jeudi 14 mai 2009
Bilan des dix ans de Bologne, pays par pays
Contre sommet de Louvain/Bruxelles, du 25 au 29 avril 2009
Bilan des dix ans de Bologne, pays par pays
(Résumé des interventions, hormis celles portant sur la France).
Angleterre
Réforme :
- Les universités ne sont plus dirigées par des élus.
- Actuellement des cours sont supprimés en philosophie, sociologie…
- Les matières telles que la philosophie ou les sciences politiques subissent de la part des milieux de l’économie des pressions pour en faire des lieux ou outils d’adaptation et non pas de critique.
- L’enseignement de l’anglais langue étrangère est privatisé.
- Les universités sont financées par les étudiants à hauteur de 3000 livres en licence, et de 10 000 livres après la licence.
- Le problème des disciplines telles que la philosophie est que l’espoir de salaire à la sortie n’est souvent pas suffisant pour permettre des prêts étudiants.
- Le logement social étudiant est privatisé.
Mobilisations :
Lors de son dernier congrès, le principal syndicat étudiant a décidé d’abandonner le principe de la gratuité des études.
Il est difficile de mobiliser les étudiants, d’autant qu’ils sont dans une démarche de financement de leurs études, de nature investissement individuel, qui a pour conséquence une occupation à plein temps de leurs journées. D’une phrase, certains résume la situation : « Les étudiants de la classe moyenne doivent bosser dans les bars pour étudiants riches ».
Espagne
En 2004 la LOU initie la libéralisation/privatisation :
« autonomie » comme en France et gestion financière par les établissements,
Sélection à l’entrée,
Développement du pouvoir des entreprises dans les décisions.
En 2005 la gauche nouvellement arrivée au pouvoir stop la LOU, puis sous couvert d’Europe amorce une relance du contenu de la LOU.
Les masters donnent lieu à des doits d’inscriptions qui sont fonction de l’offre et de la demande : plus un master est demandé, plus il est cher.
Danemark
- Non seulement les études sont gratuites mais elles donnent lieu à une rémunération : 600 euros par mois sur une période maximale de six ans. En février 2009 des manifestations se sont opposées à une réduction de cette période à 4 ans.
- Les études sont aussi gratuites pour tous les étudiants de l’Union européenne. Jusqu’à il y a deux, elles étaient gratuites pour tous les étudiants du monde. L’enseignement est en danois.
- L’intrusion des entreprises dans les universités est de plus en plus importante. Notamment, auparavant les onze membres des CA étaient ou personnels ou étudiants et actuellement c’est 2 étudiants, 2 enseignants, 1 BIATOS, 6 représentants d’entreprises.
- Le gouvernement vient d’autoriser les universités privées.
- Actuellement une mobilisation porte contre l’appropriation (brevets) par des entreprises des découvertes universitaires.
Italie
Bilan : Quelques chiffres de l’OCDE (2006) :
- Pourcentage d’étudiants bénéficiant d’un logement social : Danemark, 20% ; Suède, 17% ; Allemagne, 10%, ; France, 8% ; Italie, 1,7%.
- Dépense pour l’enseignement supérieur :
Union européenne, 1,2% ; Italie, 0,8%.
- Dépense pour la recherche, c’est en Italie environ la moitié de la moyenne européenne.
- Nombre d’enseignants du supérieur :
Allemagne, 115 000 ; Grande Bretagne, 126 000 ; France, 77 000 ; Italie, 50 000.
Frais d’inscription en 2006 : 1 800 euros. Mais depuis le gouvernement a donné aux universités l’autorisation de devenir de droit privé, d’où des frais d’inscription libre. Lequel est en fait rendu obligatoire par la baisse du financement de l’Etat. Ainsi les études de lettres à Florence donneront lieu à des frais d’inscription de 8 000 euros à partir de 2009.
Dès 1999 le LMD fut mis en œuvre. En 2004 (gouvernement Berlusconi) une loi similaire à la LRU a été votée.
Réforme de l’école primaire, loi de 2008 :
Retour de l’uniforme pour les élèves.
Enseignement de la religion catholique.
Suppression de l’école l’après midi.
Suppression des écoles de petite taille.
Retour à un instituteur par classe. Depuis les années 90, afin que les élèves bénéficient d’une pluralité d’approches, les enfants avaient plusieurs profs.
