11h00 : Assemblée Générale étudiante, à Lyon-2-Quais.
11h30 : Assemblée Générale des personnel-le-s et enseignant-e-s de Lyon-2, sur le campus des Quais.
12h00 : Assemblée Générale des Masters 2, des doctorant-e-s et des docteur-e-s non-titulaires à Lyon-2-Quais, Maison de l’Orient.
12h00 : Assemblée Générale de l’IUFM.
12h30 : Assemblée Générale des personnel-le-s, enseignant-e-s et étudiant-e-s, à Lyon-1, amphi Astrée.
14h00 : CEVU de Lyon-1.
lundi 4 mai 2009
Lyon : Programme du 5 mai 2009
Lyon 2 : Message de l'equipe presidentielle
QUE VOULONS-NOUS ?
Depuis plusieurs mois maintenant, l'Université de Lyon 2 est mobilisée contre les réformes des concours, du statut des enseignants chercheurs, du contrat doctoral, et au-delà contre toute une vision de l'avenir de l'Université dans laquelle une importante majorité d'entre nous ne se reconnaît pas, comme l'avait déjà montré le vote unanime de notre congrès le 17 décembre 2008. Mais après ces mois de débats, de grèves et d'AG, après des semaines de blocage aussi, et après les violences très graves qui ont été commises dans notre établissement lundi 27 avril, il nous faut absolument faire le point pour conjurer les périls qui s'accumulent devant nous.Que voulons-nous ?
Une université ouverte et démocratique, qui remplisse pleinement son rôle de formation de qualité, de brassage et de promotion sociale contre tous les replis sectaires et toutes les résignations au destin sociologique, que les filières élitistes, les écoles privées, les parcours reposant sur la sélection par l'argent tout autant que par le talent ne sont pas en mesure de remplir et qui repose donc sur nos épaules.
Une université qui assure la qualité de ses formations par leur renouvellement constant en lien avec la recherche, qui garantit la qualité de ses diplômes par le sérieux des examens, qui répond aux attentes, si complexes et si stimulantes, des nouveaux publics universitaires, qui sait aussi et peut-être surtout défendre contre le discours dominant du management, qui envahit tout, une pensée critique et libre, celle des sciences sociales et des humanités.
Une université construite sur un modèle démocratique, qui assure à chacun la liberté d'expression et de mouvement, de grève et de déplacement, sans laquelle le monde académique n'est rien.
Ces bonnes intentions, nous les partageons tous, comme les derniers mois en ont fait la preuve, mais nous savons aussi que l'enfer en est pavé.
Car nous devons bien constater que l'absence prolongée de cours, répétée sur les trois dernières années, et surtout le blocage, imposé au rebours de ce dont le mouvement avait besoin et conduisant à une démobilisation, visible dans l'absentéisme des élus enseignants au congrès du 2 avril mais aussi dans la désertification de nos campus, touche de plein fouet nos étudiants les plus fragiles, ceux de première année, les boursiers, les étrangers, ceux qui n'ont ni les ressources ni les relations pour partir ailleurs et chercher leur avenir dans d'autres universités ou dans des écoles. Nous devons prendre la mesure de leur inquiétude et de leur désarroi devant notre difficulté à remplir, pour les meilleures raisons du monde, nos obligations à leur égard. Il nous faut ici trouver des solutions.
Nous devons aussi bien sentir que les menaces qui pèsent sur la préparation du quadriennal formation et recherche risquent fort de produire ce que nous redoutons, un reflux de la place des sciences sociales et des humanités dans le PRES, dans la ville, et au-delà, au plan national, dans le monde social qui nous entoure où la voix de notre Université doit pouvoir continuer à être entendue. Nous devons de même bien être conscient qu'un mauvais quadriennal, ajouté à une baisse, désormais certaine, de nos effectifs, nous laisserait exsangues, sans ressources suffisantes pour montrer qu'une grande Université peut fonctionner avec des crédits publics. Là encore, nous devons nous ressaisir pour travailler ensemble rapidement.
