jeudi 5 mars 2009

Lyon 2 : Lettre du president de Lyon 2

Cher(e)s collègues, cher(e)s étudiant(e)s,

L'équipe présidentielle comprend l'inquiétude et le malaise de l'ensemble de la communauté universitaire face aux incertitudes de la période actuelle. Les universités, notamment celles dont les activités de formation et de recherche reposent sur les sciences humaines et sociales, sont à la croisée des chemins et doivent défendre, à bien des égards, leur spécificité et leur rôle social.

L'ampleur de la mobilisation a d'ores et déjà permis des avancées, qui, si elles sont notables, demeurent insuffisantes au regard des enjeux considérables charriés par les réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche annoncées par le gouvernement.

Dans notre université, à l'initiative d'une assemblée générale d'étudiants, la nature de cette mobilisation a changé, conduisant de facto depuis mardi au blocage des cours du site Berges du Rhône.

Dans les circonstances présentes, la présidence de l'Université Lumière Lyon 2 souhaite rappeler un certain nombre de principes qui ont été discutés hier après-midi avec, notamment, une délégation d'étudiants élus par le comité de grève.

La présidence garantit de nouveau que les absences liées à la mobilisation actuelle ne porteront en aucun cas préjudice à la scolarité des personnes concernées. Le message envoyé aux doyens et directeurs par M. Jacques Bonniel, vice-président chargé des études, sera affiché dans tous les secrétariats. De même, la présidence s'engage à garantir la liberté d'expression du mouvement actuel et facilitera toutes les initiatives qui visent à dialoguer, débattre et expliquer la situation dans laquelle les universités françaises se trouvent actuellement.

En revanche, toutes les initiatives qui empêcheraient ce dialogue et cet échange ne sont pas acceptables.

D'une part, afin de permettre aux usagers de l'université d'accéder librement aux locaux de notre établissement et afin de garantir des conditions de sécurité optimales, les accès extérieurs de l'université doivent demeurer libres et sans entraves.

Par ailleurs, aucune forme de pression physique ou d'intimidation ne sera tolérée à l'égard des étudiants, des enseignants et des personnels administratifs et techniques de notre établissement. De nombreux incidents de ce type ont jalonné la journée du 4 mars et l'équipe présidentielle les condamne sans aucune réserve et appelle les uns et les autres au calme, au respect des personnes et des biens. Ces incidents sont intolérables et doivent cesser immédiatement.

Enfin, et conformément à ce qui a été discuté hier avec une délégation des étudiants grévistes, aucune occupation nocturne des locaux de l'université Lumière Lyon 2 n'est acceptable. Ces occupations, accompagnées de consommation d'alcool, offrent de notre établissement une image déplorable et conduisent à d'inévitables dégradations dont le coût s'élève déjà à plusieurs milliers d'euros.

L'équipe présidentielle souhaite par conséquent que la situation dans laquelle se trouve aujourd'hui notre établissement ne conduise pas à des dérives dont l'issue serait incertaine. Notre université est un bien précieux dont l'avenir est compromis et sur lequel pèsent des tentatives de démantèlement contre lesquelles nous luttons quotidiennement. La communauté universitaire, pour relever ces défis, doit faire preuve d'un esprit de responsabilité et de solidarité et ne pas perdre de vue ce que sont ses objectifs véritables.

Olivier Christin, président de l'Université Lumière Lyon 2

Campus des quais / IEP : Bilan du jour

Selon nos informations le campus des quais a été occupé pendant la nuit de mercredi a jeudi. Information a prendre au conditionnel.

L'AG de L'iep du mercredi 4 mars a voté le blocage du campus de l'IEP jusqu'a vendredi . Cela fait maintenant 5 jours que le campus de l'IEP est bloqué.

Revue de presse du 5 mars 2009

Aujourd'hui c'est manif ! Comme le rapporte l'AFP. Ils font aussi un point sur les evolution du decret des enseignents chercheurs. Par contre la difference entre les differentes revendication etudiantes ne sont pas trés reprise pour le moment. un flou mediatique existe encore

Nouvelle journée de mobilisation, Pécresse et syndicats négocient


[ 05/03/09 - 07H18 - AFP ]
© AFP/Archives - Stephane de Sakutin
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Enseignants-chercheurs et étudiants s'apprêtent à descendre une nouvelle fois dans la rue jeudi, partout en France, pour protester contre les réformes dans l'enseignement, tandis que Valérie Pécresse essaie de déminer le terrain en négociant avec une partie des syndicats.

