lundi 18 mai 2009
Top 5 : Nos meilleurs moment a suivre la greve
1 : Nuit de l'université : les vidéos ici notre article le lendemain matin ici (Merci a L pour son aide le jeudi matin au bar en face du pont de l'université et le galopin, elle se reconnaitra)
2 : La fausse manif de droite du et du 1 er avril les photos ici (Merci a Q pour ses photos)
3 : L'universithon le 18 mars ici Merci au comité d'action de Lyon 2 et l'IEP et tous les partcipants)
4: "Les étudiants de Lyon 2 font la manche" , dans la revue de presse du 11 mai ici ou "Ils passent leurs exams au mac do" dans la revue de presse du 18 avril ici
5 : La lettre d'amour a l'université du comité d'action . un plaisir ici (Merci a M pour sa lettre)
Évidemment d'autres événements sont a citer mes les tristes règles du top 5 sont cruelles
Merci a tous les participants et ceux qui nous ont apporté de l'aide pendant ces 3 mois et 13 jours pour tenir informé les visiteurs du blog tout particulièrement les grévistes de Barcelone qui nous ont accueilli très sympathiquement dans leur université "No la bolonya" comme on dit (ici).
Nous vous invitons a faire votre top 5 dans les commentaires
L'equipe du blog
Lyon 2 : communiqué officiel sur l'intranet : Principes d'organisation des examens de fin d'année universitaire 2008-2009
- Pour toutes les filières qui ont été perturbées, la date butoir du semestre, enseignements et examens, est le 6 juin 2009.
- En tout état de cause la session de rattrapage des deux semestres débutera au 23 juin 2009 et se terminera le 8 juillet.
- L'égalité d'accès aux connaissances - sous forme présentielle ou au moyen de cours en ligne - des étudiants doit être garantie.
- Les cours qui ont été maintenus lors des perturbations ( blocage) des sites universitaires ne pourront faire l'objet de questions lors des examens de validation du semestre.
- Chaque équipe pédagogique doit communiquer dans les composantes et sur les sites des composantes les modalités précises d'examens, en particulier les champs sur lesquels ils porteront.
- Les étudiants ne pourront être pénalisés directement ou indirectement du fait de leurs absences en cours, TD pendant la période de perturbation des enseignements.
- La validation du semestre prendra la forme d'un examen terminal par UE ou par E.P (Élément Pédagogique) qui peut se décliner sous forme de : devoir sur table, dossier, fiches de lecture, exposés, exercices sur plate-forme internet...S'agissant des devoirs sur tables et des dossiers, les copies devront être anonymées. Le volume du travail attendu devra tenir compte du resserrement du calendrier et des possibilités matérielles de travail pour les étudiants.
- Les notes obtenues dans des épreuves de contrôle continu qui se sont déroulées pendant la période du mouvement ne doivent être retenues que si elles sont supérieures ou égales à 10/20.
- En cas de contestation a priori ou a posteriori des champs sur lesquels portent les examens et de leurs modalités, le Vice-Président du CEVU et la commission permanente du CEVU sont chargés d'une mission de médiation.
- Les Dispenses d'Assiduité seront accordés aux étudiants qui en feront la demande à la Division des études.
- Les étudiants qui ne pourraient pas se présenter à l'ensemble des épreuves conserveront le bénéfice de leurs notes pour la seconde session si elles sont supérieures ou égales à 10/20.
> Avis du CEVU du 15 mai 2009 :
Pour : 22 - contre : 5 - abstention : 1
> Vote du C.A du 15 mai 2009
Pour : 25 - contre : 2 - abstention : 0
parcours de Licence et de Master :
Organisation de la fin de l'année universitaire 2008-2009
(sous réserve de l'approbation par le CA du 15 mai 2009)
DEUXIÈME SEMESTRE
CM - TD - Contrôle Continu et/ou terminal de première session
Principe :
- Du Lundi 25 mai 2009 au samedi 30 mai 2009 : Examens terminaux, y compris DA (possibilité d'organiser des enseignements ou des accompagnements pédagogiques : attention aux incompatibilités entre majeures et mineures en L1)
- Du Mardi 2 juin au samedi 6 juin : Examens terminaux, y compris DA
Exceptions :
- Du Lundi 18 mai 2009 au samedi 23 mai 2009 : Examen unique pour les UE libres, pour TICE2 et langues transversales. Des examens terminaux y compris DA peuvent avoir lieu s'ils ont été annoncés à l'avance : attention ! Priorité aux examens organisés par FILTRE durant cette période.