Nous devons enfin voir que les violences des dernières semaines, l'irruption d'une vingtaine d'étudiants dans le Congrès du 2 avril, l'empêchement des Cevu et CA du 24 avril, l'attaque contre les bureaux de vote n'ont d'autre fin que de disqualifier les instances légitimes de notre établissement, qui en font justement une institution démocratique, un bien commun. Derrière la mythologie des AG c'est hélas la confiscation de l'Université qui se joue et dont nous sentons tous les dangers. Aujourd'hui, un petit groupe, dont il importe peu au fond de savoir s'il est uni ou non, sincère ou non, manipulé ou non, a choisi d'aller plus loin encore et de donner un visage concret à ces dangers : menaces de mort contre plusieurs membres de l'équipe présidentielle, diffusion de fausses nouvelles par usurpation d'identité afin d'inviter ceux qui croiraient ces messages ineptes au harcèlement téléphonique, délation en AG de collègues non-grévistes dont on demande qu'ils soient sanctionnés, menaces sur les examens de tous les étudiants pour servir les intérêts de quelques-uns qui veulent s'exonérer de leur responsabilité et participer au discrédit de l'Université... Nous ne pouvons accepter cette dérive. Il importe maintenant de manifester collectivement notre attachement à une gouvernance démocratique et de refuser ensemble une politique de la terreur, de la désinformation et du renoncement dont nous sommes les seules victimes.
La présidence appelle donc solennellement chacun à revenir sur les campus pour que la fin du blocage, qu'une large majorité demande, devienne une réalité, pour proposer à nos étudiants des compléments pédagogiques précis et des examens crédibles, justes, conformes à la réalité de cette année exceptionnelle, comme les composantes ont commencé à y travailler, et surtout pour décider ensemble de l'avenir de Lyon 2, si nous souhaitons qu'il y en ait un dans lequel nous aurons encore envie de nous reconnaître.
Au-delà de ces choix immédiats, sur lesquels nous devons nous prononcer rapidement, la présidence confirme qu'elle tiendra ses engagements à l'égard des enseignants chercheurs, des vacataires, des doctorants dont elle partage les préoccupations ; elle confirme également qu'elle organisera, comme elle l'avait annoncé, des États-Généraux de l'Université afin d'associer universitaires, syndicats, partis politiques à une réflexion commune sur l'avenir de l'université publique en France et plus précisément en Rhône-Alpes et de devenir une force de proposition. Ces États-Généraux se tiendront dès que possible et nous souhaitons qu'ils drainent un public aussi nombreux et aussi enthousiaste que la nuit blanche.
Olivier Christin, André Tiran, Nathalie Fournier, Jacques Bonniel,
Michel Guillot, Christian Montès, Marie Anaut, Jacques Gerstenkorn
1000eme heure de la ronde de Paris
Du dimanche 3 mai midi au lundi 4 mai midi,
Place de Grève, parvis de l’Hôtel de Ville à Paris, des centaines d’obstiné.e.s seront encore et toujours là.
Ceci n’est pas une fête, mais une action intensifiée qui annonce celles à venir.
Durant 24h de nombreux artistes, musiciens, chanteurs, comédiens, danseurs, chorégraphes, écrivains apportent leur voix et leur soutien à notre mobilisation. Les mille et une heures portent l’expérience propre à faire vivre une université démocratique et populaire.
Programme
entre autres,
Ray Bartok, Alain Borer, Les Blérots de Ravel, Bratsch, Dominique Brun, Jacques Darras, Joseph d’Anvers, Odile Duboc, John and Jehn, Daniel Jeanneteau, Kim, Régis Jauffret, Pierre Jourde, Michelle Kokosowski, Alex Kinn, Latifa Laabissi, Maguy Marin, Vaslav Nijinski, Julie Nioche, Xavier Plumas, Mickaël Phelippeau, Cécile Proust, Quinsigamond, Jacques Rancière, Alban Richard, Julie Salgues, François Salvaing, Texas in Paris, Les Szgaboonsites, Loic Touzé, Mary Wigman, Yolks, etc.
10h : préambule
11h45 : ouverture
12h-22h : La scène des 1000h : musique, danse, lectures
22h-5h : Les murmures de la nuit : lectures, chant, contes…
5h : 1000h d'obstination
5h-6h : Les mots de l'infini : lectures
6h : 1000 et 1h d'obstination
6h-9h : La convergence des luttes - rencontre
9h-12h : La scène des 1001e heures : musique acoustique, danse, lectures
12h : Conférence de presse
Université Paris 8, avec l’aide des Inrockuptibles, de la Flèche d’Or et de la Mairie de Paris.Blog : http://rondeinfinie.canalblog.com/
OPÉRATION ESCARGOT ÉLECTRONIQUE !