L'appel à manifester a été lancé par la coordination nationale des universités, puis par une large intersyndicale de l'enseignement supérieur - des syndicats de la FSU, CGT, FO, Unsa Education, Sgen-CFDT, Solidaires - les collectifs Sauvons l'université, Sauvons la recherche, et les étudiants de l'Unef.

Des manifestations sont prévues dans les principales villes de France. A Paris, le parcours, en cours de négociation avec la préfecture, devrait partir de Denfert-Rochereau à 15h00, en direction de Sèvres-Babylone.

Les organisateurs demandent le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, dont la réécriture faisait l'objet de négociations au ministère de l'Enseignement supérieur mardi.

Ils réclament aussi le retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et second degré, la restitution des postes supprimés au budget 2009 et l'"arrêt du démantèlement des organismes de recherche".

Alors que le mouvement des enseignants-chercheurs est entré dans sa cinquième semaine, quelle sera l'ampleur de la mobilisation jeudi? Les cortèges de la précédente journée de manifestations, le 26 février, étaient moins fournis que lors des précédentes journées: entre 17.000 et 33.000 personnes, selon les sources, étaient descendues dans la rue, contre par exemple entre 43.000 et 100.000 le 10 février.

De son côté, après l'annonce la semaine dernière par le Premier ministre du gel des suppressions de postes dans les universités en 2010 et 2011, le gouvernement entend trouver au plus vite une sortie de crise.

Mardi soir, une nouvelle rencontre portant sur la réécriture du projet de décret réformant le statut des enseignants-chercheurs réunissait la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse et les syndicats hormis le principal, le Snesup-FSU.

Les protagonistes - la ministre et le Sgen-CFDT, Sup'Recherche Unsa, FO et Autonome-Sup - avaient pour projet de conclure la rencontre, même tardivement dans la soirée, par un texte entièrement réécrit, selon l'entourage de Valérie Pécresse.

Le Snesup-FSU a refusé à nouveau de participer, jugeant "trop restreint" le périmètre des discussions.

Vendredi, un premier round de négociations avait permis aux acteurs de se mettre d'accord sur de grands "principes".

Parmi eux, la modulation de service d'un enseignant-chercheur...
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Les étudiants votent le blocage de l'université Lyon II

UNIVERSITE - Il a fallu diviser le patio du bâtiment Déméter en deux camps pour départager les « pour » et les « contre ». Avant les avancées de la nuit entre syndicats et ministère de l'Education nationale, l'université Lyon 2 votait hier l'hypothèse d'un blocage. Il a fallu voter deux fois, à mains levées, sous les huées du camp d'en face, jusqu'à ce que le résultat, très serré, ne soit (presque) plus contesté. Au terme de trois heures de débats surchauffés, la majorité des 500 étudiants réunis en assemblée générale a voté le blocage pour une semaine, avec des revendications qui dépassent les seules discussions menées au niveau national. Seul le site des berges du Rhône (5.000 étudiants) sera concerné. Le campus de Bron doit se prononcer en assemblée générale jeudi matin...

Les revendications dépassent ...
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UBO (Brest) : les syndicats quittent l'assemblée, furieux
Pour Pascal Olivard (au premier plan, deuxième en partant de la droite), c'est une « réunion » des trois instances de direction de l'UBO et il n'y aura pas de vote. Or, les syndicats l'attendaient avec impatience. De colère, ils ont quitté l'assemblée. Pour Pascal Olivard (au premier plan, deuxième en partant de la droite), c'est une « réunion » des trois instances de direction de l'UBO et il n'y aura pas de vote. Or, les syndicats l'attendaient avec impatience. De colère, ils ont quitté l'assemblée.
Les trois conseils réunis ? Mercredi aurait pu être une journée d'union. Au contraire, entre les syndicats et le président de l'UBO, le torchon brûle.
Le clash

Hier, amphi P, à la faculté d'AES, la réunion commence vers 9 h. Une heure plus tard, rien ne va plus. Quarante-sept élus quittent l'assemblée, en colère. Ne reste qu'un amphi dégarni. Georges Tymen, président, lève la séance. Beaucoup éprouvent un sentiment de frustration. Voire de gâchis. « Une perte de temps », regrette Jean-Marie Filloque, élu CFDT.