Un pan de la réforme a été retiré : la séparation des élèves italiens et des migrants.
Par ailleurs, seulement un tiers des départs à la retraire de fonctionnaires est remplacé. Se développe « en contre partie » la précarité.
Mobilisation 2008 ; début octobre, des enseignants d’une école occupent leur école. De là s’est enclenché une mobilisation de tout l’enseignement. Mais les vacances de Noël verront la fin du mouvement.
Belgique
Il n’existe pas de syndicat étudiant en Belgique. L’enseignement supérieur y est communautaire : francophone / flamand.
Les universités sont déjà autonomes depuis plusieurs années. Les financements sont de 80 à 90 % d’Etat.
En Belgique francophone les trois grosses universités sont en train d’absorber les petites qui gravitaient autour.
800 euros d’inscription en Belgique francophone.
Accroissement de la concurrence : les universités s’arrachent les étudiants, dont les internationaux.
Les étudiants ne sont pas conscients de ce qui se passe dans leurs universités.
Université catholique de Louvain-la-Neuve : LMD en place depuis 5 ans.
Université libre de Bruxelles (ULB, publique), lieu du contre sommet :
La philosophie et les lettres sont les plus visées par les réformes de l’ULB. En philo, passage de 20 cours par an à 12.
Les objectifs stratégiques (officiels) du recteur de l’université : 1. Etre bien rangé dans les classements ; … ; Dernier objectif, penser la société.
La clef de répartition des finances en fonction du nombre d’étudiants est étendue à la nomination des profs. Par exemple UN pour les lettres, DEUX pour les sciences, TROIS pour les sciences appliquées. Si bien que mécaniquement le nombre d’enseignants en lettres va en décroissant, d’où la fermeture de cours et/ou des effectifs pléthoriques.
Solvé, l’homologue d’HEC Paris, fonctionne telle une entreprise. Elle a été fusionnée avec la fac d’économie de l’ULB. Si bien que cette fac possède maintenant des chaires privées (marchand de bière, etc.).
Deux étudiants de l’ULB ont participé très activement à la préparation du présent contre sommet. Dont l’animateur de groupe Attac campus de l’université, lequel rassemble 20 étudiants (ce qui est exceptionnel en Belgique).
Allemagne
Bilan
Les frais d’inscription n’ont dans un premier temps porté que sur les dernières années d’études longues. 2005 amorce une généralisation à l’ensemble des années. Aujourd’hui cette généralisation touche 6 régions sur 16.
Les universités allemandes ont un Sénat : 8 étudiants, 8 enseignants, 5 BIATOS. Mais le président est nommé par une autre instance, et le renforcement du pouvoir du président à marginalisé le Sénat.
Le mode de gestion type LRU à entraîné une modification de l’esprit du savoir enseigné.
De plus en plus de connections avec l’entreprise, ce qui entraîne des spécialisations telles que l’armement.
Droite/gauche poursuivent le processus de privatisation des universités.
Mobilisation :
2001, lutte, grève, manifestation de colère ;
2005, lutte plus pacifique ;
2006, blocage d’autoroutes, de centres commerciaux (les mobilisations contre le CPE ont inspiré les étudiants allemands).
Bilan général exprimé par de nombreux intervenants : le mouvement est déjà européen, car beaucoup de pays d’Europe y ont participé. Il lui reste à s’organiser à ce niveau.
Ce qui est l’objet de la vague européenne.
1 Collectif « Printemps 2010 » : Attac ; Fac verte ; Fédération CGT de l’éducation, de la recherche, et de la culture (FERC Sup-CGT) ; Fondation sciences citoyennes ; Sauvons la recherche (SLR) ; Sauvons l’université (SLU) ; Sud éducation, Sud étudiants, Sud recherche ; Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU) ; Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP-FSU) ; Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique (SNTRS-CGT) ; Union nationale des étudiants de France (UNEF) ; Union des familles laïques (UFAL). Ce collectif milite notamment « contre la mise en marché des activités éducatives et scientifiques, contre la mise en compétition généralisée des populations et des territoires, pour un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, démocratique et émancipateur ». Voir l’appel fondateur du collectif http://groups.google.fr/group/collectif-printemps-2010/web/appels .