OPÉRATION ESCARGOT ÉLECTRONIQUE !
de la maternelle à l'universitéLes ministres de ce gouvernement n'écoutent plus les citoyens malgré les nombreuses et massives démonstrations de mécontentement de la population.
Après la poste et avant les hôpitaux, c'est au tour du service public d'éducation d'être attaqué. Comme pour les autres services publics, l'objectif du gouvernement est de se désengager de celui de l'éducation et d'offrir cette mission au privé-payant.
Devant ce nouveau plan de marchandisation des services, le mépris de nos élus et leurs passages en force, il est temps d'affirmer notre volonté de résistance par une action qu'ils ne pourront vraiment plus ignorer.
Transposons à Internet une méthode qui a fait ses preuves sur les routes :
de courriers électroniques !
Envoyons de manière coordonnée un raz de marée de courriels de protestations aux ministères, rectorats et inspections académiques pour faire entendre notre mécontentement et notre attachement aux services publics !
Faites suivre !
consultez la foire aux questions. \@_
Programme du 4 mai 2009 à Lyon
Programme issu du site rebellyon.info
vendredi 1 mai 2009
Un etudiant de Lyon 2 met sa carte en vente sur Ebay
Un étudiant de l’université Lyon 2 a mis en vente sa carte d’étudiant sur le site eBay, jugeant que son année était perdue à cause du blocage du campus.
Contre le blocage, un étudiant de Lyon 2 met sa carte en vente sur eBay Cliquez sur l'image pour agrandir
Un étudiant de l’université Lyon 2 a mis en vente sa carte d’étudiant sur le site eBay, jugeant que son année était perdue à cause du blocage du campus.
Il l’a mise à prix à un euro, mercredi soir son prix était à 3,50 euros...
La suite ici
L'annonce ici
Pour le moment le prix est de 166.716,00 EUR. Ebay facture 2,5% du prix de vente quand le prix depasse 500 EUR. Le vendeur de la carte doit theoriquement 4167900 EUR a ebay si cela n'agmente pas.
jeudi 30 avril 2009
AG des quais pour lyon2
résultat de la 9e coordianation nationale des Universités
Hier, mardi 28 avril 2009, trois mois après les premières manifestations, 20.000 personnes ont encore exprimé dans la rue leur opposition aux réformes du gouvernement qui découlent de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche. Face au mépris, aux déclarations mensongères, aux manœuvres en trompe-l’œil et aux choix délibérés de passage en force, les délégués représentant 64 établissements réunis en Coordination Nationale des Universités le 29 avril 2009 en Sorbonne ont voté la poursuite de la grève dans les universités et les laboratoires.
Le mouvement du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche n’est ni minoritaire, ni près de s’arrêter. A ce jour, 49 universités retiennent les notes du premier semestre ; 51 universités sont en grève totale ou partielle ; 44 universités sont bloquées ; 14 universités ont appelé au boycott des jurys de baccalauréat.
La CNU se félicite de la convergence des luttes en cours pour la défense des services publics notamment les services de santé.
La communauté universitaire continue avec force et détermination à s’opposer aux réformes du gouvernement. Déclaration de la 9e CNU
Les délégués de la communauté universitaire et de la recherche représentant 64 établissements, réunis le 29 avril 2009 à la Sorbonne pour la neuvième réunion de la Coordination des Universités née le 22 janvier 2009 réaffirment leur solidarité et leur opposition déterminée aux projets du gouvernement.
Persistant dans son refus de réelles négociations, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a fait passer en force, pendant les vacances de printemps, les décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, le CNU et le contrat doctoral unique. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il ferait de même pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés. Le ministère s’est même opposé à la demande clairement formulée par la CPU concernant ce dernier point, au mépris des règles qu’il avait lui-même fixées concernant l’évaluation des maquettes par l’AERES. Ce déni des principes démocratiques nous renforce dans notre détermination.
Partout en Europe où ont été mises en place des réformes similaires dans le cadre du processus de Bologne (Italie, Grèce, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Espagne...), ces dernières ont eu pour conséquence, à très court terme, des hausses massives de frais d’inscription, la précarisation des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, la disparition d’emplois techniques et administratifs, ainsi qu’une concurrence délétère entre les individus, les équipes et les établissements.