------------------------------------------------------------------------------------------------
Samedi 13 juin 2009 : fin de la correction des épreuves terminales
Mercredi 17 juin 2009 : fin de la saisie des notes et calcul sur apogée dans la nuit
Jeudi 18 juin 2009 : Préparation des jurys du premier et deuxième semestre
Les jurys du premier et deuxième semestre se réunissent le vendredi 19 juin 2009
Publication des résultats dès le vendredi 19 juin 2009
DEUXIÈME SESSION D'EXAMENS
pour le premier et le deuxième semestre
Du Mardi 23 juin 2009 au Mardi 30 juin 2009 : examens de rattrapage pour les UE du premier semestre
Du mercredi 1er juillet 2009 au mercredi 8 juillet 2009 : examens de rattrapage pour les UE du deuxième semestre et Corrections des épreuves 1er semestre
Mardi 14 juillet 2009: fin de la correction des épreuves du 2ème semestre
Mercredi 15 juillet 2009 : Fin de la saisie des notes du 1er et 2ème semestre et calcul sur apogée dans la nuit
Préparation des jurys : jeudi 16 juillet 2009
Les jurys se tiennent le vendredi 17 juillet 2009
Publication des résultats dès le vendredi 17 juillet 2009
> Avis du CEVU du 15 mai 2009 :
Pour : 19 Contre : 6 Abstentions : 4
» Avis favorable du CEVU
> Vote du CA du 15 mai 2009 :
Pour : 23 (unanimité des votants)
Examens d'UE libres Semestre 4 ou 6
Il faut vous rapprocher de votre enseignant pour les modalités pratiques de cet examen ou pour confirmer éventuellement d'autres dispositions qu'ils vous aurait déjà communiquées. Les étudiants pour lesquels un examen a pu être prévu avant lundi 18 mai, mais qui n'auraient pas été alors présents, doivent se voir proposer le plus tôt possible une autre solution. Ils doivent contacter l'enseignant responsable de leur UE libre
dimanche 17 mai 2009
Panique à l'université
Retrouvez dans la chronique La Vie Des Riches (Julien Dugast) : "Des obstinés pour sauver l'université" - Interview d'une étudiante en Japonais et d'un professeur en histoire tchèque, notamment... sur france inter ici
Lyon 2 : Comuniqué : Bilan des perturbations à la Faculté de Droit et Science politique
Ces perturbations ont touché nos formations de licence et, très marginalement, nos formations de première année de master (M 1) pour lesquelles tous les enseignements ont pu être rattrapés sous forme de cours de rattrapage.
En dépit du mouvement, les enseignement de deuxième année de master en droit (M 2) n’ont connu aucune perturbation d’aucune sorte, l’intégralité des enseignements ayant pu se tenir dans les conditions habituelles, y compris pendant les périodes de "blocage" de la faculté.
Olivier Négrin Doyen de la Faculté de Droit et Science politique
samedi 16 mai 2009
Lyon 2 : Article Le progres sur les examens. ATTENTION Etant donné l'absence de communiqué officiel, information a prendre au conditionnel
http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/1168504,184/Lyon-2-des-examens-en-apparence-normaux.html
Le conseil d'administration a validé hier les propositions de la présidence, avec quelques amendements destinés à rassurer les étudiants
« On fait comme si c'était une année normale. Les professeurs vont pouvoir mettre les épreuves qu'ils veulent ! ». Face aux décisions concernant les modalités d'examen, cette étudiante de psychologie à Lyon 2 est très déçue. Dans sa matière, comme dans d'autres (droit, économie, histoire, histoire de l'art) des étudiants ont déjà fait remonter des problèmes concernant la validation des connaissances. « Certains professeurs envoient des dizaines de pages de cours en ligne à la dernière minute », souligne Leslie Salta, étudiante syndiquée à la FSE (Fédération sociale étudiante).