Pourtant les trois instances de direction de l'UBO (127 élus) s'étaient enfin réunies : conseil d'administration, conseil scientifique et conseil des études et de la vie universitaire. Pour les élus étudiants, enseignants, personnels et les personnalités extérieures, c'était l'occasion de définir une position claire de...
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Droite/gauche/droite, la politique de la recherche depuis 1981

2 mars
2009


Sarkozy Nicolas Sarkozy l’a affirmé dans son désormais fameux discours du 22 janvier 2009 : la science n’est pas une affaire droite/gauche. Voire.

Voici donc une brève histoire des relations entre la droite, la gauche, et la politique de la recherche depuis 1981. Une histoire singulière, totalement subjective, écrite non à travers rapports et chiffres (d'autres l’ont fait), mais vue à travers les ministres qui ont occupé cette charge depuis que je couvre ce secteur comme journaliste professionnel. Certains diront que c’est un peu court... ils ne pourront pas ajouter «jeune homme».

Si cette histoire présente un autre intérêt qu’anecdotique, ce n’est pas seulement à travers les choix de ministres de la recherche (parfois mise dans le même sac ministériel que l’enseignement supérieur et même l’Education nationale sous Claude Allègre). Encore que certaines nominations ont montré à quel niveau d'importance (très bas) un Président de la République et ses Premiers ministres (Jacques Chirac, Alain Juppé et Jean Pierre Raffarin) pouvaient placer ce secteur pourtant décisif pour l’avenir du pays.

On y retrouvera une rapide mise en perspective qui éclaire les problèmes et défis d’aujourd’hui, alors que Nicolas Sarkozy a décidé de mettre le paquet sur le sujet, afin de remodeler l’université et la recherche selon son programme politique. Une décision qui, comme il le reconnaît lui-même dans son discours du 22 janvier «provoquera des remous.» Une de ces prédictions, c’est rare en politique, qui s’est totalement réalisée... au delà probablement des attentes de son auteur.

1981-1986 L’espoir puis la pause

De Giscard à Mitterrand, la politique de la recherche connaît une véritable rupture. Le président deGiscardportraitofficiel__2 droite glosait sur «le déclin biologique de l’espèce (humaine)». Son premier ministre Raymond Barre vantait une politique «de créneaux», sacrifiant les secteurs...
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mercredi 4 mars 2009

Programme du 5 mars 2009 à Lyon

7h00 : rendez-vous à Lyon-II-Quais pour continuer le blocage.
- 7h00 : blocage du Quai 43 à Lyon-I.
- 9h00 : AG de Physique étudiants et personnels, à Lyon-I, amphi 3.
- 10h00 : AG étudiante à Lyon-II-Bron,amphi Cassin.
- 10h00 : AG CNRS-Région Lyonnaise, amphi à déterminer.
- 10h30 : AG étudiante à Lyon-I, amphi 3.
- 12h00 : réunion de préparation de la délégation BIATOSS au local syndical de Lyon-I.
- 13h00 : "Mur des lamentations", place des Terreaux.
- 14h00 : manifestation nationale dans l’Enseignement Supérieur, dans la Recherche et la Santé, place des Terreaux, direction Bourse du Travail (place Guichard) en passant par la Préfecture. Appel à la manifestation de la Coordination Lycéenne Lyonnaise.

Pour comprendre

Au lendemain de l'AG de Lyon 2 quais et a la veille de l'AG de Lyon 2 Bron, nous vous proposons de comprendre la structure syndicale etudiante francaise a l'aide de wikipedia (en raison de son caractere libre et sans droit d'auteur)


En France, les syndicats étudiants sont des association loi de 1901 (ou 1908) et ne bénéficient pas des spécificités accordées par la loi aux organisations syndicales (droit de grève, désignation de délégués syndicaux, signature d'accords...). La loi française reconnaît cependant implicitement la notion de syndicalisme étudiant, en effet l'article L.712-6 du Code de l'éducation (définissant le rôle du CEVU) dispose : « Il est le garant des libertés politiques et syndicales étudiantes. ».