Nous réaffirmons que la crise actuelle que traversent l’université et la recherche tire son origine du Pacte pour la Recherche, de la loi LRU et de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Pour cette raison, nous restons attachés à la plateforme de revendications dont tous les points sont liés et que nous avons maintes fois rappelée :
* Abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche. * Retrait du projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés, qui menace à très court terme le système public d’éducation * Retrait du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et le CNU * Retrait du contrat doctoral unique * Rétablissement des postes supprimés en 2009, mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires concernant l’ensemble de la communauté universitaire et résorption de la précarité. * Opposition aux principes de dotation budgétaires (système SYMPA), qui mettent dès à présent en danger les filières technologiques universitaires (IUT, IUP, IUFM, etc...). * Arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche et réaffirmation de leur rôle d’opérateur de recherche * Opposition aux mesures qui conduisent à la précarisation des étudiants (démantèlement du CROUS, augmentation prévisible des frais d’inscription, etc...)
Nous appelons à continuer la grève, à intensifier le mouvement et à :
* ne faire remonter aucune maquette de master de formation des enseignants actant la réforme actuelle et refuser de les appliquer si elles sont imposées par le ministère * appeler au refus du vote des compétences élargies par les conseils d’administration des universités * faire voter par les conseils centraux des motions contre l’application de la modulation de service et refuser, le cas échéant, les évaluations personnelles prévues dans ce cadre. * refuser la mise en place des entretiens professionnels d’évaluation des personnels BIATOSS. * mettre un terme aux processus d’externalisation et de précarisation des personnels, notamment BIATOSS. * refuser les chaires d’excellence
En défendant les universités et les organismes de recherche, nous ne défendons pas seulement les universitaires mais un idéal démocratique, républicain et laïc opposé à celui du gouvernement (droit à la connaissance pour tous, droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale, droit de s’engager dans des études qui n’ont aucune rentabilité immédiate mais qui sont d’une valeur essentielle pour la société, liberté de la recherche et de l’enseignement). Nous refusons la logique de mise en concurrence des universités et des membres de la communauté universitaire, scientifique et éducative, implicite dans ces décrets, et nous réaffirmons les valeurs de coopération et de solidarité dont la recherche et l’enseignement se nourrissent.
Face à la menace que ce gouvernement fait peser sur ces principes fondateurs, nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire, scientifique et éducative, ainsi que tous les citoyens, à défendre ces valeurs sans concession et à les promouvoir. L’université française doit continuer à être le cadre de la démocratisation du savoir pour la formation de citoyens libres et responsables.
La CNU se félicite de l’unité réalisée dans la rue le 28 avec les collègues de la santé et des convergences à venir le 1er mai avec l’ensemble des secteurs
L’université et la recherche sont en lutte depuis trois mois ; aujourd’hui elles sont plus que jamais en résistance.
Motion de la 9e CNU sur les examens
Nous ne tiendrons pas les examens !
Face à la situation de blocage actuelle dont le gouvernement porte l’entière responsabilité, et qui a entraîné une suspension des cours depuis trois mois dans la plupart des universités :
1. Nous refusons d’évaluer les enseignements qui soit n’ont pas été dispensés (dans 30 universités en piquet de grève aucun cours ne s’est tenu au second semestre), ou bien qui ont été dispensés dans des conditions de grève ne permettant pas un accès équitable des étudiants à ces contenus.
2. Nous appelons les enseignants-chercheurs et le personnel BIATOSS à ne pas organiser les examens et ce jusqu’à satisfaction de nos revendications.
Motion de la 9e CNU contre les répressions
La Coordination Nationale des Universités condamne toute répression à l’encontre de la communauté universitaire et scientifique dans son ensemble.
Elle appelle à soutenir tous les membres de la communauté universitaire et scientifique qui sont poursuivis dans le cadre du mouvement.
Elle rappelle que la grève est un droit constitutionnel et que les intimidations, les menaces, les insultes et les provocations sont une atteinte grave à ce droit et à la liberté individuelle.
Elle condamne par ailleurs les initiatives des administrations universitaires visant à mettre fin au mouvement : consultation électronique, référendum et vote sans débat.
Motion : « Il n’y a qu’une Université, c’est l’Université Publique »
La Coordination Nationale des Universités réunie le 29 avril 2009 en Sorbonne s’insurge de la publication au Journal officiel du 19 avril du décret n°2009-427 du 16 avril 2009 « portant publication de l’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur »
Ce décret est une nouvelle attaque contre le principe de laïcité. Il est écrit dans ce décret : « Pour les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu’ils délivrent dans les disciplines énumérées dans le protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des grades et diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l’Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux Autorités françaises ».