mercredi 13 mai 2009
mardi 12 mai 2009
Lyon 2 : L'AG des Quais revote le blocage du site sans réellement y croire
En attendant l'AG de bron se prépare pour demain. Sans aucun blocage cette semaine, le campus reste encore peu animé. Cela s'expliquant par la grève d'encore beaucoup d'enseignants. A 13h aujourd'hui l'AG de la faculté d'anglais débattait des modalités d'examen. D'après les premières informations qui ont filtré de cette réunion d'enseignants, la licence devrait être validé sur 5 semestres au lieu de 6. Mais cette information qui est à prendre au conditionnel n'est pas encore annoncée officiellement. Si une telle décision est prise, elle devrait être annoncé après la réunion de Cevu de vendredi 15 mai. Apres 14 semaines de grève il n'y a toujours pas de décisions prises au niveau de l'université pour les examens.
En attendant, demain l'université devrait être à péage. Suivant les cours de la bourse des cours, le prix votre entrée fictive sera calculée selon les "cours des cours". Evidemment l'entrée ne sera pas payante. Cette action du comité du même nom a pour objectif de dénoncer les risques d'augmentation des frais d'inscription à l'université. Ceci se déroule dans une semaine d'action dans le même esprit. Hier, le comité d'action a "fait la manche" devant la gare part Dieu pour avertir le risque de la LRU en matière de frais d'inscription.
La reprise progressive des cours est pour certains une victoire du gouvernement. Pour un des chefs de fil des anti-bloqueurs et membre de l’UNI présent à l'AG, la fin de l'année est le signe que les étudiants ont compris que "la reforme été bonne". Les grévistes, eux, bloqueurs et non bloqueurs refuse cette idée. "Il faut continuer à monter des actions. Les propos de X Darcos sur les sanctions sont pour nous une blague. Je n'ai jamais été bloqueur, je m'y refuse depuis le début mais je fais des actions extérieures à l'université pour alerter les gens. Même si le pouvoir ne nous écoute pas, la grève des enseignants et la notre continuera l'année prochaine. Nous serons au rendez-vous si rien ne change d’ici juin." annonce déjà l'un des membres du comité d'action. Pour le moment les medias relayent en majorité des informations sur les examens sans parler des reformes. Jouant sur le blocage, le débat sur les reformes ne s'est jamais vraiment fait et a stigmatisé les grévistes dans les medias. "Il est possible de faire grève et de ne pas bloquer son université même si c'est plus facile de se mobiliser quand il n'y a pas cours " nous explique julie convaincu du désastre qu’elle voit arriver et qu’elle refuse pour l'enseignemant superieur.
L'équipe du blog
Programme du 12 mai à Lyon
Mardi 12 mai :
9h00 : réunion d’information sur la validation des semestres, à Lyon-II-Quais.
9h30 : réunion d’information sur la situation dans les autres universités, explication des propositions de la présidence, devant la Cafét’U, à Lyon-II-Quais.
9h30 : journée conférences & débats sur le thème Enseignement, Recherche, Santé - Le futur d’une restructuration annoncée, à Lyon-I, amphi Lavoisier.
10h20 : réunion du comité d’action de Lyon-II, sur la fac des Quais, devant la cafét’U.
11h00 : Assemblée Générale étudiante à Lyon-II-Quais.
11h30 : Assemblée Générale des personnel-le-s à Lyon-II-Bron, bâtiment K, amphi C.
12h30 : Assemblée Générale de l’IUFM.
16h45 : intervention « La construction d’un mouvement international des ONG : les défis de la contribution des ONG du Sud aux enjeux internationaux » de Fabrice Ferrier, responsable des programmes internationaux à Coordination SUD, à Lyon-II-Quais, salle CR06.
lundi 11 mai 2009
Revue de presse 11 mai 2009
L'UMP veut modifier l'élection des présidents d'université
Comment s'assurer que les présidents d'universités seront plus souvent du côté du pouvoir politique ? Et plus sensibles aux demandes des directions d'entreprises ? En renforçant l'influence de l'Etat et des personnalités non élues des conseils d'administration dans le choix du président ! C'est l'étrange notion de "l'autonomie" que défend une proposition de loi du député UMP Benoist Apparu. Il vise à ne plus revoir - comme sur cette photo (Matthieu Rouault, http://www.lemensuel.net/)prise à la Sorbonne où les présidents de Paris-4, Paris-8, Montpellier-3 et Rouen - des présidents qui s'opposent vigoureusement à la politique d'un gouvernement.Le texte de cette proposition a été déposé à la Présidence de l’Assemblée nationale le 5 mai 2009. Sous la forme d'amendement à la loi LRU, il propose une série de dispositions censées être en conformité avec l'esprit de la loi, ce qui en dit long sur cet esprit...