Les syndicats étudiants se réfèrent à deux chartes, la Charte d'Amiens (qui est le document fondateur du syndicalisme) et la Charte de Grenoble (qui est le document fondateur du syndicalisme étudiant).


Les syndicats francais ici

L'histoire des mouvements étudiants en France

Derniers mouvement:

CPE en 2006

LRU en 2007

Rectificatif

La vitre cassée ce matin sur le campus des quais s'est produite lors d'une altercation entre un bloqueur et un anti-bloqueur. En poussant la vitre de chaque coté, les deux individus ont malencontreusement cassé la vitre.

relatif a l'article de ce matin ici

Tribune : Unef (national)

L'UNEF appelle à une journée nationale de manifestations le jeudi 5 mars !

Face à la pression sociale qui s’est organisée ces dernières semaines, le gouvernement a été contraint de faire des gestes en direction du mouvement social. Suite à la forte mobilisation du 29 janvier, Nicolas Sarkozy a annoncé des premières mesures en direction des salariés, encore insuffisantes. Dans les universités, face à la forte mobilisation des étudiants et des personnels, le gouvernement a été contraint de concéder des premiers éléments de réponse.

François Fillon a annoncé que le gouvernement renonçait aux suppressions de postes dans l’enseignement supérieur en 2010 et 2011, et que le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs devait être entièrement réécrit. Ces premiers reculs du gouvernement sont des acquis de la forte mobilisation de ces dernières semaines.

>>Le renoncement aux suppressions de postes en 2010 et 2011
C’est un sérieux revers pour un gouvernement qui, depuis 2007, a fait de la question des suppressions de postes dans la fonction publique l’axe central de sa politique. C’est le seul secteur de la fonction publique, ainsi préservé à ce stade. C’est surtout la reconnaissance que l’encadrement des étudiants est insuffisant à l’université.

>>La réécriture du décret de statut des enseignants-chercheurs
Alors que Valérie Pécresse ne souhaitait faire que des aménagements à son projet très contesté, les discussions repartent à zéro sur le décret. C’est un désaveu pour Valérie Pécresse. Cela signifie que le texte sera entièrement réécrit, sur d’autres bases que celles actuellement contestées.

Cependant, ces réponses sont loin d’être suffisantes. L’ensemble des revendications portées par les étudiants n’ont pas été entendues. Le gouvernement doit désormais apporter des réponses aux revendications des étudiants sur : le renoncement aux 900 suppressions de postes en 2009, le retrait de la réforme du financement « à la performance », la lutte contre la précarité, la réforme de la formation des enseignants.
Les annonces faites la semaine dernière doivent nous servir de points d’appui pour continuer la mobilisation et obtenir de nouvelles avancées. Les journées de manifestations du 5 mars et du 19 mars seront l’occasion de faire entendre notre voix.
Les étudiants se sont mobilisés pour défendre leurs conditions d’études, et pour refuser la mise en concurrence des universités.

Tous dans la rue le 5 mars et le 19 mars prochains !

A Paris manifestation à 15h00, place Denfert-Rochereau !

Aix-en-provence à 14h00, départ de la fac de lettres

Marseille à 14h00, départ de Saint Charles

Nantes à 15h00, place de la Bretagne

Toulouse à 14h30, place du capitol

Brest rassemblement devant la face de lettres

Lille à 14h30, Porte de Paris

Lyon à 14h00, place des Terreaux

Bordeaux à 14h30, place de la Victoire

Grenoble à 10h00 à la gare

Tribune : Uni (national)

Des blocages de facs inacceptables

Le mouvement dans les facs s’enlise

Face aux blocages, l’UNI demande que les présidents des universités concernées fassent tout ce qui est en leur pouvoir afin que cessent ces situations.

Alors que le gouvernement a fait plusieurs annonces la semaine dernière visant à répondre aux inquiétudes de la communauté universitaire et en particulier des enseignants-chercheurs, et que des concertations sont en cours avec les syndicats enseignants, des étudiants subissent des blocages inacceptables et ne peuvent étudier correctement.

Faute de réussir à rassembler au-delà d’un cercle restreint de militants, les contestataires multiplient autant les mots d’ordre, qui sont souvent bien éloignés des problèmes universitaires (réévaluation du SMIC, pouvoir d’achat, conflit en Guadeloupe, régularisation des sans-papiers…) que les actions radicales.