Cette phrase est purement scandaleuse pour deux raisons de fond :
* Alors que la DGES, dans une note « informative » impose les noms de domaines et de diplômes aux universités publiques, ce décret laisse les instituts catholiques dicter leur loi au Ministère. Alors que le pilotage bureaucratique n’a jamais été aussi explicite pour le service public, on laisse les mains totalement libres au secteur privé.
* Depuis 1885, les instituts catholiques ne sont plus des universités. Il n’y a qu’une Université en France et c’est l’Université publique.
Lyon 2 : Message de la presidence vis a vis des faux mails
Hier, à partir de 13h36, un message ayant pour objet "[Présidence] 29/04/2009 > Modalités de la réouverture des campus de l'Université de Lyon 2" et prétendument co-signé par Olivier Christin, président, André Tiran, premier vice-président et Stéphane Nivet, chargé de mission, a été envoyé via un usage frauduleux des adresses mails de l'université. Il s'agit de la seconde provocation de ce type, la première ayant été interceptée vendredi.
La présidence dément vigoureusement avoir rédigé ce mail odieux et mensonger.
En conséquence, les personnes dont les identités ont été utilisées ont déposé plainte avec constitution de partie civile pour usurpation de titres, de fonctions et d'identités.
Par ailleurs, l'Université dépose plainte pour diffusion de fausses nouvelles et tous les délits liés à ce piratage.
Cette provocation ignoble vise vraisemblablement à en préparer d'autres dans les heures qui viennent.
La présidence invite l'ensemble de la communauté universitaire à la plus grande vigilance concernant les messages diffusés dans les prochains jours. En attendant la sécurisation des échanges électroniques, les messages institutionnels seront mis en ligne sur les sites web de l'université.
L'équipe présidentielle
mercredi 29 avril 2009
Revue de presse européenne
Processus de Bologne : les universités françaises en colère
Sarkozy, le ver dans la pomme du CNRS, le Centre national de la recherche scientifique ? (Illustration : Philippe Struck)
La contestation estudiantine n'est pas finie (Giovanni Angioni)
Le gouvernement grec a entériné une série de réformes visant à moderniser le système universitaire : ouvertures d’instituts privés et une durée limitée pour achever ses études. Suscitant les protestations des étudiants.
La Grèce est l’un des premiers pays en Europe concernant le nombre d’étudiant âgés de plus de 29 ans et ceux qui ont choisi de partir réviser à l’étranger. En mars 2005, deux professeurs de fac, Michael Mitsopoulos et Théodore Pelagids, ont lancé ce cri d’alarme. Ils ont plaidé pour une réforme en urgence du système. Depuis, le gouvernement a entériné de nombreuses mesures prévoyant entre autres, d’instaurer un ‘système 3+2’ [trois ans pour la licence et deux pour le master], une durée limitée des études, le principe de l’autonomie administrative et une ouverture de l’univers de l’éducation aux universités privées.
Ces réformes ont été mises en place depuis longtemps dans de nombreux Etats européens, contribuant à créer un enseignement compétitif et de qualité dans l’Union. En Grèce, la décision du gouvernement a déclenché une polémique et une pluie de protestations de milliers d’étudiants. Durant l’année 2006, plus de 200 universités ont été occupées pendant des mois et des manifestations nombreuses, et parfois violentes se sont déroulées.
En mars dernier, les étudiants sont descendus dans la rue pour protester contre la réforme, accompagnés de nombreux enseignants. Devant la contestation, le gouvernement n’entend pour autant pas faire machine arrière.
« Tous doivent avoir les mêmes chances »
C’est une réforme impérialiste et capitaliste, » affirme par exemple Nikos, étudiant en architecture, tandis que ses camarades acquiescent en silence. « L’université doit rester publique et gratuite. Tous doivent avoir les mêmes chances. » Mais tous les étudiants ont-ils vraiment les mêmes opportunités ? La réalité dans les facs grecques semble bien différente.
La suite ici
Les étudiants hongrois, perdants de Bologne
« Bologne », le processus d’harmonisation du système universitaire en Europe, a exactement dix ans. Pour des étudiants de Budapest, promo 2009, il reste pour le moins impopulaire. Bienvenue dans l'enfer de la fac.