Hier matin, le Cevu (Conseil des études et de la vie universitaire) s'est prononcé sur les modalités de contrôle. La partie s'annonçait serrée. En ouverture, deux délégations (étudiants et professeurs) ont de nouveau demandé la « neutralisation du deuxième semestre », à savoir pas d'examen ou bien des examens sur la base du volontariat. Seuls les membres de liste PAU (Pour une autre université) et de la FSE ont suivi cette proposition. Une fois le principe d'examens acté, le Cevu devait définir le calendrier et les modalités.
Comme prévu, les étudiants disposeront d'une semaine supplémentaire pour réviser. Les examens se dérouleront donc entre le 25 mai et le 6 juin. Les rattrapages auront lieu du 23 juin au 8 juillet, et non pas en septembre,perspective inquiétante pour les boursiers, les salariés, ou les étudiants logés en résidence universitaire.
Le contenu des examens a aussi fait l'objet de discussions. Selon le principe adopté, les examens ne porteront pas sur les cours qui se sont tenus pendant les perturbations. Lorsqu'ils n'ont pas eu lieu sur le campus, certains ont été pratiqués dans des squares, des bars, voire au domicile de certains professeurs. Les contrôles ne doivent pas non plus porter sur les cours donnés
pendant les jours de manifestation.
Par ailleurs, seules les notes excédant 10 seront prises en compte dans le contrôle continu. Toute demande d'assiduité sera acceptée. Pour éviter que des étudiants soient lésés en raison de leur engagement, les copies seront rendues anonymes. Autre garde-fou, une commission est chargée de surveiller en amont et en aval si les sujets ne sont pas décalés par rapport aux enseignements
dispensés. Enfin, un jury, absolument souverain, pourra décider de changer une note au cas par cas, s'il estime qu'il y a eu injustice. A la sortie du CA, Jacques Bonniel, vice-président de l'université chargé des formations, a estimé que toutes les conditions étaient réunies pour garantir l'équité et permettre le bon déroulement des examens.
vendredi 15 mai 2009
Lyon 2 : L'université devrait etre fermée samedi 16 mai 2009
JOURNÉE D'ALERTE SERVICES PUBLICS
JOURNÉE D'ALERTE SERVICES PUBLICS
Salle Rameau, Lyon, samedi 16 mai 2009
(09h00-13h00 / 14h00-21h00)
1 rue Hippolyte Flandrin (69001, Lyon)
Entrée libre
PROGRAMME (a telecharger ici)
Matinée (09h00-13h00)
Ouverture : 09h00
Séquence 1 (09h20-10h45) : missions de santé (1)
Table ronde : « Appel des appels / Santé mentale »
Albert CICCONE (Professeur de psychologie clinique, Université Lumière Lyon 2, Institut de Psychologie, signataire de l'Appel des appels, collectif Sauvons la Clinique)
JeanFURTOS (Directeur de l'ORSPERE-ORNSPERE, Observatoire Régional/National des Pratiques en Santé mentale et Précarité)
Marc MAXIMIN (Docteur en médecine, psychiatre, Président de l'ACLiLSS, Association des Cliniciens du Médico-Social et du Sanitaire, Vice-Président de l'AFPEP-SNPP, Marseille, signataire de l'Appel des appels),
Rémy POTIER (Maître de Conférence en psychologie clinique, Université Lumière Lyon 2, Institut de Psychologie, membre du Comité national de l'Appel des appels, collectif Sauvons La Clinique)
René ROUSSILLON (Professeur en psychologie clinique, Université Lumière Lyon 2, Institut de Psychologie, signataire de l'Appel des appels, Collectif Sauvons la Clinique)
Séquence 2 (11h00/13h00): missions de santé (2)
Table ronde : « Soins publics / privatisation des soins ? »
Bernard BOLZE (créateur de l'Observatoire International des Prisons)
Alain BONMARTIN (MCU-PH, Maître de Conférence des Universités-Praticien Hospitalier, médecine nucléaire, Centre Hospitalier Lyon-Sud, Vice-Président chargé du développement durable de l'Université Claude Bernard Lyon 1)