Plusieurs sites universitaires sont bloqués depuis hier, souvent par des minorités, organisées, et qui représentent les franges radicales de l’extrême gauche. A Perpignan hier, voyant qu’ils ne réussissaient pas à mobiliser, quelques dizaines d’étudiants ont sorti tables et chaises des classes de cours pour bloquer les accès à toute l’université. Plusieurs facultés de lettres et sciences humaines sont touchées également (Tours, Angers, Tolbiac, Aix-Marseille 1…)

Si ces blocages n’ont lieu que dans très peu d’endroits (une dizaines d’universités sont touchées au total), ce sont néanmoins des milliers d’étudiants qui en sont victimes. Rajoutés aux cours que certains enseignants n’assurent pas depuis parfois plus de deux mois, ou aux rétentions de notes qui ont lieu dans certaines universités, les agissements de ces minorités d’agitateurs risquent une nouvelle fois de pénaliser gravement les étudiants.

Par exemple, à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne, ou à la faculté de psychologie de l’université Paris-Descartes, les étudiants sont empêchés d’aller en cours depuis plusieurs semaines, et sont menacés de voir leurs examens reportés.

L’UNI rappelle que les blocages des facs sont interdits par la loi, et que nul n’a le droit d’empêcher un étudiant qui le souhaite de pouvoir étudier librement. L’UNI demande que les présidents des universités concernées par les blocages fassent tout ce qui est en leur pouvoir afin que cessent ces situations.

Tribune : FSE (national)

Ni concertation, ni négociation, ni "bonne réforme" ! Luttons pour une fac critique et populaire !

publié le 25 février 2009

Le mouvement sur les universités continue à prendre de l'ampleur. Plusieurs dizaines d'universités ont revoté la grève cette semaine, dont déjà 12 ont mis en place les piquets de grève. La première coordination étudiante qui s'est tenue à Rennes les 14 et 15 février a réuni 63 universités. L'appel adopté se prononce clairement pour l'unité de l'ensemble du mouvement universitaire, en met en son centre l'abrogation de la LRU. Il se prononce clairement pour "la cessation totale et reconductble des cours".

Mais quelques semaines à peine après le début de la mobilisation on nous parle déjà de concertations, de "grenelles", de négociations, d'"états généraux" ! Déjà on demande au gouvernement une "véritable réponse" aux "inquiétudes" de la "communauté universitaire". Nous ne sommes pas "inquiets", nous sommes simplement conscients de ce que le gouvernement et le patronat veulent nous imposer ! Nous ne demandons rien à Sarkozy : il ne trahira jamais les intérêts de sa classe. Refusons le piège des négociations dans lequel on veut déjà nous faire sombrer.

Notre seule arme face au gouvernement, c'est la lutte et la grève. Nous devons nous mobiliser jusqu'à la satisfaction de nos revendications. Imposons le blocage total des universités, en commençant par mettre des piquets de grève partout où les conditions sont réunies.

La lutte contre le CPE l'a montré : le gouvernement ne recule que quand la grève menace de gagner ou gagne d'autres secteurs. Or aujourd'hui ce sont des milliers de travailleurs qui sont attaqués de plein fouet par la crise (baisses de salaires, "chômage technique", licenciements, etc.) et qui commencent à riposter malgré la passivité des centrales syndicales. Tous ensemble nous devons lutter pour faire reculer le gourvenement. C'est cette convergence avec les travailleurs qu'il redoute le plus : elle doit être notre objectif central. Suivons la voie ouverte par les travailleurs et le peuple de Guadeloupe !

Seule la lutte paie !
Personnels enseignants et non enseignants, étudiants : unité jusqu'à l'abrogation de la LRU !

Lyon II Quai. Le blocage des cours crée des tensions

Ce matin, a partir de 7h une équipe de bloqueur des cours s'est posté aux différentes entrées de l'université. Toutes les entrées ont été fermé par les bloqueurs sauf le 4 et le 74 rue Pasteur. Cette fermeture a créé des actes de violence par les personnes arrivé pour suivre leurs cours. Cette ouverture partielle du campus des quais a été voté lors de l'AG de gréviste amphi Lucie Aubrac a 14h.
Malgré la décision prise hier cela n'a pas empêché des actes de violences. Le fait le plus marquant est une vitre cassée par un étudiant d'eco-droit qui voulait rentrer dans la fac pour avoir cours. Le comité anti-blocage s'est formé hier et a commencé leurs action pour une réouverture de l'université qui n'ont été pour le moment que violente.