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Exams reportés: un mois de bourse en plus ?
Les aménagements de calendrier, prévus dans plusieurs facs touchées par la grève, sont problématiques pour de nombreux étudiants. Le ministère parle «d'aider les plus fragiles».
(Reuters)
Rattraper les cours et décaler les dates d’examens. La plupart des facs touchées par le mouvement de grève des enseignants-chercheurs ont décidé d'aménager le calendrier universitaire. Nombre d'étudiants vont devoir plancher fin juin et certains recteurs évoquent même la possibilité de sessions d'épreuves en juillet. Sauf qu’en pratique, de tels reports posent des problèmes. En termes d’organisation administrative, évidemment. Mais aussi et surtout, pour les étudiants. Les boursiers en particulier.
Problème n°1: le logement
De nombreux étudiants ont déjà déposé leur préavis pour quitter leur appartement fin mai-début juin, date initialement prévue pour la tenue des examens. «Certains vont se retrouver dans des situations délicates, sans appart en plein examens», constate François-Loïc Pichard, vice-président de la Fage, deuxième organisation étudiante....
Reuters
Les universités françaises bloquées par les étudiants qui protestent contre les réformes du gouvernement ont commencé lundi à voter sous la menace de l'exécutif pour décider si elles mettent fin au mouvement.
Le ministre de l'Education Xavier Darcos a en effet averti les auteurs des blocages qu'ils se verraient privés de leurs diplômes de fin d'année s'ils persistaient dans le mouvement, commencé parfois depuis plus de trois mois.
"Méfiez-vous, l'opinion se retourne", a-t-il dit lundi sur RTL. "Il n'y aura pas de licence ès grève, de mastère en pétition ou de doctorat en blocage, donc on ne donnera pas des diplômes à ceux qui auront fait en sorte que les universités ne fonctionnent pas".
Il estime que les blocages frappant encore une vingtaine d'universités sur 85 nuisent aux étudiants les plus fragiles et les plus modestes. Malgré ce discours ferme, le ministre n'a cependant pas exclu une ultime concession sur la réforme du recrutement des enseignants, qui doivent voir leur formation allongée de Bac+3 à Bac+5 en 2011.
"Nous sommes en discussion", a-t-il dit. "Est examiné l'éventuel recrutement dans la période intermédiaire de la réforme de personnes à Bac+4".
Face à la grogne dans les lycées et les universités qui dure depuis la fin de l'année dernière, le gouvernement a déjà notamment reporté une réforme du lycée et accepté de revoir la modification du statut des enseignants chercheurs.
L'Unef, principal syndicat étudiant, a condamné les propos du ministre, dans lesquels il voit "une stratégie de la tension et du pourrissement irresponsable et dangereuse".
Dans un communiqué, le syndicat estime que des solutions visant à terminer l'année universitaire sont déjà en oeuvre - permettant, par exemple, que les examens ne portent que sur les cours effectivement dispensés.
DES VOTES À BULLETINS SECRETS
Des votes ont débuté dans certaines des universités en conflit, mais pas dans toutes, dans un climat de tension et de confusion. Les résultats étaient attendus dans la soirée.
A Bordeaux-III, (lettres et sciences humaines), les personnels administratifs, enseignants et étudiants ont commencé à voter à bulletins secrets dans l'après-midi pour choisir entre deux modalités de sortie du conflit, a constaté Reuters.
Le choix, proposé par la présidence après accord avec le "comité de mobilisation", propose une solution avec reprise des cours immédiate et examens à la mi-juin et une autre plus "dure" avec une organisation d'examens hypothétique, conditionnée à la "satisfaction des revendications".
L'université Jean Moulin Lyon 2 ne donnait pas de signe de reprise, plusieurs sites étant toujours bloqués lundi et certains des enseignants poursuivant la grève, tandis que le "comité d'action" distribuait des tracts devant la gare TGV...