Françoise CHALONS (Assistante sociale, Hôpital du Vinatier de Lyon, syndicaliste CGT)
Philippe CROVA (Médecin urgentiste Centre hospitalier P. Oudot de Bourgoin-Jallieu, Délégué régional de l'AMUF, Association des Médecins Urgentistes hospitaliers de France)
Isabelle DURIEU (PU-PH, Professeur des Universités-Praticien Hospitalier, endocrinologie, chef de service de médecine interne au Centre Hospitalier Lyon sud)
Nicole SMOLSKI (Médecin Hospitalier anesthésiste-réanimateur, Vice-Présidente du SNPHAR, Syndicat National des Praticiens Hospitaliers en Anesthésie Réanimation)
Après-midi et soirée (14h00/21h00)
Séquence 3 : 14h/16h00 : missions de politique
Table ronde : «Positions de partis sur les enjeux de service public »
Armand CREUS (Comité National de la Gauche Unitaire, liste sud-est au titre de GU dans le Front de Gauche)
Alain DONTAINE (Comité National du Parti de Gauche, liste sud-est au titre du PG dans le Front de Gauche, enseignant)
Raoul-Marc JENNAR (NPA, Nouveau Parti Anti-capitaliste, tête de liste région sud-est élections européennes, Docteur en Sciences Politiques, chercheur à l'URFIG, Fondation Copernic)
Eric LAFOND (MODEM, Mouvement Démocrate, Vice-Président de la fédération du Rhône, Docteur en Droit public)
Danielle LEBAIL (PCF, Parti Communiste Français, Secrétaire national en charge de la question des Services Publics, Secrétaire de la Fédération du Rhône, Conseillère régionale du Rhône)
Marie-Christine PERNIN (LO, Lutte Ouvrière, liste région sud-est élections éuropéennes, technicienne des laboratoires des hôpitaux publics du Rhône, Hôpital Edouard-Herriot de Lyon)
Thierry PHILIP (PS, Parti Socialiste, Vice-Président de la Région Rhône-Alpes en charge de la santé, Vice-Président du Grand Lyon, Maire du 3e arrondissement de Lyon, cancérologue, Directeur Général du Centre Léon Bérard de Lyon)
Jean-Jacques RASSIAL (MODEM, Mouvement Démocrate, membre de la commission Enseignement Supérieur et Recherche, Directeur de psychopathologie clinique et psychanalyse de l'Université de Provence)
Etienne TETE (Adjoint au Maire de Lyon, Conseiller Régional Rhône-Alpes Verts, au titre de EE, Europe Ecologie)
Jean-Louis TOURAINE (PS, Parti Socialiste, Député du Rhône, Conseiller Général du Rhône, Premier Adjoint au Maire de Lyon, Professeur de médecine, chef de service à l'Hôpital Edouard Herriot) / Razzi HAMMADI (Sécrétaire Nationale du Parti Socialiste en charge de la question des services publics)
Marie-Christine VERGIAT (Tête de liste Front de gauche région sud-est élections européennes, diplômée en Droit)
Séquence 4 (16h15/18h30) : pluralité et transversalité des missions
Conférence (16h15) : Jean-Claude BOUAL (Secrétaire général du CELSIG, Comité Européen de Liaison sur les Services d'Intérêt Général : « La conception des services publics dans le contexte communautaire européen »
Conférence (16h35) : Jean-Michel DREVON (Membre deConvergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics, Secrétaire national FSU pour « Ecole émancipée », enseignant) : « Le service public est notre richesse »
Conférence (17h00) : Hervé LAYDIER (membre d'ATTAC/Rhône, Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l'Aide aux Citoyens, technicien environnement) : « L'Accord Général sur le Commerce des Services (AGS) de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) : l'avenir sans service public »
Table ronde (17h30) : « Service public et aide aux personnes en situation précaire »
Vanessa ARNOULD (Association Basiliade/santé et droits sociaux)