L'AG de Bron, demain, portera évidemment sur la question du blocage de ce campus. Elle a été fixé a 10h amphi Cassin

L'equipe du blog

Lyon: Programme du 4 mars 2009

Mercredi 4 mars :

- 7h00 : rendez-vous à l’université Lyon-II-Quais pour le blocage.
- Toute la journée : à Lyon-I (Thémis), "Forum avenir" ; accueil par un petit déjeuner et actions d’informations.
- 11h00 : AG étudiante Lyon II à l’amphi Laprade
- 11h00 : une maître de conférence en sociologie viendra parler de sa recherche sur l’Université de Perpignan et poser la question de l’avenir des petites universités à Lyon-II-Bron, bâtiment K, amphi C.
- De 12h00 à 13h00 : atelier côté cours par Annie Claustres "L’art contemporain comme outil pour penser le monde" en salle BR31
- 12h30 : AG (ouverte) des personnel-le-s BIATOSS à Rockefeller (Amphi 1bis).
- 12h30 : AG à l’IUFM de Lyon, amphi Kergomard.
- 13h00 : AG de l’UFR de Maths (l’UFR d’info s’y joignant vers 14h00), à Lyon-I, amphi Jordan.
- 16h00 : projection du film "Ma mondialisation" suivi d’une discussion avec le réalisateur Gilles Perret, à Lyon-II-Bron, bâtiment K, amphi C.

Programme de hors les murs du 4 mars 2009

Mercredi 4 Mars 2009 De 9h30 à 18h Action « Cours hors les murs »

Suites aux réformes actuelles touchant le monde universitaire, enseignants-chercheurs et étudiants ont décidé de mettre en place une action alternative :
Nous vous proposons de (re)découvrir le travail de qualité produit par l'Université française au travers de l'action « cours hors les murs ». Les cours qui auront lieu ce mercredi 04 mars de 9h30 à 12h au cinéma Comoedia (T2 arrêt Centre Berthelot) et de 13h00 à 18h00 sur la place Louis Pradel - en face de l'Opéra - et sur la place des Terreaux (Métro : arrêt Hôtel de ville).
Cet événement, ouvert à tous, sera assuré par des enseignants des Universités de Lyon, et de l'Institut d'Etudes Politiques (IEP)



LE MATIN AU CINEMA "COMOEDIA"


9h30 : JACQUES GERSTENKORN – Lyon 2 Filmer les campagnes électorales : stratégies documentaires et enjeux politiques des années 60 à nos jours.
10h45 : LUC VANCHERI - Lyon 2 André Bazin ou la nouvelle prose du monde.


L'APRES-MIDI, VENEZ AVEC VOS CHAISES !


Place des Terreaux

13h-14h - JULIE SERMON - Lyon 2 Peanuts de Faustino Paravidino : bréviaire théâtrales et satirique de la globalisation
14h-15h- JEAN SOLCHANY – IEP Lecture et interrogation autour des bienveillantes de Jonathan Littell
15h-16h- GILLES VERGNON - Lyon 2 Histoire et mémoire : quelles relations ?
16h-17h - JEROME BASTIEN - Lyon 1 Les enjeux de la biomécanique en sport

Place Louis Pradel - Devant l'Opera

13h-14h - PHILIPPE CORCUFF – IEP Renouvellement de la critique du capitalisme aujourd'hui
14h-15h - DAMIEN GAYET - Lyon 1 Le cosmos mathématique
15h-16h- RODOLPHE BACQUET - Lyon 2 La révolution esthétique de la Nouvelle Vague, 1957-1963
16h-17h - PIERRE CREPEL - Lyon 1 L'encyclopédie de Diderot-d'Alembert et les sciences
17h-18h - JEAN DUCHAMP ET L'ENSEMBLE RES FACTA - Lyon 2 Dévotion populaire à l'époque des réformes
Nous serons à l'abri en cas de pluie !!!
Programme sous réserve de modifications

par le comité d'action 2009