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Vous remarquerez la faute sur l'université
Les étudiants de Lyon II font la manche
Il s’agit de leur nouvelle action pour dénoncer la loi sur l’autonomie des universités, qui selon eux fera augmenter les frais d’inscription.Ces étudiants arboreront à la mi-journée devant la gare de la Part-Dieu des pancartes comme « Etudiant a besoin d’argent pour payer année universitaire a 8 000 euros » ou « Etudiant, mon pouvoir d’achat ne me permet pas de payer une année à 9 000 euros ». Les...
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dimanche 10 mai 2009
Le comité d'action organise un flash mob lundi : Nous n'avons plus qu'a faire la manche
Le comité d'action de Lyon 2 (cours hors les murs, universthon, nuit de l’université ...), contre la LRU et les décrets sur le statut des enseignants chercheurs et la masterisation des concours organise un flash mob "Nous n'avons plus qu'à faire la manche" La LRU impose à l’université de trouver des financements issus du secteur privé via des fondations privés. Si le secteur privé n’est pas au rendez-vous comme en temps de crise par exemple, ce seront les frais d’inscriptions qui vont augmenter. Le plus simple sera probablement de faire payer les étudiants. A combien s'élèveront les frais d'inscription dès l’année prochaine ? Et les suivantes ? Il ne nous restera donc plus qu’à faire la manche.
Alors rendez vous lundi 12h15 devant l’arrêt de tram T3 à Part Dieu, derrière la gare. Durée 30 min. (si vous avez cours sur les quais ou sur Bron à 13h15 vous y serez). Nous vous expliquerons comment nous ferons le flash mob en toute sécurité.
Si vous pouvez venez avec une pancarte avec des slogans type :
- Etudiants a besoin d’argent pour payer année universitaire a 8000€.
- Cherche mécène pour étudiants en lettre.10 000€ l’année je ne peux pas seul.
- Etudes universitaires a 10 000€, je n’ai pas les moyens. A votre bon cœur.
- Etudiant, Mon pouvoir d’achat ne me permet pas de payer une année a 9000€
- Les banques ne veulent pas me prêter de l’argent pour me études a 10 000€ l’année, car je ne suis pas rentable. Une p’tite pièce SVP !
- …
Evidemment nous ne prendrons pas l’argent le but est de sensibiliser les passants.
Le comité d’action n’est pas le groupe des bloqueurs. Il a pour vocation de sortir le problème de l’université pour prévenir la population du danger des réformes de Valérie Pécresse et Xavier Darcos.
Notre greve n'est pas franco-française, Rencontre avec les etudiants en grève de l'UB (Barcelone)
[Rédigé mardi 28 avril 2009 depuis Barcelone]La grève chez eux a commenc é en novembre. Trois mois avant nous, ils ont dénoncé l’application du processus imaginé par les ministres de l’enseignement supérieur des 46 pays y participant. "Ce n’est pas possible que les chefs d’états d’Europe ne comprennent pas que la jeunesse européenne ne veut pas de ceux programme qui aura des effets horrible pour nous et nos enfants. Mais ça ne les regardent pas ils sont tous trop vieux pour que ça les concernent" nous explique dans un français hésitant juan, étudiant en quatrième année d’histoire à l’UB. « Chez nous ça a été bloqué 3 semaines. La police est venue il y a un mois pour débloquer les bâtiments. Vous avez de la chance en France, nous il y a eu plus de 100 blessés ». Ce mardi 28 avril 2009 devant la ban que d’Espagne le groupe est con scient que le rassemblement des revendications de chaque pays pourra enrailler les problèmes
Au même moment, en cette saint Valérie, le rassemblement européen bat son plaint. Malgré une médiatisation relativement faible en france, des étudiants de 11 pays européens se sont rassemblés à Louvain pour dire ensemble que malgré la différence de culture et de société, « tout les jeunes ne veulent pas du processus de Bologne ».
Vous pouvez avoir plus d’informations, en catalan bien sur sur :
http://www.assembleafilologia.blogspot.com/
http://assembleafacultats.blogspot.com/
- Asambleas Universitarias de Madrid
- Assemblea Raval
- Campus Mundet
- Estudiants Sociologia UB
- Fac. Ciències de Comunicació
- Fòrum europeu d'estudiants
- Tancada a la Central
- Tancats a Física i Química
- Universidad Complutense de Madrid Fac. Filosofía/ Filología
- Universitat de Valencia Fac. Geografia i Història
- Universitat València
samedi 9 mai 2009
Revue de presse du 9 mai 2009
Il y a 2 jours
PARIS (AFP) — Le ministère de l'Enseignement supérieur a été brièvement occupé jeudi après-midi par des étudiants qui ont réclamé la démission de la ministre Valérie Pécresse et dénoncé les réformes en cours, à l'issue de quoi une centaine de personnes ont été interpellées.