Marion GACHET (CIMADE, Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués, Poste National en Région, Lyon/Rhône-Alpes)
Marie-Claude GIROUD-PANIER (CIMADE, Comité Inter Mouvements Auprès Des Evacués)
Marion TOURNÉ (Elève avocate, bénévole CIMADE pour le Collectif des Amoureux)
Séquence 5 (18h30/21h00) : missions d'enseignement et de recherche
Conférence (18h30) : Jean-Louis FOURNEL (Professeur de Langues, Littératures et Civilisations étrangères, Etudes italiennes, Université Paris VIII, Président du collectif Sauvons L'Université) : « Sauvons l'Université »
Conférence (18h50) : Philippe SELOSSE (Maître de Conférence en linguistique française, Université Lumière Lyon 2, syndiqué SNESUP, Syndicat National de l'Enseignement Supérieur) : « Les missions de service public face aux réformes libérales dans l'Université »
Conférence (19h10) : Sophie BEROUD (Maître de Conférence en Sciences politiques, Université Lumière Lyon 2, collectif PAU, Pour une Autre Université) : « Premiers éléments d'analyse sur un mouvement historique dans les universités »
Table ronde (19h30): « Décryptage des réformes de l'éducation »
Isabelle CAMPANELLA (Porte-parole Coordination Nationale Ecole en Danger, Certifiée Lettres modernes, Collège Maurice Scève de Lyon, parent d'élève)
Nicole ORTHOUS (collectif IUFM, Institut Universitaire de Formation des Maîtres, Université Claude Bernard Lyon1)
Elodie MORELON (Certifiée Lettres modernes, Titulaire sur Zone de Remplacement, Collège Louis Aragon, Zone d'Education Prioritaire, Villefontaine)
Véronique RABILLOUD (Coordinatrice Réseau d'Education Prioritaire du Collège Aragon et des écoles de secteur, enseignante)
Manolo VELLA (Enseignant en Mathématiques-sciences, Lycée Professionnel de Vénissieux)
Michelle ZANCARINI (collectif IUFM, Institut Universitaire de Formation des Maîtres, Université Claude Bernard Lyon1)
Programme sous reserve de modification
Examen : UE libre
>
> Sous réserve d'approbation par le CEVU et le CA du 15 mai, un examen
> unique de validation des UE libres (L2 et L3) aura lieu la semaine du
> 18 au 23 mai dans la salle et au créneau horaire assignés pour les
> cours sur un programme pédagogique aménagé, pour tenir compte des
> perturbations du semestre.
>
> Il n'est en effet pas possible d'intercaler ces examens parmi ceux
> des majeures ou complémentaires (commençant le 25 mai) en raison des
> conflits horaires qui en résulteraient.
>
> Je rappelle que les notes résultant d'un contrôle continu peuvent
> servir de points de bonus pour la note finale mais que tous les
> étudiants doivent se présenter à l'examen terminal de la semaine
> prochaine. Vous recevrez de la mission UE libres pour votre groupe
> une liste d'émargement, qui devra être signée par chacun des
> étudiants présents et transmise avec vos notes à Jean-Noël Mabiala.
> Les notes sont à remettre au plus tôt et au plus tard pour le lundi 8
> juin au matin, pour laisser le temps nécessaire à leur saisie sur
> Apogée avant la réunion des jurys.
>
> Pour les groupes programmés le jeudi (le 21 mai est férié), vous
> pouvez prévoir un examen le samedi 23 ou le samedi 30 mai au matin
> (créneaux 1, 2 ou 3).
>
> Pour les difficultés qui ne manqueront pas de surgir, merci de tenir
> informé Jean-Noël Mabiala.
>
> Je vous remercie de votre collaboration dans cette période difficile.
>
> Gilbert Puech
> directeur de FILTRE
jeudi 14 mai 2009
Bilan des dix ans de Bologne, pays par pays
Contre sommet de Louvain/Bruxelles, du 25 au 29 avril 2009
Bilan des dix ans de Bologne, pays par pays
(Résumé des interventions, hormis celles portant sur la France).
Angleterre
Réforme :
- Les universités ne sont plus dirigées par des élus.
