réelle, s'interroge les étudiants qui se sont rassemblés ce soir devant l'hôtel de police.