"Une annexe du ministère a été occupée" par "moins d'une centaine d'étudiants" qui ont été rapidement "évacués par les forces de l'ordre", a-t-on indiqué dans l'entourage de la ministre.
"Il y a eu des dégradations, notamment une porte a été forcée, il y aura un dépôt de plainte", a-t-on ajouté.
Une centaine de personnes ont été conduites au commissariat suite à ces dégradations, a-t-on indiqué de source policière, confirmant des informations sur une centaine d'interpellations données par des enseignants ayant manifesté aux abords du ministère, dans le Quartier latin à Paris.
"On demande la démission de Valérie Pécresse, l'abrogation de la LRU (loi sur l'autonomie des universités, ndlr) et le retrait de la +masterisation+ avant toute négociation", avait expliqué à l'AFP pendant l'occupation un étudiant de Paris-I, souhaitant garder l'anonymat.
"On est une centaine, on a réussi à investir les bâtiments principaux", avait déclaré un autre étudiant, également désireux de rester anonyme.
Selon l'entourage de la ministre, les slogans entonnés ne concernaient pas uniquement l'enseignement, par exemple "des papiers pour tout le monde".
La "masterisation" est la réforme de la formation des enseignants...
Un fossé entre les jeunes et le gouvernement
Tribune par Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF
Nicolas Sarkozy a été élu à la présidence de la République le 6 mai 2007. A cette occasion, Slate.fr a demandé à des économistes, syndicalistes, politologues, journalistes, blogueurs et représentants de la société civile de dresser le bilan des deux premières années du chef de l'Etat. Mon bilan de deux ans de Sarkosysme, par Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF.
Après deux ans de présidence de Nicolas Sarkozy, nous constatons que la défiance entre les jeunes et le gouvernement s'est considérablement accrue. Le fossé s'est creusé entre les aspirations de la jeunesse et la politique qui a été menée.
Si leurs inquiétudes et leurs aspirations continuent à rester sans réponse, on peut s'attendre à ce que la désespérance des jeunes s'exprime d'une manière ou d'une autre dans les mois à venir. Car elle se nourrit d'un sentiment d'injustice et d'incompréhension qui aujourd'hui est très fort. Le creusement de ce fossé n'est pas seulement dû à la crise, dont les jeunes sont les premières victimes. Il y a une inquiétude en l'avenir et un malaise structurels.
Les jeunes d'aujourd'hui refusent de vivre moins bien que les générations précédentes. Ils ont exprimé à de nombreuses reprises ces dernières années leur volonté de sortir de la précarité qu'ils subissent, leur refus des inégalités entre universités, leur besoin de formation, leur désir d'insertion professionnelle durable, leur aspiration à l'autonomie. Le président de la République est resté enfermé dans...La suite ici
Il y a 1 jour
CAEN (AFP) — La police a fait évacuer "dans le calme" vendredi matin des jeunes qui interdisaient depuis deux semaines l'accès à des bâtiments de l'université de Caen et a procédé à 21 interpellations, a-t-on appris auprès de la présidente de l'établissement, Josette Travert.
L'ensemble des personnes interpellées, parmi lesquelles figurait "un tiers environ d'étudiants", ont été relâchées dans la journée, a dit la police.
Quatorze d'entre eux ont passé la journée en cellule de dégrisement.
L'intervention menée par une dizaine de policiers en uniforme survient deux jours après une déclaration du Premier ministre François Fillon dans laquelle il s'engageait à "rétablir l'ordre" sur les campus "chaque fois qu'un président d'université (le) demandera".
Mme Travert a démenti que les autorités aient sollicité l'intervention des forces de l'ordre, alors que le mouvement universitaire qui dure depuis trois mois menace de s'enliser.
"J'ai appelé la police ce matin à cause d'une intrusion des occupants dans un laboratoire" du bâtiment de sciences, qui "représentait un danger", a-t-elle dit....
Retour sur- Revue de presse des evenements lyonnais du 23 avril et parisiens du 1er mai
1er mai : des policiers en civil auraient provoqué les gendarmes
Nouvelobs.com , 6 mai 2009
Une demi-douzaine de policiers en civil se sont infiltrés parmi les manifestants à Paris et ont volontairement provoqué des gendarmes mobiles, affirme Le Canard enchaîné. La préfecture de police dément toute provocation.