- Actuellement des cours sont supprimés en philosophie, sociologie…
- Les matières telles que la philosophie ou les sciences politiques subissent de la part des milieux de l’économie des pressions pour en faire des lieux ou outils d’adaptation et non pas de critique.
- L’enseignement de l’anglais langue étrangère est privatisé.
- Les universités sont financées par les étudiants à hauteur de 3000 livres en licence, et de 10 000 livres après la licence.
- Le problème des disciplines telles que la philosophie est que l’espoir de salaire à la sortie n’est souvent pas suffisant pour permettre des prêts étudiants.
- Le logement social étudiant est privatisé.
Mobilisations :
Lors de son dernier congrès, le principal syndicat étudiant a décidé d’abandonner le principe de la gratuité des études.
Il est difficile de mobiliser les étudiants, d’autant qu’ils sont dans une démarche de financement de leurs études, de nature investissement individuel, qui a pour conséquence une occupation à plein temps de leurs journées. D’une phrase, certains résume la situation : « Les étudiants de la classe moyenne doivent bosser dans les bars pour étudiants riches ».
Espagne
En 2004 la LOU initie la libéralisation/privatisation :
« autonomie » comme en France et gestion financière par les établissements,
Sélection à l’entrée,
Développement du pouvoir des entreprises dans les décisions.
En 2005 la gauche nouvellement arrivée au pouvoir stop la LOU, puis sous couvert d’Europe amorce une relance du contenu de la LOU.
Les masters donnent lieu à des doits d’inscriptions qui sont fonction de l’offre et de la demande : plus un master est demandé, plus il est cher.
Danemark
- Non seulement les études sont gratuites mais elles donnent lieu à une rémunération : 600 euros par mois sur une période maximale de six ans. En février 2009 des manifestations se sont opposées à une réduction de cette période à 4 ans.
- Les études sont aussi gratuites pour tous les étudiants de l’Union européenne. Jusqu’à il y a deux, elles étaient gratuites pour tous les étudiants du monde. L’enseignement est en danois.
- L’intrusion des entreprises dans les universités est de plus en plus importante. Notamment, auparavant les onze membres des CA étaient ou personnels ou étudiants et actuellement c’est 2 étudiants, 2 enseignants, 1 BIATOS, 6 représentants d’entreprises.
- Le gouvernement vient d’autoriser les universités privées.
- Actuellement une mobilisation porte contre l’appropriation (brevets) par des entreprises des découvertes universitaires.
Italie
Bilan : Quelques chiffres de l’OCDE (2006) :
- Pourcentage d’étudiants bénéficiant d’un logement social : Danemark, 20% ; Suède, 17% ; Allemagne, 10%, ; France, 8% ; Italie, 1,7%.
- Dépense pour l’enseignement supérieur :
Union européenne, 1,2% ; Italie, 0,8%.
- Dépense pour la recherche, c’est en Italie environ la moitié de la moyenne européenne.
- Nombre d’enseignants du supérieur :
Allemagne, 115 000 ; Grande Bretagne, 126 000 ; France, 77 000 ; Italie, 50 000.
Frais d’inscription en 2006 : 1 800 euros. Mais depuis le gouvernement a donné aux universités l’autorisation de devenir de droit privé, d’où des frais d’inscription libre. Lequel est en fait rendu obligatoire par la baisse du financement de l’Etat. Ainsi les études de lettres à Florence donneront lieu à des frais d’inscription de 8 000 euros à partir de 2009.
Dès 1999 le LMD fut mis en œuvre. En 2004 (gouvernement Berlusconi) une loi similaire à la LRU a été votée.
Réforme de l’école primaire, loi de 2008 :
Retour de l’uniforme pour les élèves.
Enseignement de la religion catholique.
Suppression de l’école l’après midi.
Suppression des écoles de petite taille.
Retour à un instituteur par classe. Depuis les années 90, afin que les élèves bénéficient d’une pluralité d’approches, les enfants avaient plusieurs profs.
Un pan de la réforme a été retiré : la séparation des élèves italiens et des migrants.