Jusqu’en 2005, les étudiants hongrois passaient 4 ans au lycée, 5 ou 6 ans à l’université ou 3 ou 4 ans dans une « école supérieure ». Le processus de Bologne qui doit jeter les bases d’un espace européen de l’enseignement supérieur d’ici 2010 et qui est à l’œuvre dans 46 pays, a mis fin aux examens d’entrée à l’université. Il a établi un diplôme de fin d’études secondaires, comparable au baccalauréat, et a aboli un système dans lequel les étudiants convertissaient leurs résultats scolaires et ceux du baccalauréat en points. Cette somme déterminait si l’étudiant était accepté à l’université et le cas échéant si sa formation pouvait être financée par l’Etat.
Les lycéens en dernière année finissaient leurs examens en juin et pouvaient calculer eux-mêmes leurs points. Ils ne recevaient pas les résultats officiels avant la traditionnelle « nuit de la crise des points pour l’entrée à l’université », « Ponthatárok Éjszakája », en juillet...
Processus de Bologne : l'université française «en soldes»
Les manifestations étudiantes à Clermont-Ferrand (ernesto Morales/flickr)
La France est fébrile : les professeurs de facs sont dans la rue pour dénoncer la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités. Prenons la température à Clermont-Ferrand auprès des présidents d’université et des étudiants.
Dans les couloirs des deux campus universitaires de Clermont-Ferrand, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche française, Valérie Pécresse, fait parler d'elle à cause du projet de loi qui porte son nom et qu'elle veut introduire dès que possible. Selon ce texte, d’ici à cinq ans, les universités deviendront autonomes tant sur la plan budgétaire que sur celui des ressources humaines. Automnes donc pour faire entrer le capital privé afin de financer la recherche. Et automnes, les présidents de chaque université, pour décider de la sélection et des horaires de travail des professeurs et chercheurs.
Des présidents plutôt affirmatifs
Philippe Dulbecco, président de l'Université d'Auvergne à Clermont-Ferrand, affirme que la loi, en vigueur depuis le 1er janvier 2009 dans 20 universités françaises, va permettre à chaque université de choisir son modèle de développement. « Nous souhaitons investir dans le domaine de la recherche et du doctorat, dans des programmes de mobilité et renforcer les liens avec l'entreprise, ainsi qu'avec la Roumanie, l'Ukraine, la Biélorussie et la Chine, où nous sommes aussi présents », affirme Dulbecco qui considère que le caractère autonome de l'université facilitera la gestion des ressources en me...
La suite ici
Lyon 2 : Message de la presidence vis a vis des faux messages signés de la presidence
Aujourd'hui à 13h36 , un message ayant pour objet "[Présidence]
29/04/2009 > Modalités de la réouverture des campus de l'Université de
Lyon 2" et prétendument co-signé par Olivier Christin, président,
André Tiran, premier vice-président et Stéphane Nivet, chargé de
mission, a été envoyé via un usage frauduleux des adresses mails de
l'université. Il s'agit de la seconde provocation de ce type, la
première ayant été interceptée vendredi.
La présidence dément vigoureusement avoir rédigé ce mail odieux et
mensonger.
En conséquence, les personnes dont les identités ont été utilisées
déposent dès aujourd'hui plainte avec constitution de partie civile
pour usurpation de titres, de fonctions et d'identités.
Par ailleurs, l'Université dépose plainte pour diffusion de fausses
nouvelles et tous les délits liés à ce piratage.
Cette provocation ignoble vise vraisemblablement à en préparer
d'autres dans les heures qui viennent.
La présidence invite l'ensemble de la communauté universitaire à la
plus grande vigilance concernant les messages diffusés dans les
prochains jours. En attendant la sécurisation des échanges
électroniques, les messages institutionnels seront mis en ligne sur
les sites web de l'université.
L'équipe présidentielle
Vous pouvez relire notre article Internet et la grève ici
Information du mercredi 29 avril
L'AG des quais aura lieu à 11H.
En début d'après-midi, un soit disant mail signé de la présidence de l'université Lyon2 a circulé. Il s'agit d'un faux, comme l'a précisé la présidence qui s'est empressé de démentir cette information.
Ce faux ne fait qu'exacerber les tensions, déjà vive avec la comparution cet après midi de deux étudiants au Tribunal de grande instance de Lyon après les évènements de lundi sur le site des quais de Lyon2.
Le procès est repoussé au mercredi 10 juin.