Des policiers en civil se sont infiltrés parmi les manifestants du 1er mai à Paris et ont volontairement provoqué des gendarmes mobiles, affirme Le Canard enchaîné du mercredi 6 mai.
Une information en partie démentie auprès de nouvelobs.com par la préfecture de police de Paris : celle-ci dément "catégoriquement la moindre provocation" de la part des policiers, mais reconnaît qu'il y avait bien des policiers en civil lors de la manifestation.
Il y a eu provocation, selon Le Canard
Selon l'hebdomadaire satirique, il était un peu plus de 20h place de la Bastille quand la gendarmerie mobile a été chargée de disperser "un groupe de jeunes punks" rassemblés sur les marches de l'Opéra. C'est alors qu'"une demi-douzaine d'encapuchonnés, baskets aux pieds, crânes rasés et bardés d'autocollants 'Casse-toi pauv'con' ou 'Rêve général', volent au secours de leurs camarades zonards", raconte Le Canard.
Ces "encapuchonnés", dont "certains ont le visage masqué", précise le journal, "invectivent les gendarmes, les provoquent". Les jeunes sont aussitôt embarqués dans les fourgons de la gendarmerie, excepté "la demi-douzaine de provocateurs qui réussissent à s'évaporer".
Des photos des policiers
Le Canard enchaîné affirme être en possession de photos de ces "chauffeurs de manif", sur lesquelles on les verrait en train de sortir "deux par deux, de fourgons de police stationnés boulevard Richard-Lenoir".
Le but de ce type d'opération, selon Le Canard, est de chercher à prendre les casseurs en flagrant délit, quitte à les provoquer.
Ces "faux manifestants", indique le journal, font partie d'une "compagnie de sécurisation". Créée en 2005 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, au moment des manifestations lycéennes, ces "compagnies" avaient pour mission officielle de "protéger les manifestants" contre les casseurs. ...
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L'UMP fait une mayonnaise de trois oeufs sur sa caravane
Par Julien Martin | Rue89 | 23/04/2009 | 19H25
« 200 jeunes cagoulés caillassent depuis une heure la caravane UMP qui se trouve dans un petit village près de Lyon. » L'information est donnée ce jeudi en milieu d'après-midi par RTL, qui dit la tenir du secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. Une heure plus tard, l'article est retiré du site Internet de la radio.

« Environ 500 manifestants étudiants ont bloqué notre caravane place Bellecour à Lyon, dans les heures de midi. Nos deux jeunes caravaniers et leur chauffeur commençaient à s'installer quand ces étudiants ont commencé à leur lancer des insultes, des oeufs et des crachats.
« Certains étaient cagoulés. Trois contre...
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vendredi 8 mai 2009
Lyon 2 : L'AG étudiante de bron revote le blocage du site
L'AG de mercredi midi a Bron a reuni 150 personnes. Malgré un blocage encore existant , le rendez vous hebdomadaire n'a pas reuni autant que sur le campus des quais la veille.
Après 2h de debat quasiment identique a celui du campus des quais les votes ont été mis en place . Comme pour le campus des quais le blocage est maintenu. De meme que pour les condanation des fazits de violence sur le campus la semaine passée et de lundi.
En effet , lundi 5 étudiants ont été agressés par un groupe de jeunes pour le moment designé comme etant les jeunesses identitaires (extreme droite). Apres avoir fait constater les blessures, les étudiants ont porté plainte . L'université s'est porté partie civile.
L'equipe du blog
Lyon 2 : Message de l'equipe presidentielle vis a vis des violences du 27 avril 2009
L'équipe présidentielle a reçu depuis lundi 4 mai les délégations des différentes sensibilités de notre établissement, ainsi que des représentants du comité de grève et du comité de maintien des cours, afin de connaître leurs positions sur les violences commises à l'occasion de la consultation du 27 avril, le blocage de l'université, les questions relatives aux examens du second semestre et enfin sur la poursuite du mouvement.
A cette occasion, nous leur avons proposé de faire connaître à l'ensemble de la communauté universitaire leurs positions. Vous les trouverez à l'adresse ci-après :
http://www.univ-lyon2.fr/
L'équipe présidentielle