Par ailleurs, seulement un tiers des départs à la retraire de fonctionnaires est remplacé. Se développe « en contre partie » la précarité.
Mobilisation 2008 ; début octobre, des enseignants d’une école occupent leur école. De là s’est enclenché une mobilisation de tout l’enseignement. Mais les vacances de Noël verront la fin du mouvement.
Belgique
Il n’existe pas de syndicat étudiant en Belgique. L’enseignement supérieur y est communautaire : francophone / flamand.
Les universités sont déjà autonomes depuis plusieurs années. Les financements sont de 80 à 90 % d’Etat.
En Belgique francophone les trois grosses universités sont en train d’absorber les petites qui gravitaient autour.
800 euros d’inscription en Belgique francophone.
Accroissement de la concurrence : les universités s’arrachent les étudiants, dont les internationaux.
Les étudiants ne sont pas conscients de ce qui se passe dans leurs universités.
Université catholique de Louvain-la-Neuve : LMD en place depuis 5 ans.
Université libre de Bruxelles (ULB, publique), lieu du contre sommet :
La philosophie et les lettres sont les plus visées par les réformes de l’ULB. En philo, passage de 20 cours par an à 12.
Les objectifs stratégiques (officiels) du recteur de l’université : 1. Etre bien rangé dans les classements ; … ; Dernier objectif, penser la société.
La clef de répartition des finances en fonction du nombre d’étudiants est étendue à la nomination des profs. Par exemple UN pour les lettres, DEUX pour les sciences, TROIS pour les sciences appliquées. Si bien que mécaniquement le nombre d’enseignants en lettres va en décroissant, d’où la fermeture de cours et/ou des effectifs pléthoriques.
Solvé, l’homologue d’HEC Paris, fonctionne telle une entreprise. Elle a été fusionnée avec la fac d’économie de l’ULB. Si bien que cette fac possède maintenant des chaires privées (marchand de bière, etc.).
Deux étudiants de l’ULB ont participé très activement à la préparation du présent contre sommet. Dont l’animateur de groupe Attac campus de l’université, lequel rassemble 20 étudiants (ce qui est exceptionnel en Belgique).
Allemagne
Bilan
Les frais d’inscription n’ont dans un premier temps porté que sur les dernières années d’études longues. 2005 amorce une généralisation à l’ensemble des années. Aujourd’hui cette généralisation touche 6 régions sur 16.
Les universités allemandes ont un Sénat : 8 étudiants, 8 enseignants, 5 BIATOS. Mais le président est nommé par une autre instance, et le renforcement du pouvoir du président à marginalisé le Sénat.
Le mode de gestion type LRU à entraîné une modification de l’esprit du savoir enseigné.
De plus en plus de connections avec l’entreprise, ce qui entraîne des spécialisations telles que l’armement.
Droite/gauche poursuivent le processus de privatisation des universités.
Mobilisation :
2001, lutte, grève, manifestation de colère ;
2005, lutte plus pacifique ;
2006, blocage d’autoroutes, de centres commerciaux (les mobilisations contre le CPE ont inspiré les étudiants allemands).
Bilan général exprimé par de nombreux intervenants : le mouvement est déjà européen, car beaucoup de pays d’Europe y ont participé. Il lui reste à s’organiser à ce niveau.
Ce qui est l’objet de la vague européenne.
1 Collectif « Printemps 2010 » : Attac ; Fac verte ; Fédération CGT de l’éducation, de la recherche, et de la culture (FERC Sup-CGT) ; Fondation sciences citoyennes ; Sauvons la recherche (SLR) ; Sauvons l’université (SLU) ; Sud éducation, Sud étudiants, Sud recherche ; Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU) ; Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP-FSU) ; Syndicat national des travailleurs de la recherche scientifique (SNTRS-CGT) ; Union nationale des étudiants de France (UNEF) ; Union des familles laïques (UFAL). Ce collectif milite notamment « contre la mise en marché des activités éducatives et scientifiques, contre la mise en compétition généralisée des populations et des territoires, pour un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, démocratique et émancipateur ». Voir l’appel fondateur du collectif http://groups.google.fr/group/collectif-printemps-2010/web/appels .